Lettre API

L'Ouest commence à attirer les investisseurs étrangers

Selon le bilan annuel de Business France publié le 21 mars 2017, sur plus de 1100 investissements en 2016 et 30 000 emplois créés ou maintenus, la région Bretagne en a accueilli 28 ayant généré la création de 703 emplois. En Pays de la Loire ce sont 60 projets qui ont été réalisés avec, à la clé, 1845 emplois.

 

L'Allemagne, premier investisseur dans l'Ouest en 2016

Avec 191 projets, l’Allemagne devient le premier investisseur national en 2016, tout comme en Bretagne et Pays de la Loire. Ce pays représente 21% des investissements en Bretagne et 23% en Pays de la Loire. Il totalise respectivement 6 projets (96 emplois créés) et 15 projets (410 emplois créés) en 2016. La France bénéficie des incertitudes économiques et politiques qui poussent les investisseurs européens à rester en Europe, d’une baisse du coût de la main-d’œuvre dans l’industrie manufacturière depuis le crédit d’impôt compétitivité emploi et d’une productivité parmi les meilleures d’Europe. Viennent ensuite les Etats-Unis et le Royaume uni, l’Italie prenant la 2e place en Pays de la Loire.

 

LES USA, premier créateur d'emplois

En revanche, l’Allemagne n’est pas le pays qui a généré le plus d’emplois. Dans les deux régions, les USA arrivent en tête des emplois créés : 128 emplois en Bretagne pour 5 projets et 506 en Pays de la Loire pour 8 projets. 2e créateur d’emplois en Bretagne, le Canada atteint 114 emplois pour 4 projets. Le Royaume-Uni se classe 3e avec 112 emplois pour 5 projets. En Pays de la Loire, c’est la Corée du Sud qui a généré 250 emplois sur un seul projet, se classant 3e devant l’Italie. Voir le bilan complet en pièce jointe ou ici

 

Une année record pour les Pays de la Loire

Partant de cette étude nationale, la région des Pays de la Loire la complète avec ses propres observations. Selon le communiqué de la région, 2016 est une année record en termes d’implantations d’entreprises étrangères sur le territoire. Elle indique au total 64 projets d’investissements  représentant la création et le maintien de 2 154 emplois. En 2016, 73 projets d’implantation (sur 173 projets d’investisseurs) ont été suivis par le département international de l’Agence régionale et 53 offres régionales en réponse à ces projets, ont été construites avec les partenaires territoriaux. Grâce à ces résultats, les Pays de la Loire atteignent la 7e place au niveau national, gagnent ainsi une place au palmarès par rapport à 2015.

Programme des investissements d’avenir : 1 Md€ déjà mobilisé en Pays de la Loire

Depuis 2010, l’État a engagé 2 générations de programmes d'investissement d'avenir (PIA) pour un montant de 47 Mds€ au niveau national à l'appui de 6 axes stratégiques :  l’enseignement supérieur, la recherche et la formation ; la valorisation de la recherche et le transfert au monde économique ; les filières industrielles : développement des PME et ETI innovantes, consolidation des filières stratégiques de demain ; le développement durable ; l’économie numérique ; la santé et les biotechnologies. Dans les Pays de la Loire 813 M€ ont été engagés sur les deux générations de programmes (PIA 1 et 2), sans compter les 277 M€ en dotations placées dont seuls les intérêts produits sont utilisés par les porteurs de projet.

 

VOLET REGIONAL

Le programme a notamment permis la création de l’IRT (Institut de rechercher technologique) Jules Vernes à Nantes. Les Pays de la Loire ont par ailleurs expérimenté un volet régionalisé du PIA. Ce partenariat régional d’innovation a permis de mobiliser, au profit de l’innovation des PME, 10 M€ du PIA et 10 M€ de la région. 69 projets ont ainsi été financés sur les domaines tels que l’informatique et l’électronique, la santé, les techniques avancées de production, l’alimentation, l’industrie maritime et l’industrie culturelle et créative.

