Lettre API

Tibco bat son record de chiffre d’affaires en 2017

Tibco a terminé 2017 sur un chiffre d’affaires de 115 M€ contre 107 M€ sur l’exercice précédent. Le groupe nantais de services numériques dépasse ainsi son record d’activité qui remonte à 2008. « Depuis 5 ans déjà, Tibco connaît une forte croissance sur la partie France, masquée par le retrait de l’international », précise Frédéric Roulleau, dirigeant de Tibco services et Tibco télécoms. Le résultat net ressort à 4,4 M€ et le groupe fait état d’un « très faible endettement et d’une solide trésorerie. » Il vise le cap des 150 M€ « dans les années à venir », et ce dans un environnement porté par plusieurs mutations technologiques majeures : la 5G, l’IoT et le haut débit, la cybersécurité, les objets connectés spécifiques (MDOC) et l’évolution des réseaux d’entreprise (wifi, lifi).

 

Nouvelle organisation

Tibco fait aussi part d’une nouvelle organisation en 9 marchés (banque, assurances, industrie, retail, services, santé, secteur public, opérateurs, industrie), autour desquels le groupe déploie des offres de prestation de services ad hoc, du commercial au consultant jusqu’au centre de services dédié, en passant par le responsable opérationnel. Tibco n’échappe pas au difficultés de recrutement inhérentes à son secteur. Elle a créé à cette fin, en 2017, sa propre « Tib’s Academy » afin de former techniciens, ingénieurs, commerciaux, consultants…

Lorient agglomération veut devenir exemplaire en matière de handicap

Le projet Handicap innovation territoire vient de se voir doté d’une subvention de 395 000 € apportée par l’Etat via la Caisse des dépôts. Porté par Lorient agglomération, ce projet collaboratif est l’un des lauréats de l’appel à manifestation d’intérêt national “Territoires d’Innovation de Grande Ambition“ .24 projets ont été retenus sur les 117 présentés. Cette subvention va permettre de financer la phase d’étude et de structuration du projet, dans l’objectif de candidater à un appel à projet fin 2018. 10 projets seront retenus début 2019 pour bénéficier du programme des investissements d’Avenir qui sera doté de 450 millions d’euros sur 10 ans.

 

40 partenaires

Le projet Handicap innovation territoire a pour objectif de l’agglomération de Lorient un modèle de territoire inclusif et innovant pour répondre aux défis sociétaux majeurs liés au handicap. Autour de Lorient agglomération, il associe une quarantaine de partenaires locaux dont le Centre Mutualiste de Kerpape, la chaire Maintien@Domicile portée par l’UBS, l’Ensibs et l’IMT Atlantique, ID2Santé, Lorient Technopole et la région Bretagne.

 

des expérimentations

Les partenaires du projet vont élaborer un programme d’actions et de modèles économiques et organisationnels liés à l’inclusion des personnes en situation de handicap sur le territoire. Le projet intègrera des solutions et actions liées aux nouveaux usages du numérique, au développement du travail collaboratif entre chercheurs, start-ups, personnes en situation de handicap et acteurs économiques. Des expérimentations sont prévues sur le terrain : en centre de soins, à domicile et en ville

L’Inra confirme le potentiel d’un composant isolé par Olmix Group

Un extrait d’une macroalgue verte isolé par Olmix Group, le MSP Immunity, pourrait permettre d’améliorer l’immunité des animaux et réduire l’usage des antibiotiques dans les élevages. C’est du moins ce qui ressort des travaux menés conjointement par l’Inra et le groupe breton. Ils ont en effet permis de démontrer qu’un extrait de l’Ulva amoricana, récoltée sur les côtes du nord de la Bretagne, stimulait la production par des cellules épithéliales de l’intestin du porc des molécules médiatrices de l’immunité. « Nos travaux confirment le potentiel de MSP Immunity sur la modulation de l’immunité intestinale », conclut l’Inra. Pour l’organisme de recherche, « l’ensemble de ces données prometteuses, obtenues in vitro, montre que MSP Immunity pourrait être utilisée dans l’alimentation des animaux d’élevage pour moduler la réponse immunitaire et protéger les muqueuses vis-à-vis des bactéries pathogènes. Ceci pourrait augmenter la résistance des animaux aux infections et réduire l’utilisation des antibiotiques dans les élevages ». MSP Immunity est déjà inclus dans Searup qui est utilisé dans l'eau de boisson lors des phases de démarrage (état immunitaire challengé) ou les périodes de stress (transitions alimentaires, changements de salles ou de bâtiments ...) ou autour de la vaccination

