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Le Village by CA Morbihan lance son 2e appel à candidatures

Après plusieurs semaines de travaux, le Village by CA Morbihan vient d’ouvrir ses portes dans les anciens locaux de l’usine Archimex, au cœur du Parc d’innovation de Bretagne sud de Vannes. L’accélérateur lance à cette occasion son deuxième appel à candidatures. Les startups intéressées ont jusqu’au 15 août pour candidater. Un comité de sélection, prévu fin août, permettra de valider les dossiers éligibles. Les entreprises retenues seront invitées à pitcher devant un jury début septembre. Une première sélection de 12  jeunes pousses innovantes en phase de déploiement commercial et à fort potentiel de croissance a déjà rejoint le village il y a quelques semaines avant l'ouverture même du bâtiment. L'accompagnement est prévu sur 12 mois.

Le Vendéen Hervé Pillaud au conseil national du numérique

L’agriculteur-éleveur vendéen Hervé Pillaud intègre le conseil national du numérique, commission consultative portée par l’Etat pour phosphorer sur l’impact du digital sur la société dans son ensemble. Hervé Pillaud rejoint l'institution par arrêté, en tant que « personnalité impliquée dans le développement du numérique aux niveaux local, national ou européen ». Passionné par le digital et son impact sur l’agriculture de demain, l’éleveur a déjà publié deux essais sur le sujet (Agronuméricus : internet est dans le pré, Agroeconomicus manifeste d’agriculture collabor’active) et a notamment été cofondateur de l’association Vendée réseaux sociaux. Hervé Pillaud est également du groupe de formation vendéen Les Etablières, président-délégué à la Chambre d’agriculture des Pays de la Loire sur les sujets d’innovation, recherche et développement et membre d’honneur de l'association la Ferme digitale.

Le laboratoire nantais L2SN veut stimuler la transformation numérique

Né en janvier 2017 de la fusion de deux unités de recherche de l’Université de Nantes, le LS2N (pour « Laboratoire des sciences du numérique de Nantes ») veut participer à la transformation numérique des entreprises du territoire. L’entreprise du futur fait en effet partie des 5 thèmes transverses couverte par cette structure de 450 personnes déployant des compétences en cybernétique et en informatique. Maître de conférences à l’université de Nantes, Dalila Tamzalit est chargée d’animer cette thématique et entend favoriser les liens entre chercheurs et entreprises, en aidant chacun à mieux comprendre leurs enjeux et problématiques respectives. Le tout en activant des collaborations opérationnelles.

 

Une plate-forme digitale pour rassembler entreprises et chercheurs

En plus de l’organisation de journées thématiques, à l’image d’une session spéciale organisée ce 31 mai pour faire le point sur les synergies entre recherche et entreprises, le L2SN compte notamment créer un outil interactif de mise en relation. Cette plate-forme permettra aux entreprises en phase de transformation de ne pas à avoir à remplir les habituels documents techniques qui permettent d’exprimer un besoin d’appui scientifique. « Ces documents constituent une grosse barrière. Quelle est l’entreprise qui peut prendre le temps de formuler son projet de cette façon ? La plate-forme leur permettra donc d’exprimer leurs demandes de façon simple, en saisissant une simple requête. Celle-ci sera alors extraite et analysée par des outils numériques qui seront capables de voir si des chercheurs du LS2N peuvent répondre à la problématique, puis d’assurer la mise en relation », explique Dalila Tamzalit. Conceptualisé mais encore à réaliser, cet outil pourrait entrer en fonction en 2019. Il sera avant tout utilisé pour les chantiers d’ingénierie de systèmes (pilotage, impacts humains, gestion, etc.).

Avec Greencare, l’ISCR de Rennes et Demeta accélèrent sur la catalyse polymétallique

Demeta et l'Institut des Sciences Chimiques de Rennes (ISCR) viennent de concrétiser un partenariat de recherche au sein d’un laboratoire commun Greencare. Greencare se spécialise dans la catalyse organométallique pour l’oxydation à partir de métaux non nobles. Un contrat cadre de cinq ans a été signé entre les partenaires début 2018. Labélisé LabCom par l’Agence nationale de la recherche fin 2017, le laboratoire bénéficie d’une dotation de 300 k€ sur trois ans. La création de Greencare a été appuyée par Ouest valorisation.