 

10 Mds€ mobilisés pour le 3ème PIA

Le gouvernement a mobilisé dans la loi de finances de 2017 10 Mds€ pour la troisième génération du PIA. 330 M€ y sont attribués à NExT, le projet porté par l'université nantaise. Et nouveauté de ce PIA 3 : une enveloppe de 500 M€ est réservée pour conduire des actions territorialisées. Un appel à candidatures a été lancé auprès des conseils régionaux pour qu’ils proposent leurs priorités en matière de soutien aux projets d’innovation des petites et moyennes entreprises (PME) les plus innovantes, en accompagnement et structuration de filières, et en développement de l’ingénierie de formation. La région Pays de la Loire va ainsi recevoir 28 M€ de la part de l'Etat. Un appel à manifestation d’intérêt (AMI) va également être lancé concernant les «territoires d’innovation», territoires laboratoires où des expériences, audacieuses et reproductibles au niveau national et international, pourront être menées par exemple dans l’urbanisme, les transports.

Que sont devenus les lauréats du réseau Entreprendre en Bretagne ?

Le réseau Entreprendre Bretagne vient de publier la seconde édition de son “Observatoire des lauréats“. Cette étude porte sur 141 des 211 entreprises lauréates du réseau entre 2010 et 2015, un panel représentatif de l’activité de l’association. Cet observatoire montre, en chiffres, le développement de l’activité des lauréats, leur poids en termes économiques, de création d’emplois, de développement à l’international…

L’Observatoire des lauréats du réseau Entreprendre Bretagne est à lire ici.

3 M€ en 2017 pour attirer de nouveaux scientifiques en Pays de la Loire

Le conseil régional des Pays de la Loire lance le 3e appel à projets "Connect Talent" pour attirer de nouveaux leaders scientifiques sur son territoire. L’ambition est de doubler le nombre de chaires* sur mesure accompagnées.
 L’appel à projets 2017 dispose d’une enveloppe budgétaire revue à la hausse, de 3 M€, avec 3
 vagues de dépôts des dossiers programmées, pour avril 2017, septembre 
2017 et janvier 2018.  21 projets ont été soutenus depuis le lancement du dispositif en 2013 dont 9 chaires, pour un budget régional total de 9 M€. S’y sont ajoutés les soutiens 
d’Angers Loire métropole et de Nantes métropole, et les
 contributions des établissements (Universités, CHU, ECN, etc.) pour 
un montant total d’environ 4,3 M€.

 

9 équipes de recherche installées

Aujourd’hui, la région compte 9 chercheurs de renommée internationale venus s’installer sur le territoire, accompagnés de leurs équipes de recherche. On compte parmi eux, Thierry Coupez, spécialiste international du calcul intensif, qui a installé à l’École centrale de Nantes l’Institut de calcul intensif comptant déjà une quinzaine de chercheurs et doctorants ; Etienne Bucher, Master en génétique de l’Université de Bâle qui a rejoint le pôle végétal d’Angers en 2014 pour établir son groupe de recherche centré sur l’épigénétique fort de 3 doctorants et 4 post-doctorants ou Julie Gavard, directrice de recherche au CNRS et cinq de ses collaborateurs qui ont quitté l’institut Cochin à Paris pour s’installer à Nantes au sein du CRCINA pour poursuivre leurs travaux sur les mécanismes qui permettent aux cellules tumorales d’interagir avec leur environnement et en particulier avec les vaisseaux sanguins. (détails dans le document joint)

 

Le dispositif

*Une Chaire "Connect talent Pays de la Loire" est un dispositif sur mesure, qui se met en place autour d’une personnalité scientifique reconnue, qu’il soit chercheur ou enseignant-chercheur, qui vient s’installer sur le territoire des Pays de la Loire pour développer une expertise d’enseignement et de recherche sur une thématique de recherche nouvelle en Pays de la Loire ou stratégique pour le territoire : l’industrie du futur, la santé du futur, le végétal, le numérique, l’alimentation, l’électronique. Il constitue autour de lui une petite équipe et développe sur une période longue (3 à 5 ans) des activités de recherche, d’innovation, de formation initiale et/ou de formation continue. www.connectalent.org

 