Lancement du Labcom FullFields à l'Université du Mans

L’Université du Mans a décroché avec la société Acoem le label LabCom pour le projet Fullfields. Ce programme initié par l’ANR vise à inciter les laboratoires de recherche académique à créer des partenariats structurés à travers la co-construction de "Laboratoires communs" avec une PME ou une ETI.

 

Atténuer les vibrations

Porté par le Laboratoire d’acoustique de L'université du Mans (Laum, 138 personnes dont 59 chercheurs et enseignants chercheurs) et l’ETI lyonnaise Acoem (600 salariés dont 255 en France, 80 M€ de CA dont 1/3 en France), deux acteurs reconnus dans le domaine de la vibro-acoustique, Fullfields vise à co-développer des solutions innovantes pour caractériser les propriétés acoustiques et atténuer les vibrations des structures. Le LabCom Fullfields, hébergé par le Laum, est coordonné par Adrien Pelat. Mobilisant 1,8 M€ en moyens humains et matériels des deux partenaires pour trois ans, ce Labcom reçoit 300 k€ de l’ANR.

 

Transfert de technologies

Le LabCom FullFields travaille sur deux programmes successifs. Le premier concerne le transfert de technologies déjà éprouvées : il s’agit de construire et de commercialiser une offre de prestations de service et de produits pour la conception et la caractérisation de structures industrielles silencieuses (panneaux) liées à des contraintes d'allègement. Les deux partenaires mettront leurs savoir-faire en matière de métamatériaux, trou noir ou matériau granulaire au service de la conception de structures non vibrantes et non sonores (amortissement vibratoire). « Ces savoir-faire sont précieux pour améliorer le confort et la fiabilité de toute structure en mouvement, précise Adrien Pelat, notamment dans les domaines automobile, ferroviaire ou aéronautique et spatial où les matériaux sont de plus en plus légers donc vibratoires ». Cela concerne la fabrication de panneaux et de capots de voiture par exemple, ou de fuselages et de coques d’avion. Les partenaires se partageront le fruit des ventes qui sera réinjecté dans d’autres travaux de recherche.

 

Outil mutimodal

Le deuxième programme vise à combiner des technologies comme l’imagerie thermique ou la vibrométrie laser pour aboutir à la mise sur le marché d’un outil multimodal de modélisation et de mesure des structures pour caractériser les matériaux et de prestations d’ingénierie et de conseils associées.

 

Les partenaires 

Le Laum est une unité mixte de recherche du CNRS (UMR 6613) et de l’Université du Mans qui couvre la quasi-totalité des champs d’application de l’acoustique. Ses travaux, développés depuis sa création en 1981 ont aujourd’hui une visibilité académique mondiale et un rayonnement industriel fortement établi.

Le groupe Acoem (ex filiale d’Areva sous le nom de Metravib) créé en 1968 aide les industriels à résoudre des problématiques acoustiques et vibratoires complexes. Multi-filières, le groupe propose du conseil, de la surveillance et du monitoring en matière de nuisance sonore et vibratoire, de l’aide à la conception, de la caractérisation de matériaux et des produits innovants.

Le Village by CA 35 fête ses un an avec 18 startups

Ouvert il y a tout juste un an, le Village by CA Ille-et-Vilaine accueille déjà 18 startups issues de 6 filières stratégiques du territoire (agriculture et agroalimentaire, logement et immobilier, numérique et high-tech, santé et bien vieillir, énergie et environnement, et tourisme et mer). Et l’accélérateur lancé par le Crédit agricole joue pleinement son rôle : le chiffre d’affaires des jeunes pousses accueillies a été multiplié par 3,8 durant la période et 28 emplois ont été créés. « Au-delà de ces chiffres c’est une aventure humaine exceptionnelle de chaque instant autour d’une même philosophe : coopérer pour innover », se félicite François Cormier, Maire du Village. Et pour stimuler ces startups plus de 200 événements ont été organisés avec le soutien de  12 grands ambassadeurs.