 

expertise academique

Concrètement, Greencare a pour objectif de finaliser le développement de procédés de catalyse alternatifs plus écologiques et économiques dans une perspective de chimie verte. Sont ciblés les marchés des plastifiants, des lubrifiants et des cosmétiques. Greencare est localisé sur le campus de Beaulieu au sein de l’ISCR. L’ISCR est une unité mixte de recherche associant l’Université de Rennes 1, le CNRS, l’Ecole nationale supérieure de chimie de Rennes et l’Insa.

 

demeta

Un des chercheurs de la société rennaise Demeta y est détaché pour mener ces travaux de recherche, en lien avec la recherche académique. Juridiquement constituée en 2016, Demeta est issue de la fusion de trois entreprises : la société rennaise Omega Cat System, Stratoz à Montpellier et Cap Nodis à Paris. Basée à Rennes, l’entité est spécialisée dans les catalyseurs de nouvelle génération pour la chimie verte

Novapuls lance son premier appel à candidatures

Novapuls, l’incubateur et pré-accélérateur de Sodero gestion (CEBPL), implanté dans le cœur de Nantes, lance son premier appel à candidatures. Sont invités à candidater toutes celles et ceux qui se sont lancés dans un projet innovant développant « une solution ou une technologie disruptive » quel que soit le secteur,  et qui ont l’intention de lever des fonds dans les 12 et 24 mois prochains. La date limite de dépôt des candidatures est fixée au 6 juillet. Deux comités de sélection auront lieu les 18 et 25 juillet pour une intégration prévue à la rentrée. Les candidats retenus pourront alors bénéficier d’un accompagnement sur 12 mois rythmé par des ateliers, des rendez-vous et des partages d’expériences, et d'un accès privilégié à une communauté de dirigeants de PME et ETI de la région soutenues par Sodero gestion auprès de qui ils pourront tester et commercialiser leurs solutions, tout cela en proximité avec les équipes de Sodero gestion.  Le programme est financé par Pays de la Loire développement (PLD) en échange de bonds de souscriptions en actions (BSA) d’une valeur de 20 k€ au moment de la levée de fonds ; tour de table auquel PLD pourra prendre part en co-investissement et au-delà de ses premiers BSA. Novapuls a vocation à sélectionner 6 à 8 startups tous les 6 mois. Les startups Case Law Analytics, Deepcolor, Elyios et Fitli ont déjà pu bénéficier en avant-première de cet accompagnement.

PSA et Centrale Nantes vont œuvrer sur un projet de 4 M€

Centrale Nantes et le groupe PSA annoncent une collaboration autour d’un projet doté d’un budget de 4 M€. Son objectif sera d’optimiser la conception des chaînes de traction utilisées sur les futurs véhicules à faible émission du constructeur automobile. Pour ce faire, les partenaires se pencheront sur les atouts de la simulation numérique, qui permettra de réduire les dépenses et le temps habituellement liés aux essais physiques et au prototypage. L’objectif final est d’arriver à réduire de plus de 70 % le nombre de prototypes généralement nécessités par les méthodes traditionnelles de conception.

 

Centrale Nantes mobilise un budget de 2 M€ dans le projet

Ce projet se déroulera sur une période de 5 ans. Il sera financé à parité par les deux partenaires. Centrale Nantes mobilisera sur ces travaux une équipe d’une dizaine d’enseignants-chercheurs menés par Alain Maiboom. L’école apportera également ses capacités en supercalcul ainsi que des bancs d’essai moteurs et véhicules. Avec cette collaboration, PSA s’engage un peu plus dans la simulation numérique, qui avait déjà été utilisée pour concevoir son moteur 1.5 litre BlueHDI, avec à la clé une limitation de l’ordre de 40 % du nombre de prototypes utilisés.