Proginov surperforme le marché de l'édition de logiciels

Proginov a terminé 2016 sur un chiffre d’affaires de 30 M€, en croissance de 7,4 % là ou le marché de l'édition de logiciels a progressé de 3,5%. Proginov, éditeur et hébergeur de solutions informatiques, attribue cette croissance au Saas (Software as a Service) sur lequel elle a misé depuis 2001 et qui représente désormais plus de 64% de ses ventes. « Pour garder son avance technologique dans ce secteur, le pôle R&D joue un rôle majeur, c’est pourquoi Proginov y investit chaque année 30% de son chiffre d’affaires », est-il précisé dans un communiqué de presse. Proginov s'est en particulier développé dans l’industrie agroalimentaire, et dans la santé où elle a misé sur l’hébergement pour tiers. « Notre chiffre d’affaires sur ce créneau a été multiplié par 4 en un an », précise Philippe Plantive, le président. « Notre savoir-faire sur l’hébergement de notre propre ERP donne confiance aux acteurs de ce marché. » Basée à la Chevrolière, Proginov emploie 219 salariés.

La direction d’ASI reprend la majorité du capital avec l’appui d’Ouest croissance

Jean-Paul Chapron, président d’ASI depuis 9 ans, reprend la majorité du capital de la société de Saint-Herblain, en y associant une vingtaine de cadres de l’entreprise. Il réalise cette opération avec l’appui de l’investisseur régional Ouest croissance qui fait son entrée au capital aux côtés de BNP Paribas développement actionnaire du groupe depuis 2004. Alain Boulicot, qui a fondé ASI en 1993, soutient également l’opération. MBO partenaires sort du capital.

 

Rayonnement national

Entreprise de services du numérique (ESN), ASI accompagne les entreprises et organisations publiques dans leur transformation digitale. Implantée dans 10 villes (Paris, Lyon, Marseille, Rennes, Brest, Nantes, Niort, Tours, Bordeaux et Toulouse), la société rayonne sur l’ensemble du territoire. En l’espace de 8 ans, elle a plus que doublé ses effectifs pour les porter à 360 salariés. ASI prévoit 80 recrutements en 2017 mais qui ne seront pas autant de créations nettes. Comme beaucoup d’entreprises du secteur, la société doit faire face à un turn-over qu’elle espère réduire avec le label « Happy at work » décerné aux entreprises où il fait bon travailler. « Nous prévoyons de renforcer nos effectifs, notamment à Paris, et d’accélérer en parallèle ce que j’appelle le « province-shore », qui consiste à réaliser des projets signés à Paris dans nos centres de services de Nantes, Rennes et Lyon », commente Jean-Paul Chapron.

 

Nouvelle phase de développement

ASI a clos son exercice 2016 sur un chiffre d’affaires de 32 M€ en 2016 (32,73 M€ en 2015 avec un résultat net de 503 k€). La société souhaite aujourd’hui entamer une nouvelle phase de développement avec une offre qui se déploie autour de plusieurs activités : la digitalisation des processus et des services, la valorisation des données et la business intelligence, les plateformes collaboratives et la transformation de la relation client. ASI compte tout particulièrement accélérer sa pénétration dans les grands comptes.

MV cube, BA systèmes

Innovation - MV cube lance un appel à projets 100% féminin

35 - MV Cube, l’accélérateur de startups de Mediaveille, lance un nouvel appel à candidatures destiné aux femmes entrepreneures. Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 17 Mars 2017 sur le site internet de MV cube (www.mvcube.fr). 5 projets seront sélectionnés par un jury 100% féminin. Une soirée pitch aura lieu le 28 mars en partenariat avec Femmes de Bretagne. A l’issue de cette soirée, un seul projet sera retenu et pourra intégrer l’accélérateur.

 

Nouvelle réalisation avec FrieslandCampiba pour BA systèmes

Le groupe rennais BA Systèmes, spécialiste des systèmes intralogistiques avec AGV (chariots automatiques de manutention et de stockage), annonce avoir terminé avec succès l’automatisation de l’usine de production de fromages de FrieslandCampiba à Gerkesklooster, aux Pays-Bas. Avec un chiffre d’affaires annuel de 11,3 Md€, FrieslandCampina est l’un des plus grands groupes laitiers mondiaux et emploie plus de 22 000 personnes. C’est la deuxième opération réalisée par BA Systèmes avec FrieslandCampiba. Le contrat portait sur la fourniture de 8 AGV.