Création d'un centre d'essais par le cluster Drones Atlantique

Lancé au printemps 2016 sous l’impulsion de la CCI Nantes Saint-Nazaire, le cluster Drones Atlantique caresse le projet d’installer un centre d’essais de drones dans l’Ouest. « Nous avons entamé une démarche auprès du Conseil national pour les drones civils et menons un travail de recensement des partenaires pouvant s’impliquer dans ce projet. Le territoire dispose aujourd’hui de nombreux équipements qui peuvent appuyer l’installation d’un tel centre, à l’image de la soufflerie climatique Jules Verne qui pourrait permettre de tester des drones dans des conditions de foret vent ou d’atmosphère saline », indique Didier Virot, animateur du cluster à la CCI Nantes Saint-Nazaire.

 

80 membres

Même si le chemin est encore long avant l’installation effective d’un tel centre, le projet contribuera à mettre en lumière une filière qui s’est déjà bien structurée depuis 2 ans. Drones Atlantique compte ainsi aujourd’hui près de 80 membres, répartis également entre les dronistes (fabricants, prestataires, etc.) et leurs partenaires (entreprises utilisatrices, structures d’accompagnement, académiques, etc.). Qu’ils soient volants, roulants, grimpants ou encore aquatiques, les drones offrent en effet un vaste champ d’expérimentation, permettant notamment de réaliser des inspections de matériel industriel dans des conditions plus souples. « Pour l’éolien en mer, secteur dont on attend un fort développement, un drone peut se charger de missions d’inspection jusque-là prises en charge via l’envoi, plus coûteux en temps et en ressources, de bateaux sur site », illustre Didier Virot, qui estime à 150 le nombre d’opérateurs évoluant dans le grand Ouest.

 

L’enjeu de la donnée

Ce potentiel se traduit cependant par un démarrage encore timide, notamment en applicatifs, et un travail d’évangélisation reste à mener. « Il faut faire comprendre que le drone n’est pas un outil en soi, mais qu’il se met aux services de métiers, et qu’au-delà de l’appareil, l’enjeu véritable, c’est la donnée, qui doit être traitée pour apporter de la valeur ajoutée aux utilisateurs », poursuit Didier Virot. Le cluster entend ainsi continue à tisser des liens avec les pôles et groupements d’entreprises de la région, mais également avec ses homologues hexagonaux pour continuer à prendre de l’ampleur dans les mois à venir.

12 startups vont rejoindre le Village by CA 56

Après l’appel à candidatures lancé en janvier dernier, 12 startups viennent d’être sélectionnées pour rejoindre le Village by CA Morbihan dont l’ouverture est prévue courant mai 2018 : Blob Enjeu, By Stamp, Coopéo, Difenso, Kaptalia, la Tour Azur, Medaviz, Mutual audit, Optic performance, Ship as a service, Soyl et Talents Tube. Jeunes pousses innovantes en phase de déploiement commercial et à fort potentiel de croissance, ces startups pourront être hébergées pour une durée de 12 mois (renouvelable). L’accélérateur a étudié plus de 20 dossiers de startups. Et après une première sélection, 17 ont été invitées à pitcher devant un jury composé des 7 partenaires ambassadeurs du Village (Crédit agricole du Morbihan, Geirec, Groupe d’aucy, Groupe Rocher participations, Neovia by Invivo, Norac Foods et Philips Lighting. La Maire du village est Catherine Laudic-Gaerthner.

La CCI Nantes Saint-Nazaire lance un think-tank dédié à l’industrie du futur

La CCI Nantes Saint-Nazaire profitera du tout prochain salon Industrie & Sous-traitance du grand Ouest pour lancer officiellement un think-tank dédié à l’industrie du futur. Baptisé Tim (pour « Think-tank de l’industrie en mouvement »), ce laboratoire d’idées invitera ses contributeurs à partager non seulement des données prospectives, mais également des bonnes pratiques et des retours d’expériences. Le tout vise à déboucher sur des actions qui permettront au tissu industriel local de prendre le virage de l’industrie 4.0.