 

5 après sa création, Ouest valorisation franchit le cap du million d’euros

Ouest valorisation annonce avoir atteint en 2017 les objectifs qu’elle s’était fixée et notamment celui de réaliser « un chiffre d’affaires de 1,1 M€ en transfert de technologies. » La Société d'accélération du transfert de technologie (SATT), qui a fêté ses 5 ans d’activité en 2017, mentionne par ailleurs avoir investi 4,9 M€ sur l’exercice dans 25 programmes de maturation en santé, chimie et matériaux, TIC, etc, le double de l’année précédente.

 

A l'origine de 9 startups

Elle fait aussi état de 20 contrats d’exploitation signés et souligne avoir contribué à la création de 9 startups en 2017 (Doptim, Learn&Go, Airbird, Terra Clima, Demeta, Goliver Therapeutics, StirWeld, Kermap et C’Notre Air). Enfin Ouest valorisation mentionne une croissance de près de 30% du montant des contrats industriels signés et souligne avoir négocié plus de 500 contrats avec des entreprises pour un montant de plus de 11 M€. « Ces résultats témoignent de la confiance entre la SATT et la communauté scientifique pour créer les opportunités de business innovant et contribuer à la compétitivité des entreprises. C’est aussi l’occasion de souligner une parfaite intégration dans un écosystème de l’innovation afin d’agir ensemble pour nos territoires », estime Vincent Lamande, président de la SATT Ouest valorisation.

 

Soutien des régions

2018 sera marquée par le renforcement des liens avec les collectivités, « les régions Bretagne et Pays de la Loire ayant manifesté leur intention de rejoindre la SATT et de participer à sa gouvernance », précise Vincent Lamande. La question de l’entrée au capital des régions est ouverte », a ainsi souligné Bernard Pouliquen, vice-président de la région Bretagne. Opérateur de valorisation de la recherche publique pour 26 établissements en Bretagne et Pays de la Loire (160 laboratoires et 7 200 chercheurs), Ouest valorisation sera soumis à une nouvelle évaluation en 2018.

7 chercheurs de l'Université de Nantes participent à la mission spatiale sur Mars

Sept enseignants-chercheurs et chercheurs du Laboratoire de planétologie et géodynamique de Nantes (LPG) se préparent à étudier la planète Mars mission pilotée la Nasa et dont le décollage était prévu le 5 mai, en Californie. La sonde InSight a embarqué à son bord trois instruments permettant d’étudier la structure interne de la planète rouge dont le sismomètre SEIS (Seismic Experiment for Interior Structure), proposé par le Jet Propulsion Laboratory (JLP). Objectif : évaluer la sismicité de Mars et estimer l'épaisseur des différentes couches qui composent la planète rouge.

 

Le LPG a co-développé le sismomètre

Une série d’expérimentations sera menée en lien avec d’autres expériences géophysiques comme des mesures du flux de chaleur, des observations géodésiques et des mesures magnétiques. Reconnu pour son expertise et son savoir-faire dans le domaine, le Laboratoire de planétologie et géodynamique (LPG) collabore depuis le début aux préparatifs de cette mission. Antoine Mocquet (Co-I SEIS) et un groupe de six enseignants-chercheurs et chercheurs ont travaillé, entre autres, au développement de logiciels d’analyse des données du sismomètre et aux opérations de déploiement et de calibrage des instruments. Pendant toute la durée de la mission, dans les prochains mois, ils participeront à l'évaluation de la sismicité martienne et à l’élaboration de modèle de structure.

EMC2 et l'IRT Jules Verne recrutent des PME

Le pôle EMC2 et de l'IRT Jules Verne relancent trois appels « Accès PME » visant à faire émerger des projets collaboratifs intégrant des PME. Ce programme est porté en partenariat avec le Groupement d'intérêt économique Albatros. « Cet appel à projet spécifique s'adresse principalement aux PME qui ont déjà une structure interne de R&D, mais qui ont besoin de s'appuyer sur l'IRT Jules Verne pour le développement et l'industrialisation de leurs projets de technologies de production innovantes », est-il précisé. 