L’École de design de Nantes lance une chaire Design & Action publique

L’École de design Nantes Atlantique lance au printemps une chaire Design & Action publique innovante en partenariat avec Harmonie mutuelle. Durant 3 ans, la chaire a pour but la co-construction d’une action publique innovante avec les citoyens, les acteurs publics et privés dans les domaines de la santé, de l'autonomie et de l'énergie. Hébergée dans les locaux d’Harmonie mutuelle, elle dépend du Design Lab Care dirigé par Gaël Guilloux, qui portera ces travaux. 

 

Quatre labos d'expérimentation

L'École de design a créé quatre Design Labs qui ont pour objectif de développer la recherche expérimentale à travers des projets liés aux mutations sociales, technologiques et économiques contemporaines. La première chaire dédiée aux environnements connectés a été lancée en 2013.

Speak Lab, lauréat du trophée des Idées neuves du CMB

Speak Lab est le premier lauréat du trophée des Idées neuves organisé par le Crédit mutuel de Bretagne pour promouvoir les projets innovants et leurs porteurs. Créée en 2014 par Bérénice Allaire, Speak Lab est une plateforme communautaire dédiée à l’apprentissage des langues étrangères. Speak Lab met en relation des internautes pour pratiquer l’anglais, l’espagnol, le français, l’allemand, le japonais... avec des personnes dont c’est la langue maternelle. Bérénice Allaire fait état d'une communauté de 2 200 membres. Les échanges se font en vidéoconférence. Ils sont facilités par des suggestions de sujets de conversation. Plus de 200 trames de discussion sont proposées sur des thèmes variés. L'accès à la plateforme est possible à partir de 4€ par mois. "J'ai voulu proposer une solution accessible au plus grand nombre." Et l'idée est autant celle de l'apprentissage de la langue que de l'échange culturel.

 

Accompagnement sur un an

Des services de traduction entre particuliers sont également proposés. "J'ai voulu répondre à des demandes sur des petites traductions, là où l'offre est quasi inexistante." La startup rennaise va bénéficier pendant un an du coaching de Sébastien Le Corfec, co-fondateur de la West Web Valley. Speak Lab aura aussi droit à une immersion de 4 jours dans l’univers des nouvelles technologies au sein du salon SXSW d’Austin au Texas.

 

Éolane réunit ses filiales R&D en une seule entité

Le groupe Éolane crée une nouvelle filiale centralisant sa R&D : Éolane Engineering, laquelle disposera d'une entité juridique propre, forte 220 personnes. Jusqu’à présent Éolane disposait de 8 bureaux d’études dispersés géographiquement au sein de ses filiales industrielles. Selon Pascal Roland, le directeur de cette nouvelle entité, le groupe entend ainsi rendre sa R&D plus lisible, accompagner ses clients sur des projets plus significatifs et faire travailler les centres de compétence de manière plus rapprochée. A terme, chaque bureau d’études sera rattaché à la nouvelle entité sous forme d’établissement. Des RMA (Responsables marché activité) auront la mission de présenter « la meilleure organisation possible au regard du marché considéré » : aéronautique, défense, ferroviaire, transports publics, santé, automobile, télécoms-multimédia, énergie et industrie. Les choix d’investissements en R&D seront ainsi centralisés. C’est notamment le cas pour le développement des nouvelles plates-formes technologiques, et particulièrement celles liées à l’internet des objets, secteur stratégique de diversification pour Éolane (360 M€ de CA, 3 200 salariés sur 20 sites).

EMC2 sélectionne les six startups du dispositif Plug In

EMC2 vient d’annoncer les six startups qui intègrent le dispositif Plug In, programme visant à rapprocher les industriels et entreprises du numérique sur Nantes et Saint-Nazaire. 32 startups avaient répondu à l’appel à projets lancé en septembre 2016 dans l’optique de répondre aux besoins des six industriels impliqués dans le dispositif. Startups et industriels sont réunis en binômes.  L’objectif ? Permettre aux startups d’identifier des débouchés industriels pour leurs technologies. Piloté par EMC2,  Plug In associe également Atlanpole et la CCI Nantes Saint-Nazaire. Il est soutenu par l’IRT Jules Verne, Atlantic 2.0, ADN Ouest et le pôle Images et Réseaux.