 

Plus de vingt structures déjà engagées

Initié par la CCI, TIM a déjà été rallié par plus d’une vingtaine de structures aux profils divers. On y retrouve des entreprises (Airbus, Engie, Total), des collectivités (Carene, Nantes Métropole, Pays de la Loire), des organisations patronales (CPME, UI44, Medef), des structures d’appui au développement (Nantes Saint-Nazaire développement, Loire-Atlantique Développement), des institutions bancaires (FBF, Banque de France), des structures de valorisation de la recherche (Capacité, Cetim) des services publics (Dirrecte) ainsi que des réseaux, pôles et clusters (ADN Ouest, Atlantic 2.0, CJD, EMC2, Neopolia).

Enensys technologies s’associe à B-Com sur la 5G

Enensys technologies, spécialisée dans les équipements de transmission pour la télévision numérique, annonce sa collaboration avec B-Com sur le développement du réseau 5G, réseaux mobiles de nouvelle génération. La PME rennaise va travailler avec l’Institut de recherche technologique rennais sur l’adaptation de ses solutions à la 5G dont le déploiement est prévu en 2020. Enensys technologies va ainsi travailler sur les concepts de cloudification, de slicing et d’orchestration de sa solution LTE Broadcast dans le cadre des futurs déploiements des réseaux 5G. « Enensys entend bénéficier de l’expérience et des infrastructures d’expérimentation de B-com sur les problématiques 5G pour encore améliorer nos solutions novatrices », mentionne Régis Le Roux, PDG d’Enensys technologies. B-Com est opérateur de test pour la 5G depuis mai 2016 dans le cadre de la phase 1 d’Horizon H2020, le programme européen de recherche et d’innovation. Avec le rachat de son voisin Teamcast, Enensys technologies emploie aujourd’hui une centaine de salariés. Le groupe, qui ne communique pas sur son chiffre d’affaires, dit réaliser 90% de son activité à l’export.

Maxibone vise à réparer les os de la mâchoire sans greffe

Le projet européen Maxibone coordonné par le professeur Pierre Layrolle, directeur de recherche Inserm au laboratoire Phy-Os, a reçu une subvention de près de 6 M€ de la Commission européenne pour le développement clinique de recherches en médecine régénératrice. Le projet vise à réparer les os de la mâchoire pour y replanter des implants dentaires en associant des cellules souches à un biomatériau. Suite de Reborne qui a impliqué 24 partenaires de 8 pays européens pendant cinq ans, le projet Maxibone regroupe 9 équipes hospitalo-universitaires européennes situées en Allemagne, Autriche, Danemark, Espagne, France, Norvège.

 

Impression 3D

Un essai clinique sera réalisé sur 150 patients afin d’évaluer cette nouvelle approche de médecine régénératrice par rapport à la greffe osseuse. Le recrutement des patients sera effectué dans 10 grands centres hospitaliers européens, dont le CHU de Nantes, et la production des cellules souches se fera dans les instituts de transfusion sanguine allemand et français. Une deuxième étude chez l’animal concerne les pertes de substances plus importantes et la reconstruction par imprimante 3D avec le même biomatériau et les cellules souches. Cette recherche se terminera en 2022.

Apizee complète son offre avec Nexcom Systems

Spécialiste des solutions de visio-assistance et de gestion des interactions clients en temps réel, Apizee annonce le rachat de l’activité logicielle de routage et de traitement des appels téléphoniques de son voisin Nexcom Systems. Ce rachat permet à Apizee de renforcer la convergence web et téléphonique de ses solutions et d’amplifier sa notoriété à l’international et auprès des grands groupes. La startup de Lannion (20 salariés) voit aussi dans cette opération une opportunité de renforcer sa position d’éditeur de solutions logicielles et d’intégrer de nouveaux talents augmentant sa capacité d’innovation. 3 salariés de Nexcom Systems viennent de rejoindre les équipes d’Apizee.