 

Collaboratif

Plusieurs types de projets sont éligibles : de l'étude de faisabilité au projet de recherche et technologie nécessitant des investissements conséquents dans des équipements innovants. Le budget du projet doit être compris entre 50 k€ et 2 M€ et les travaux doivent concerner des technologies relevant des TRL (degré de maturité) de 4 à 6. Le projet doit être collaboratif, c'est-à-dire impliquer plusieurs structures autour de la PME dont un partenaire industriel (autre PME, ETI ou grand groupe), l'IRT Jules Verne et, idéalement, un acteur académique. 

 

Calendrier

Les orientations thématiques d'Accès PME s'établissent autour des technologies avancées de production répondant aux enjeux de l'usine du futur, et qui trouveront leurs applications dans les marchés de l'aéronautique, du naval (civil et militaire), de l'offshore, du transport terrestre (automobile, ferroviaire,...) et de l'énergie (notamment des énergies marines renouvelables). Les prochains dépôts de candidature sont fixés du 19 avril 2018 au 31 mai 2018, du 3 septembre 2018 au 15 octobre 2018 et du 3 janvier 2019  au 14 février 2019.

B-Com décroche des fréquences 5G

L’IRT B-Com a été reconnu comme opérateur de test pionnier de la 5G en Bretagne. L’Arcep vient de lui accorder des fréquences 5G à Rennes et Lannion. B-Com disposait déjà de fréquences 4G. Cela va permettre à l’IRT de poursuivre ses expérimentations techniques notamment autour de trois thématiques : le haut débit mobile, l’iOT et les communications critiques. A Rennes, B-Com dispose d’équipements spécifiques pour ses recherches et les expérimentations sur la 5G : un système antennaire et une station de base radio logicielle. Ces fréquences 5G devraient également être exploitées par des membres de B-Com comme Orange, Nokia et TDF. En février 2018, l’IRT et Enensys technologies ont également annoncé leur collaboration autour du déploiement de la 5G. B-Com n’est pas le seul opérateur de tests sur la 5G. L’Arcep a également attribué des fréquences à Orange à Douai et Lille et à Bouygues Telecom à Bordeaux, Lyon et Villeurbanne.

La CCI Nantes Saint-Nazaire agrandit son espace numérique

La CCI Nantes Saint-Nazaire pousse les murs du Connecting place, l’espace qu’elle avait lancé en 2016 en le positionnant comme un lieu de découverte du numérique pour les TPE et PME. De 400 m², il va ainsi s’étendre à 600 m², en passant sur deux niveaux. La surface de bureaux offerte sera, elle, doublée. Le budget alloué à cet agrandissement n’est pas communiqué. En 2016, la CCI avait consacré 350 k€ à la rénovation des locaux existants, situés au 1 boulevard Salvador Allende. L'inauguration des lieux devrait avoir lieu en juin.

 

Une dizaine d'entreprises hébergées

Lieu d’animation et de rencontre, Connecting place héberge également actuellement une dizaine d’entreprises autour de trois thématiques : santé et numérique, viticulture et numérique, nautisme numérique. C’est également là qu’est installé le QG d’ADN’Ouest, l’association des décideurs numériques du grand Ouest, et d’ADN Booster, l’accélérateur de startups qu'elle a lancé au début 2017. 

Instant crucial pour la recherche nantaise

Après Rennes, Guillaume Boudy, secrétaire général pour l’investissement (SGPI), grand argentier du Grand plan d’investissement 2018-2022 est venu soupeser cette semaine les fleurons de la recherche nantaise. L’enjeu, pour les acteurs locaux, est le succès du I-Site et le financement de nombreux projets autour de l’IRT, aussi vus comme une compensation après l’arrêt du projet Notre-Dame-des-Landes.

 

Retrouvez ici l'analyse d'Emmanuel Guimard, après la visite nantaise de Guillaume Boudy

 

Revue de presse du vendredi 20 avril

Végépolys franchit le cap des 400 adhérents

En  gagnant 40 adhérents en 2017, le pôle de compétitivité du végétal a franchi le cap des 400 membres. Il en compte désormais 402, dont 80 % sont des entreprises. Ces dernières pèsent pour 46 000 emplois. Depuis sa création en 2005, Végépolys estime avoir contribué à l'émergence de 80 innovations qui auraient débouché sur une plus-value de 70 M€ pour ses entreprises membres. OUEST-FRANCE.