 

Les six duos de Plug In

 

 

  • Abisse (Saint-Sébastien-sur-Loire), intégrateur de logiciels permettant d’amélioer les processus stratégiques, travaillera avec Daher.
  • E-cobot (Nantes), startup spécialisée en cobotique et en performance industrielle travaillera avec Desoutter .
  • Gobio Robot (Nantes), spécialisée dans la cobotique pour l'amélioration des conditions de travail, va collaborer avec Stelia Aerospace 

  • Obexto (Nantes), qui développe des système d'informations BtoB, va travaillera avec ADF
  • Productys (Saint-Nazaire), éditeur de logiciels pour la performance industrielle, est associé à Espace.
  • We Craft Apps (Nantes) qui développe des applications web et mobile travaillera avec  Airbus.

9 créateurs intègrent l’accélérateur Creative Care Factory

9 porteurs de projets dans le domaine santé, bien-être, mieux-vivre ont été sélectionnés pour intégrer le nouvel accélérateur porté par la Samoa et Harmonie Mutuelle. La Creative Care Factory est un équipement de 215 m2 basé à Nantes, au sein du siège régional d’Harmonie Mutuelle. En plus de leur hébergement locatif de deux ans, les créateurs bénéficieront d’un accompagnement économique, d’un programme d’animation ciblé, d’une mise en relation avec des experts d’Harmonie Mutuelle ainsi que d’un prêt d’honneur de la Banque Populaire Atlantique de 7 500 €.

 

Les projets lauréats

Pulsio santé, Marc-Antoine Brochard : transformer l’identification et la prise en charge des addictions.

Mobidys, Nathalie Chappey : livres numériques pour faciliter la lecture pour les enfants « dys »

Atmotrack, Valentin Gauffre : suivre la qualité de l’air en temps réel grâce à des capteurs mobiles

Directosanté, Typhaine Servant : applications qui permettent un parcours de soin à distance

Digisanté, Aude Lucas : agence digitale spécialisée dans la santé et le bien-être de l’Ouest

Wello, Claire Javre : application permettant d’organiser la vie à domicile d'une personne en perte d'autonomie

Team officine, Muriel Darniche : recrutement spécialisé en pharmacie (application et call-center)

My Welper, Aurélie Lamy : entraîneur personnel du bien-être et de la performance

Benevolt, Anne-Laure Mesguen : plateforme numérique permettant de bien vivre sa retraite en s’investissant dans le bénévolat.

Le Quai d’Orsay lance son incubateur de startups à Paris et à Nantes

Le Quai d’Orsay lance son incubateur de startups. L’annonce en a été faite par Jean-Marc Ayrault, ministre des Affaires étrangères et du Développement international, lors du premier hacktathon organisé par le quai d’Orsay qui a réuni 26 équipes (92 participants). Il s’agit de « promouvoir au sein du ministère des Affaires étrangères et du Développement international une véritable culture de l’innovation en vue d’accélérer la transition numérique en cours ». Les startups seront incubées dans les locaux du ministère des Affaires étrangères et du Développement international à Paris, La Courneuve et Nantes ainsi qu’à terme dans certaines ambassades.

 

Appel à candidatures

Elles bénéficieront d’un accompagnement personnalisé, grâce aux informaticiens et développeurs de la Direction des systèmes informatiques (DSI) du Quai d’Orsay avec comme objectif de « faire émerger des solutions aux besoins opérationnels du ministère ». Il est prévu que les startups incubées « conservent la propriété intellectuelle de ces solutions et donc la possibilité de les commercialiser plus largement ». Dans un premier temps, plusieurs participants du hackathon pourront intégrer l’incubateur dès le mois de mars prochain. Un appel plus large à candidatures sera ensuite lancé dans la foulée du hackathon. C’est le deuxième ministère à lancer son incubateur d’Etat après l’incubateur Greentech verte du ministère de l’Environnement, de l’énergie et de la mer.

Serap, Lactalis, Laïta et les éleveurs vont travailler sur le "tank à lait du futur"

Créer un tank de stockage de lait de nouvelle génération. Tel est le but d'un consortium mené par la société mayennaise Serap industrie, numéro deux mondial dans les refroidisseurs de lait à la ferme, ou « tanks à lait ». Il associe le Pôle Cristal, le GIE élevages de Bretagne, l’Institut de l'élevage ainsi que Lactalis et Laïta. Il s'agit donc de concevoir et de développer un tank de stockage du lait du futur, « plus respectueux de l’environnement et répondant aux besoins de la collecte et de la transformation laitières de demain. » Ce projet, d’une durée de 4 ans et d’un budget de 2,9 M€, est accompagné par l’Ademe dans le cadre du programme « Énergies décarbonnées » des Investissements d’avenir, et par les régions Bretagne et Pays de la Loire. Il a également été labellisé par le pôle de compétitivité Valorial.