 

Synergie

« La complémentarité des fonctionnalités logicielles d’Apizee et de Nexcom Systems permet à Apizee de renforcer sa présence sur certains segments de marché, comme par exemple les centres de contact convergents et les spécialistes du SAV et du support client », estime Michel L’Hostis, président et co-fondateur d’Apizee. La société a clos son exercice 2016 sur un chiffre d’affaires de 517 k€ avec un résultat net négatif de 325 k€. Elle fait état d’une progression de 46% sur 2017 et table sur une croissance de 150 % en 2018. Pour accompagner ce développement, Apizee a programmé 3 recrutements : un développeur et deux profils commerciaux, dont l’un sur Paris où Apizee est accueillie au sein du village by CA. Avec ses solutions Apizee cible aussi bien la télé-maintenance, l'industrie 4.0, la santé connectée, les fintechs que la relation client. Apizee fait état de 150 clients dont Crédit Agricole, Safran, Enedis, Renault, Barclays, Nexity, AMA et Bluelink.

Le Village by CA Atlantique Vendée affiche complet

9 mois seulement après son ouverture et après 3 appels à candidatures et l'intégration de la dernière promotion, le Village by CA Atlantique Vendée affiche complet. 22 startups sont aujourd’hui accueillies au sein de la structure représentant 65 salariés avec plus de 40 intentions d'embauches sur 2018. « C’est au-delà de ce que nous imaginions », confie Yves Schwartz, directeur général du Village. Ces jeunes pousses vont bénéficier de 2 ans d’accompagnement pour grandir au sein d’un espace de 800 m2, lieu unique de rencontre et de réseautage où jeunes et grandes entreprises, PME, institutionnels coopèrent ensemble pour innover.

 

45 partenaires

Car le Village c’est aussi 45 partenaires qui apportent leur contribution financière et/ou leur expertise à l'accélérateur avec 3 niveaux d’engagement (ambassadeur, sponsor ou expert) dans une logique de fertilisation croisée où chacun se nourrit de l’autre. « Le Village c’est aujourd’hui un écosystème de 180 personnes », se félicite Yves Schwartz. La filiale du Crédit agricole Atlantique Vendée mobilise aujourd’hui 5 salariés, dont Nathalie Massé, la maire du Village. L’accélérateur est appelé à monter en régime. « Nous sommes aujourd’hui complet. Et nous ne voulons pas aller au-delà pour respecter notre promesse d’accompagnement. Mais le projet campus va nous permettre de doubler sa surface pour accueillir 50 startups représentant une centaine d’emplois, à partir de 2020."

Un projet de recherche de 24 M€ dédiée à une prothèse de genou connectée

Le Centre hospitalier régional universitaire (CHRU) de Brest lance officiellement un projet de 24 M€ visant à mettre sur le marché des prothèses de genou connectées d'ici à cinq ans. Réalisées via impression 3D et intégrant des capteurs de Ph, de résistance ou de température, elles pourront détecter les infections et les défauts mécaniques, tout en permettant de transmettre aux kinésithérapeutes des informations précieuses pour faciliter la rééducation du patient. Un dispositif de guidage assistera également les chirurgiens lors de la pose de la prothèse.  Cette innovation vise à répondre un phénomène en forte croissance : si 80 000 prothèses du genou ont été implantées dans l’Hexagone en 2016, ce nombre devrait enfler de 600 % d’ici à 2030, notamment en raison du surpoids grandissant de la population, mais aussi du développement des pratiques sportives intenses.

 

Des prothèses posées sur 220 patients

Le projet se déroulera en deux temps. Il s’agira tout d’abord d’implanter d’ici à trois ans les prothèses réalisées en 3D sur 220 patients. 30 d’entre eux se verront ensuite installer les capteurs pour une phase de test de 3 ans, assortie d’évaluations cliniques, avant la mise sur le marché. Pendant tout ce processus, le projet associera des acteurs médicaux et académiques, mais également des entreprises dont plusieurs sont implantées en Bretagne et sur la façade Atlantique. Aux côtés du CHRU, de l’Inserm, de l’Université de Bretagne occidentale, de l’école IMT Atlantique ou de l’IRT  breton B<>com, on trouve ainsi la startup finistérienne Imascap (commercialisation de la prothèse), le Costarmoricain SLS (réalisation des prothèses en 3D) et le Bordelais Immersion (outils d’aide à la pose via réalité augmentée). Le CEA de Grenoble développera, lui, les capteurs.

