Avec ENVIE, la ville 3D montre bien plus que la realite

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Vue 3D thermographie

Vue 3D enrichie d'indicateurs (textures et chiffres en façade)

Apparence des bâtiments, détails des façades, végétation environnante… Les outils de modélisation des villes permettent d'atteindre un niveau saisissant de réalisme. Mais la véritable force du virtuel est ailleurs : il nous permet de voir ce que la simple réalité ne peut pas nous montrer.

Le projet ENVIE est représentatif de cette nouvelle tendance qui fait du modèle 3D d'une ville un outil d'aide à la décision. L'idée du projet, c'est d'ajouter aux données géographiques une série d'indicateurs environnementaux sur l'énergie, le confort et la sécurité. À terme, on pourra voir d'un seul coup d'œil les bâtiments qui présentent des pertes thermiques, classer des zones par niveau d'exposition aux ondes électromagnétiques, situer celles dont l'exposition est favorable à l'implantation de mobilier urbain, détecter les quartiers sensibles aux fortes chaleurs habitées par des personnes âgées, etc.

ENVIE réunit quatre partenaires, dont Siradel, porteur du projet. Christophe Papin est le responsable du "business development" de la PME rennaise spécialisée dans le calcul de couverture radio et la production de données 3D. Il voit dans le projet une opportunité de diversification : "ENVIE superpose une nouvelle couche aux modèles 3D que nous produisons. Il s'agit pour nous de valoriser les données géographiques par d'autres applications que le déploiement de réseaux de télécommunications."

Le modèle 3D est au cœur du projet ENVIE. Il est le réceptacle qui permet d'accueillir les nouveaux indicateurs. Il est aussi la source de certains indicateurs à partir de simulations : calcul de l'ensoleillement, de l'exposition au vent, du niveau de visibilité et même du degré de confort ressenti. D'autres indicateurs sont issus de campagnes de mesure aériennes ou terrestre, par exemple pour recueillir des données thermographiques. "Les éco-indicateurs sont précieux, mais la vraie force du projet consiste à coupler ces indicateurs avec des données socio-économiques", commente Christophe Papin. "Par exemple, les données thermographiques prennent d'autant plus de sens si l'on sait quel type de chauffage est utilisé ou si l'on connaît le revenu moyen dans le quartier. C'est le croisement des données techniques et socio-économiques qui fait de ENVIE un outil puissant d'aide à la décision."

Une vraie dynamique collaborative

L'ensemble sera testé au cours de l'année sur deux zones de l'agglomération rennaise aux typologies contrastées : la commune de Saint-Grégoire majoritairement résidentielle et le quartier du Blosne constitué de grands immeubles.

À la fin du projet, fixée à fin janvier 2013, les partenaires espèrent disposer d'un outil proche d'être opérationnel. "Le projet est important pour tous. On sent une vraie dynamique collaborative, d'autant plus forte qu'il existe un réel potentiel de croissance. Les quatre partenaires sont complémentaires, et nous cherchons à étendre cette complémentarité au plan commercial. La définition d'un modèle économique profitable à tous est en cours."

ENVIE en bref

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