Berceau de l'immunothérapie, Atlanpole Biotherapies est un laboratoire d’idées pour les big pharmas

Atlanpole Biotherapies, pôle de compétitivité interrégional spécialisé sur les biothérapies et la production de biomédicaments, revendique 135 adhérents en 2016 dont 56 laboratoires de recherche et 79 entreprises santé biotech. Ces 79 entreprises emploient 2 000 salariés dont 1 800 en Pays de la Loire, soit 20% du nombre d’emplois du secteur biotech en France (évalué à 10 000). Le pôle, qui a élargi sa couverture territoriale à la Bretagne et au Centre en 2014, a accueilli 9 adhérents supplémentaires en 2016.

 

Un pôle incontournable en Immunothérapie

Avec un axe majeur centré autour de l’immunothérapie, le pôle est désormais reconnu à l’échelle européenne et internationale. Preuve en est, l’intérêt nouveau porté par les investisseurs et les big pharmas pour les pépites qui le constituent. Quatre d’entres elles ont réussi à lever 18 M€ en 2016 : Horama(4 M€), Xénothera (2 M€), Inflectis Bioscience (6 M€) et Cytune pharma (6 M€). Et avec le rachat d’Ose pharma, Effimune, devenue Ose immunotherapeutics, a pu bénéficier de la cotation en bourse de sa conquête. Elle est ainsi la troisième société régionale du secteur à être cotée après Vivalis en 2007 (devenue Valneva en 2014) et Eurofins en 1997. En 2016, Affilogic a signé deux collaborations avec les industriels Takeda et Sanofi, Ose immunothrapeutics avec Servier.

 

Assise financière

« Faute de big phamas sur le territoire, nous avons redoublé d’innovations en maintenant des liens forts entre recherche fondamentale et recherche appliquée depuis les années 90. Nous avons fait de notre faiblesse une force, résume Murielle Cazaubiel, présidente du pôle et PDG de Biofortis. Et les investisseurs français qui nous ont fait confiance aux côtés de Bpifrance ont amorcé l’entrée d’autres investisseurs européens ». Selon Bernard Vanhove, directeur général adjoint d’Ose, les big pharmas voient désormais la France comme un laboratoire d’idées. « A nous d’être malins pour que les accords industriels que nous signons nous donnent l’assise financière pour développer d’autres produits ». La société nantaise, spécialiste du développement d’immunothérapies innovantes, imagine déjà son avenir. « Nous voulons évoluer d’une société de biotechnologie vers une société de biopharmacie par la vente de produits propres plutôt que de licences ».

Benoit Cadier, président du cluster Photonics Bretagne

Benoît Cadier vient d’être élu président du cluster Photonics Bretagne. Il remplace Thierry Georges, le dirigeant d’Oxxius qui devient vice-président de l'association. Benoit Cadier dirige l’équipe d’IxFiber à Lannion, qui constitue une partie de la division “solutions photoniques“ du groupe parisien Ixblue. Titulaire d’un doctorat en physique et fibres optiques pour la distribution en 1998, Benoît Cadier a démarré sa carrière chez France Télécom R&D avant d’intégrer Highwave Optical Technologies puis IxFiber. L’association Photonics Bretagne décline deux activités : un cluster qui accompagne le développement de sa centaine de membres afin de soutenir la croissance économique et de générer de l’emploi dans la filière photonique bretonne et Perfos, un centre d’innovation technologique qui conçoit, produit et commercialise des fibres optiques spéciales. 

Sodero se dote d’un incubateur

Sodero gestion prépare le lancement d’un incubateur. Le projet est en cours de finalisation. La première promotion de startups est attendue pour début 2018. Pour avancer sur le dossier, la filiale de capital investissement de la Caisse d’épargne Bretagne Pays de la Loire est actuellement en quête du directeur de son incubateur. Son profil ? « Le poste s’adresse à un candidat de formation supérieure, militant de la cause entrepreneuriale et rompu aux techniques de communication, pouvant se prévaloir d’une expérience probante dans la conduite de projets, idéalement acquise dans le domaine de l’innovation, ainsi que d’une bonne culture générale sur le management et la gestion d’une jeune société », mentionne l’annonce. Sodero gestion espère avoir finalisé ce recrutement d’ici à fin avril.