Vivendi : Vincent Bolloré prend du recul
L'homme d'affaires breton Vincent Bolloré quitte la présidence du conseil de surveillance du groupe Vivend, fonction qu'il occupait depuis 2014.. Sa succession sera assurée par son fils Yannick, 38 ans, qui était jusque-là à la tête du groupe de publicité Havas. LE TELEGRAMME

104 entreprises en voie de digitalisation soutenues par les Pays de la Loire

La région Pays de la Loire tire un premier bilan du dispositif « Pays de la Loire investissement numérique ». Lancé à la mi-juillet 2017, ce dernier a soutenu à ce jour 104 petites entreprises dans l’acquisition d’outils favorisant leur digitalisation. Celles-ci ont ainsi bénéficié d’un total de 1,02 M€ d’aides régionales, sur un total de 2,59 M€ de dépenses éligibles.

 

Un plafond à 15 k€

Réservé aux structures de moins de 50 emplois en équivalent temps plein et dégageant moins de 10 M€ de CA, Pays de la Loire  investissement numérique doit être sollicité avant l’engagement des dépenses liées à des projets de numérisation. Il subventionne celles-ci à hauteur de 50 %, le plafond de l’aide étant fixé à 15 k€ par entreprise. Le montant moyen versé à ce jour atteint 9 821 €.

Tibco bat son record de chiffre d’affaires en 2017

Tibco a terminé 2017 sur un chiffre d’affaires de 115 M€ contre 107 M€ sur l’exercice précédent. Le groupe nantais de services numériques dépasse ainsi son record d’activité qui remonte à 2008. « Depuis 5 ans déjà, Tibco connaît une forte croissance sur la partie France, masquée par le retrait de l’international », précise Frédéric Roulleau, dirigeant de Tibco services et Tibco télécoms. Le résultat net ressort à 4,4 M€ et le groupe fait état d’un « très faible endettement et d’une solide trésorerie. » Il vise le cap des 150 M€ « dans les années à venir », et ce dans un environnement porté par plusieurs mutations technologiques majeures : la 5G, l’IoT et le haut débit, la cybersécurité, les objets connectés spécifiques (MDOC) et l’évolution des réseaux d’entreprise (wifi, lifi).

 

Nouvelle organisation

Tibco fait aussi part d’une nouvelle organisation en 9 marchés (banque, assurances, industrie, retail, services, santé, secteur public, opérateurs, industrie), autour desquels le groupe déploie des offres de prestation de services ad hoc, du commercial au consultant jusqu’au centre de services dédié, en passant par le responsable opérationnel. Tibco n’échappe pas au difficultés de recrutement inhérentes à son secteur. Elle a créé à cette fin, en 2017, sa propre « Tib’s Academy » afin de former techniciens, ingénieurs, commerciaux, consultants…

Lorient agglomération veut devenir exemplaire en matière de handicap

Le projet Handicap innovation territoire vient de se voir doté d’une subvention de 395 000 € apportée par l’Etat via la Caisse des dépôts. Porté par Lorient agglomération, ce projet collaboratif est l’un des lauréats de l’appel à manifestation d’intérêt national “Territoires d’Innovation de Grande Ambition“ .24 projets ont été retenus sur les 117 présentés. Cette subvention va permettre de financer la phase d’étude et de structuration du projet, dans l’objectif de candidater à un appel à projet fin 2018. 10 projets seront retenus début 2019 pour bénéficier du programme des investissements d’Avenir qui sera doté de 450 millions d’euros sur 10 ans.

 

40 partenaires

Le projet Handicap innovation territoire a pour objectif de l’agglomération de Lorient un modèle de territoire inclusif et innovant pour répondre aux défis sociétaux majeurs liés au handicap. Autour de Lorient agglomération, il associe une quarantaine de partenaires locaux dont le Centre Mutualiste de Kerpape, la chaire Maintien@Domicile portée par l’UBS, l’Ensibs et l’IMT Atlantique, ID2Santé, Lorient Technopole et la région Bretagne.