Optimiser la fabrication

« Au final, l’ensemble de ces savoir-faire permettra de scanner le genou du patient pour ensuite réaliser une prothèse sur mesure là où ,actuellement, il faut parfois s’y prendre jusqu’à 6 fois pour obtenir un résultat optimal. Le temps de fabrication sera dès lors diminué pour descendre à une semaine contre jusqu’à un mois aujourd’hui », explique Christian Person, professeur et responsable de la direction recherche et innovation de l’IMT Atlantique.
 

La cheville également dans le viseur

Le budget de 24 M€ sera couvert à hauteur d’un tiers par l’Etat, via le programme investissement d’avenir, le solde provenant des partenaires académiques et privés. Parmi ces derniers, Imascap devrait apporter la plus grosse contribution, avec un investissement de 4 M€. Propriétaire de l’entreprise brestoise depuis le mois dernier, le groupe américain Wright observera de près ce projet de recherche qui pourrait être décliné à terme sur une de ses spécialités : la prothèse de la cheville.

 

“Territoires d’innovation de grande ambition“ : quatre projets présélectionnés dans l’Ouest

Outre le projet “Mobilités intelligentes“ porté par Rennes métropole, trois autres dossiers dans l’Ouest font partie des 24 candidatures (sur un total de 117) retenues dans le cadre de la première phase de l’appel à manifestation d’intérêt “Territoires d’innovation de grande ambition“ (Tiga) du programme d’investissements d’avenir. “Handicap innovation territoire“ élaboré par Lorient agglomération a pour ambition de favoriser  « une prise en compte du handicap comme une situation universelle et le handicap comme levier d'innovation sociale, technique et économique ». Parmi les pistes esquissées figure le développement de  « l’handicapowerment » et du « patient expert ». “Lit Ouest territoires d’élevage“ soutenu par l’Inra vise à impliquer « l’ensemble de la chaîne de valeur, de l’éleveur au consommateur et au citoyen, pour améliorer les pratiques d’élevage et les rendre plus compatibles avec les enjeux de transition sociétale et les attentes des consommateurs ». Trois territoires pilotes, en Bretagne et Pays de la Loire, expérimenteront des solutions innovantes autour du bien-être des animaux, de la traçabilité et de la reconquête du citoyen et de l’opinion.

 

450 M€ sur dix ans

Enfin, la SPL Eau du bassin rennais a déposé le projet “Terres de sources : outil structurant pour développer une économie locale soutenable au service de la transformation du territoire“. L’objectif consiste à mobiliser la population et les acheteurs publics « pour les inciter à acheter les produits des exploitations agricoles s'engageant dans une démarche de progrès ambitieuse ». Parmi les 93 candidatures recalées se trouve celle de Nantes métropole et d'un consortium d'entreprises gravitant autour du thème de l’alimentation en lien avec le marché d’intérêt national. Reste désormais à connaître le contenu de l’appel à projet qui sera dévoilé d’ici le printemps. Il donnera le top départ des études à mener par les 24 prétendants encore en lice pour affiner leurs propositions qui devront être rendues à la fin de l’année. À titre d’exemple, Rennes métropole fixe leur coût à 1,6 M€ dont 400 000 euros de subventions. Le commissariat général à l’investissement avait annoncé ne vouloir retenir in fine que dix dossiers. À la clé, une enveloppe de 450 M€ à se partager sur dix ans, soit 150 M€ de subventions et 300 M€ de fonds propres.