 

Une quinzaine de startups accompagnées

Une quinzaine de startups devrait être accompagnée par an par l’incubateur dont le nom reste à définir. Le lieu d’accueil des startups reste lui aussi à définir. « L’idée est d’aider les jeunes pousses, par un accompagnement sur 12 mois, à gagner du temps dans leur levée de fonds », explique Philipe Quelennec, directeur général de Sodero gestion. La société de capital investissement, qui pilote aujourd’hui plusieurs véhicules d’investissement, pourra investir au capital des startups incubées. Mais les jeunes pousses pourront aussi solliciter d’autres investisseurs.  

Eric Gross, directeur de la culture et des sports au conseil régional des Pays de la Loire

Le Conseil régional des Pays de la Loire nomme Éric Gross, 57 ans, en tant que directeur général adjoint chargé de la culture, de la jeunesse, des sports, de la vie associative et du bénévolat. Agrégé de philosophie, inspecteur général de l’éducation nationale, Éric Gross était précédemment, depuis janvier 2015, directeur de l’école nationale supérieure d’architecture de Strasbourg. Conseiller du président du Centre Pompidou Jean-Jacques Aillagon et membre de son cabinet au ministère de la culture et de la communication entre 2000 et 2003, Éric Gross a été directeur du livre et de la lecture et président du Centre national du livre entre 2003 et 2005, puis conseiller pour la culture au cabinet du Premier ministre entre 2005 et 2007. Il a été également directeur de l’institut national du patrimoine entre 2008 et 2014. Les bases de la nouvelle stratégie culturelle de la Région seront présentées à l'été.

Lumiplan enrichit son offre grâce aux algorithmes d'Eurodécision

La société nantaise Lumiplan, concepteur de la solution Heurès, destinée à l’optimisation des réseaux de transports, a signé un accord de partenariat avec Eurodécision, société versaillaise (78) spécialisée dans les mathématiques décisionnelles (6 M€, 60 salariés). Cet accord vient ainsi officialiser une coopération de plus de 6 ans dont l’objectif est aujourd’hui d'enrichir Heurès de nouvelles fonctionnalités. Le partenariat prévoit l’élargissement de l’utilisation des algorithmes pour permettre la construction des journées de service des véhicules, l’établissement de planning de travail du personnel, et des plannings nominatifs pour les commandes de service. Enfin, un dernier algorithme offrira une vue annuelle des besoins en personnel et des coûts budgétaires associés pour permettre d’anticiper les besoins en recrutement et formation du réseau. Actif auprès de plus de 2 000 clients et commercialement présent dans plus de 20 pays dans le monde, Lumiplan a ainsi réalisé́ en 2015 un chiffre d'affaires de 30 M€ avec 180 salariés en France et à l’international.

2016, un bon cru pour Logoden participations

Les business angels de Logoden participations ont engagé près de 900 k€ en 2016 pour soutenir des startups, soit le double de 2015. Et en trois ans, l’association de business angels d’Ille-et-Vilaine a vu le nombre de ses adhérents doubler passant de 39, à fin 2013, à 80, à fin 2016. L’année a aussi été marquée par la création de Breizh angels qui fédère les 4 associations bretonnes de business angels. Parallèlement, ces associations bretonnes ont été labellisées par le fonds Breizh up, lancé par le Conseil régional.

 

Une force démultipliée

« Cette nouvelle capacité nous permet de mieux nous positionner sur des levées de fonds importantes dans le cadre de co-financements à la fois dans la phase d’amorçage et dans les levées de fonds complémentaires qui interviennent régulièrement au cours des premières années de développement des entreprises », estime Jean-Luc Blot, président de Logoden. Depuis la création de Logoden Participations en 2005, plus de 350 emplois ont été créés ou maintenus en Ille-et-Vilaine dans une quarantaine d’entreprises avec un total de près de 4,5 M€ de capitaux investis.

Pages