 

des expérimentations

Les partenaires du projet vont élaborer un programme d’actions et de modèles économiques et organisationnels liés à l’inclusion des personnes en situation de handicap sur le territoire. Le projet intègrera des solutions et actions liées aux nouveaux usages du numérique, au développement du travail collaboratif entre chercheurs, start-ups, personnes en situation de handicap et acteurs économiques. Des expérimentations sont prévues sur le terrain : en centre de soins, à domicile et en ville

L’Inra confirme le potentiel d’un composant isolé par Olmix Group

Un extrait d’une macroalgue verte isolé par Olmix Group, le MSP Immunity, pourrait permettre d’améliorer l’immunité des animaux et réduire l’usage des antibiotiques dans les élevages. C’est du moins ce qui ressort des travaux menés conjointement par l’Inra et le groupe breton. Ils ont en effet permis de démontrer qu’un extrait de l’Ulva amoricana, récoltée sur les côtes du nord de la Bretagne, stimulait la production par des cellules épithéliales de l’intestin du porc des molécules médiatrices de l’immunité. « Nos travaux confirment le potentiel de MSP Immunity sur la modulation de l’immunité intestinale », conclut l’Inra. Pour l’organisme de recherche, « l’ensemble de ces données prometteuses, obtenues in vitro, montre que MSP Immunity pourrait être utilisée dans l’alimentation des animaux d’élevage pour moduler la réponse immunitaire et protéger les muqueuses vis-à-vis des bactéries pathogènes. Ceci pourrait augmenter la résistance des animaux aux infections et réduire l’utilisation des antibiotiques dans les élevages ». MSP Immunity est déjà inclus dans Searup qui est utilisé dans l'eau de boisson lors des phases de démarrage (état immunitaire challengé) ou les périodes de stress (transitions alimentaires, changements de salles ou de bâtiments ...) ou autour de la vaccination

Lancement du Labcom FullFields à l'Université du Mans

L’Université du Mans a décroché avec la société Acoem le label LabCom pour le projet Fullfields. Ce programme initié par l’ANR vise à inciter les laboratoires de recherche académique à créer des partenariats structurés à travers la co-construction de "Laboratoires communs" avec une PME ou une ETI.

 

Atténuer les vibrations

Porté par le Laboratoire d’acoustique de L'université du Mans (Laum, 138 personnes dont 59 chercheurs et enseignants chercheurs) et l’ETI lyonnaise Acoem (600 salariés dont 255 en France, 80 M€ de CA dont 1/3 en France), deux acteurs reconnus dans le domaine de la vibro-acoustique, Fullfields vise à co-développer des solutions innovantes pour caractériser les propriétés acoustiques et atténuer les vibrations des structures. Le LabCom Fullfields, hébergé par le Laum, est coordonné par Adrien Pelat. Mobilisant 1,8 M€ en moyens humains et matériels des deux partenaires pour trois ans, ce Labcom reçoit 300 k€ de l’ANR.

 

Transfert de technologies

Le LabCom FullFields travaille sur deux programmes successifs. Le premier concerne le transfert de technologies déjà éprouvées : il s’agit de construire et de commercialiser une offre de prestations de service et de produits pour la conception et la caractérisation de structures industrielles silencieuses (panneaux) liées à des contraintes d'allègement. Les deux partenaires mettront leurs savoir-faire en matière de métamatériaux, trou noir ou matériau granulaire au service de la conception de structures non vibrantes et non sonores (amortissement vibratoire). « Ces savoir-faire sont précieux pour améliorer le confort et la fiabilité de toute structure en mouvement, précise Adrien Pelat, notamment dans les domaines automobile, ferroviaire ou aéronautique et spatial où les matériaux sont de plus en plus légers donc vibratoires ». Cela concerne la fabrication de panneaux et de capots de voiture par exemple, ou de fuselages et de coques d’avion. Les partenaires se partageront le fruit des ventes qui sera réinjecté dans d’autres travaux de recherche.

 

Outil mutimodal

Le deuxième programme vise à combiner des technologies comme l’imagerie thermique ou la vibrométrie laser pour aboutir à la mise sur le marché d’un outil multimodal de modélisation et de mesure des structures pour caractériser les matériaux et de prestations d’ingénierie et de conseils associées.

