Kereval, un chasseur de bugs devenu reference

Retour au blog

"J'ai créé Kereval en 2002, en pleine crise des valeurs technologiques," s'amuse Abdel Tamoudi. "On me disait : comment peux-tu démarrer une entreprise dans cette période ?" Mais il tient à son idée, l'ingénierie du test des logiciels. La suite lui donnera raison : les premiers contrats tombent, l'équipe grossit rapidement. En 2010, Kereval a passé le cap des 35 salariés et réalisé un chiffre d'affaires de 2,2 M€, en augmentation de 35% sur l'année précédente. "Le test représente entre 30 % et 40 % du coût de développement d'un logiciel," reprend Abdel Tamoudi. "Mais dans beaucoup de sociétés, on est pris par le temps, on laisse le test pour la fin, on le confie à des stagiaires. Et au final, on le paie cher. Aujourd'hui, les consciences évoluent. Le test est devenu un vrai métier, pour lequel des ingénieurs sont formés."

Les clients de Kereval sont de tous secteurs, "essentiellement des grands groupes" précise son PDG. La petite société installée à Thorigné-Fouillard, près de Rennes, teste ainsi toute la connectivité ADSL de France Télécom, des systèmes embarqués sur mobiles, des applications pour les banques et les mutuelles de santé. Kereval évalue aussi des applications web avec essais de montée en charge et recherche de failles de sécurité.

Nous côtoyons les grands groupes parce que nous avons une compétence spécifique

Ces dernières années, l'automobile occupe une place grandissante dans l'activité. "Nous avons saisi une opportunité lorsque le concept Autosar s'est développé. Cette nouvelle architecture équipera tous les véhicules, tous les calculateurs embarqués à partir de 2014. C'est une nouvelle approche , comparable à ce qui se fait en télécoms. Elle est portée par un consortium réunissant la plupart des constructeurs : PSA Peugeot Citroën, Daimler, Toyota, BMW, etc. Kereval sera l'un des deux centres de test en Europe." Au plan français, PSA Peugeot Citroën, Renault et leurs fournisseurs ont également mis sur pied un consortium afin de définir une plateforme de référence conforme à Autosar. Là aussi, Kereval sera le centre de validation. "Nous sommes une petite structure, mais nous côtoyons les grands groupes parce que nous avons une compétence spécifique." Les prochaines étapes sont un projet de R&D à la convergence entre automobile et communication avec les pôles de compétitivité iD4Car et Images et Réseaux, une accréditation COFRAC qui est en cours, et la pénétration du marché allemand de l'automobile. Abdel Tamoudi se montre résolument optimiste : "Le marché est porteur. Kereval est à mi-chemin. Nous allons nous développer." Voir le site de Kereval

Retour au blog

Ajouter un commentaire