 

 

 

Le CHU de Nantes à nouveau candidat au statut d’IHU

Le CHU de Nantes ne renonce pas à obtenir le label IHU pour "institut hospitalo-universitaire" après un premier échec en mars 2011. Dans le cadre d’un deuxième appel à projets dont la date-butoir était fixée au 15 décembre, l’établissement a déposé un nouveau dossier sans en préciser le contenu. Il y a sept ans, sa candidature, portée par le professeur Jean-Paul Soulillou,  se concentrait sur les sciences de la transplantation et de l’immunothérapie : le CHU se présente comme « le premier centre européen pour la greffe de rein, et parmi les deux premiers centres français pour la greffe de pancréas ». En guise de compensation, il s’était vu accorder avec plusieurs autres le statut d’IHU « prometteur », reconnaissance accompagnée d’un financement spécifique de l'Etat abondé par la métropole et la région.

 

Deux IHU supplémentaires

L’appel à projets IHU2 vise à en créer deux nouveaux, en sus des six existants depuis 2011 (sur 19 postulants) : trois à Paris auxquels s’ajoutent ceux de Strasbourg, Bordeaux et Marseille. Ces « deux centres d'excellence supplémentaires » devront permettre à la France de développer « la recherche biomédicale dans ses composantes de recherche cognitive, translationnelle et clinique, et de favoriser sa transposition à tous les niveaux du système de santé ». L’État demande aux porteurs de projets « de prendre en compte les enseignements tirés de la mise en œuvre » des six premiers IHU, en veillant notamment à simplifier les structures de gouvernance et « à les inscrire dans une politique de site commune en matière de recherche, de soins, de formation et de valorisation ». Et de préciser que les partenaires publics devront être majoritaires au niveau de la gouvernance. Les deux lauréats dont les noms seront dévoilés au printemps après évaluation par un jury international, bénéficieront chacun d’une enveloppe de 35 à 50 M€. En lice, 17 prétendants.

L’IEA de Nantes se rapproche des entreprises et de l’université

L’Institut d’études avancées (IEA) de Nantes travaille sur une convention d’association dans le cadre du projet de la « nouvelle université de Nantes ». La fondation entend aussi tisser des relations plus étroites avec les entreprises. Elle échange ainsi régulièrement avec le Club des 100 (The Bridge) et s’apprête à nouer « un partenariat privilégié » avec la CRCI. Il s’agit en quelque sorte d’ouvrir au monde économique le questionnement à l’œuvre chez les chercheurs. Plus prosaïquement, l’IEA doit aussi préparer un plan B alors que l’État laisse planer l’incertitude sur la poursuite de son soutien financier qui s’arrête fin 2019 : sa participation s’élève à 760 k€/an, soit un quart du budget. Nantes métropole apporte pour sa part 450 k€/an et le conseil régional 200 k€/an, une somme divisée par deux l’an passé. S’y ajoute le mécénat.

 

Visibilité indispensable

Nantes accueille l’un des neuf meilleurs IEA dans le monde, avec notamment ceux de Princeton (USA), Berlin, Jérusalem, Uppsala (Suède) ou encore Harvard. Ensemble, ils forment un consortium baptisé SIAS dont la ville a accueilli la dernière réunion en juin 2017. Fondation indépendante, reconnue d'utilité publique, l'institut reçoit pour la durée de l'année universitaire, et de façon renouvelée chaque année, une trentaine de chercheurs du monde entier sélectionnés pour la qualité et l'originalité de leurs travaux. Or leur sélection se prépare 18 à 24 mois à l’avance, d’où l’importance de disposer d’une visibilité financière.

Le Maine-et-Loire 100 % en fibre optique d’ici à 2025

Anjou numérique dévoilera le lundi 22 janvier 2018 le nom du délégataire de service public qui sera chargé de déployer le très haut débit dans le Maine-et-Loire. Le syndicat mixte ouvert prévoit un lancement des travaux à la fin de l’année prochaine pour une durée de sept années : si ce calendrier est tenu, tout le département sera donc desservi fin 2025. Seules sont concernées les zones rurales, les agglomérations d’Angers, de Cholet et de Saumur relevant de l’initiative des opérateurs privés. À travers le projet baptisé « 100 % FttH », la collectivité a fait le choix « de la fibre optique généralisée sur tout le territoire, une solution performante et de long terme », estime-t-elle. Le chantier représente un investissement de 365 M€ financé pour près des deux tiers (236,5 M€) par les collectivités locales, l’État (99 M€) et l’Europe (3,5 M€).