 

Les partenaires 

Le Laum est une unité mixte de recherche du CNRS (UMR 6613) et de l’Université du Mans qui couvre la quasi-totalité des champs d’application de l’acoustique. Ses travaux, développés depuis sa création en 1981 ont aujourd’hui une visibilité académique mondiale et un rayonnement industriel fortement établi.

Le groupe Acoem (ex filiale d’Areva sous le nom de Metravib) créé en 1968 aide les industriels à résoudre des problématiques acoustiques et vibratoires complexes. Multi-filières, le groupe propose du conseil, de la surveillance et du monitoring en matière de nuisance sonore et vibratoire, de l’aide à la conception, de la caractérisation de matériaux et des produits innovants.

Le Village by CA 35 fête ses un an avec 18 startups

Ouvert il y a tout juste un an, le Village by CA Ille-et-Vilaine accueille déjà 18 startups issues de 6 filières stratégiques du territoire (agriculture et agroalimentaire, logement et immobilier, numérique et high-tech, santé et bien vieillir, énergie et environnement, et tourisme et mer). Et l’accélérateur lancé par le Crédit agricole joue pleinement son rôle : le chiffre d’affaires des jeunes pousses accueillies a été multiplié par 3,8 durant la période et 28 emplois ont été créés. « Au-delà de ces chiffres c’est une aventure humaine exceptionnelle de chaque instant autour d’une même philosophe : coopérer pour innover », se félicite François Cormier, Maire du Village. Et pour stimuler ces startups plus de 200 événements ont été organisés avec le soutien de  12 grands ambassadeurs.

Création d'un centre d'essais par le cluster Drones Atlantique

Lancé au printemps 2016 sous l’impulsion de la CCI Nantes Saint-Nazaire, le cluster Drones Atlantique caresse le projet d’installer un centre d’essais de drones dans l’Ouest. « Nous avons entamé une démarche auprès du Conseil national pour les drones civils et menons un travail de recensement des partenaires pouvant s’impliquer dans ce projet. Le territoire dispose aujourd’hui de nombreux équipements qui peuvent appuyer l’installation d’un tel centre, à l’image de la soufflerie climatique Jules Verne qui pourrait permettre de tester des drones dans des conditions de foret vent ou d’atmosphère saline », indique Didier Virot, animateur du cluster à la CCI Nantes Saint-Nazaire.

 

80 membres

Même si le chemin est encore long avant l’installation effective d’un tel centre, le projet contribuera à mettre en lumière une filière qui s’est déjà bien structurée depuis 2 ans. Drones Atlantique compte ainsi aujourd’hui près de 80 membres, répartis également entre les dronistes (fabricants, prestataires, etc.) et leurs partenaires (entreprises utilisatrices, structures d’accompagnement, académiques, etc.). Qu’ils soient volants, roulants, grimpants ou encore aquatiques, les drones offrent en effet un vaste champ d’expérimentation, permettant notamment de réaliser des inspections de matériel industriel dans des conditions plus souples. « Pour l’éolien en mer, secteur dont on attend un fort développement, un drone peut se charger de missions d’inspection jusque-là prises en charge via l’envoi, plus coûteux en temps et en ressources, de bateaux sur site », illustre Didier Virot, qui estime à 150 le nombre d’opérateurs évoluant dans le grand Ouest.

 

L’enjeu de la donnée

Ce potentiel se traduit cependant par un démarrage encore timide, notamment en applicatifs, et un travail d’évangélisation reste à mener. « Il faut faire comprendre que le drone n’est pas un outil en soi, mais qu’il se met aux services de métiers, et qu’au-delà de l’appareil, l’enjeu véritable, c’est la donnée, qui doit être traitée pour apporter de la valeur ajoutée aux utilisateurs », poursuit Didier Virot. Le cluster entend ainsi continue à tisser des liens avec les pôles et groupements d’entreprises de la région, mais également avec ses homologues hexagonaux pour continuer à prendre de l’ampleur dans les mois à venir.

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