L'université de Nantes ménage Capacités, sa « quasi-régie » de valorisation

L’université de Nantes renonce à faire entrer la Sem régionale au capital de Capacités, sa filiale privée (SAS) de valorisation, aux côtés de la CCI de Nantes Saint-Nazaire, présente au tour de table depuis 2015. Motif invoqué : une telle prise de participation remettrait en cause la relation de « quasi-régie » existant entre l’université et sa filiale et « l’obligerait à mettre systématiquement » cette dernière en concurrence. Pour autant, cette volonté de « rapprochement entre le monde académique et les entreprises du territoire » demeure et va se traduire par la création au profit du conseil régional de deux sièges au sein du comité stratégique de la société, l’une de ses instances de gouvernance : l’une sera occupé par un élu de la collectivité, l’autre par un dirigeant d’entreprise choisi par la région. Capacités emploie 90 personnes (dont 70 en CDI) pour un chiffre d’affaires 2016 de 5 M€, exercice clos sur un déficit (EBE de -0,4 M€). Son objet : développer et commercialiser des produits ou services en lien avec la recherche menée par les différents laboratoires de l'université.

Kerlink lance un projet de vignoble connecté au Liban

Scruter 300 hectares d’un vignoble libanais pour analyser six facteurs (luminosité, température et humidité du sol, etc.) influant sur la croissance des vignes. C’est le projet que va le Rennais Kerlink, spécialiste des réseaux et solutions dédiés à l’internet des objets, en association avec le Libanais Libatel, fournisseur de services télécoms et informatiques.
 

Analyse en temps réel les performances de chaque parcelle

Presque opérationnel, le pilote repose sur huit capteurs déployés, certains à même les vignes, sur le domaine du Château Kefraya, situé à la frontière de la Syrie, dans la plaine de la Bekaa. Ces mouchards collectent en permanence des données, transmises par les réseaux de longue portée développés par Kerlink, qui sont ensuite présentées sous la forme d’un tableau de bord accessible depuis un ordinateur ou un smartphone. L’objectif est alors d’analyser les performances de chaque parcelle afin d’optimiser leur allocation en fonction des différentes productions du vignoble.
 

Test sur un marché vivace

Pour Kerlink, cette collaboration permet de tester un marché vivace au liban, où le nombre de producteurs a doublé en une décennie et qui pèse aujourd’hui 8 millions de bouteilles par an. Dans ce paysage, le Château Kefraya, dont certains flacons peuvent se négocier jusqu’à 75 $, fait figure de bonne carte de visite. Kerlink affiche pour son exercice 2017 un objectif de 25 M€ de chiffre d’affaires, contre 14,1 M€ en 2016. Les activités à l’international devraient connaître sur la période une croissance de 20 %.

 

Kerlink recrute une pointure pour se développer au Japon

Spécialiste des réseaux et solutions dédiés à l’internet des objets (IoT), Kerlink annonce l’arrivée dans ses équipes de Tsuneo Tatara. L’homme est présenté comme un professionnel expérimenté des technologies de l’information et de la communication. « Son expertise s'étend de l'ingénierie et du développement d’activités aux ventes et au marketing, auprès de partenaires tels que les opérateurs fixes internationaux et les opérateurs mobiles, les fournisseurs de télécommunications et les entreprises multinationales japonaises », mentionne Kerlink.  Tsuneo Tatara rejoint la PME de Thorigné-Fouillard pour accompagner son développement au Japon, présenté par William Gouesbet, PDG de Kerlink, comme « un marché clé pour les réseaux IoT bas débit et longue portée ». Avant de rejoindre Kerlink, Tsuneo Tatara a occupé divers postes de direction chez SoftBank, Japan Telecom (désormais SoftBank), Tata Communications et CNCP Communications au Canada. Au cours de sa carrière, il a dirigé de nombreux projets internationaux avec de grands opérateurs, dont Orange, Verizon et AT&T, et a eu la charge de Capex (dépenses d’investissementallant de 100 M$ à 1,5 Mds$.

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