Le Catel, a l'avant-garde de la telesante

Retour au blog

Qui dit télésanté pense inévitablement nouvelles technologies de l'image et des réseaux. D'où l'intérêt naturel pour cette thématique au sein du pôle. D'autant que la structure qui fédère les acteurs français de la télésanté, le Catel, a son siège à Vannes dans le Morbihan. A l'origine, en 1997, le Catel est une association chargée de promouvoir les initiatives en matière de télémédecine à l'échelle de la Bretagne. Avec la multiplication des projets et des sollicitations, il change rapidement de périmètre pour devenir le club des acteurs de la télémédecine en France et dans la francophonie. Un réseau qui compte aujourd'hui près de 16000 contacts et 700 membres actifs. De simple club, le Catel s'est progressivement mué en structure de veille et de prospective.

Il organise chaque année une journée Télésanté qui réunit un millier de participants sur une vingtaine de sites reliés en téléconférence, en France et au-delà. La prochaine édition se tiendra le 29 mars 2012 avec une participation accrue de l'étranger. En parallèle, le Catel a créé une entreprise appelée Catel Accompagnement. Elle est chargée d'accompagner les projets innovants dans le domaine de la télésanté. C'est cette structure qui adhère à Images & Réseaux.

Nous sommes à l'an 1 de la télésanté

Pierre Traineau dirige l'ensemble. Lui qui participe à l'aventure depuis le début estime que la télésanté est aujourd'hui à un tournant : "Jusqu'à présent, il n'était question que de projets expérimentaux. Nous sommes à l'an 1 de la télésanté. Le véritable départ a été donné 2010 avec la loi sur la télémédecine. Nous avons recensé 300 applications existantes. Elles vont maintenant pouvoir se mettre en conformité et se disséminer." La loi prévoit quatre types d'actes médicaux : la téléconsultation, à l'exemple de cet adolescent de Belle-Île suivi à distance par un psychiatre du continent ; la télésurveillance médicale qui mesure au jour le jour l'évolution de patients tels que les insuffisants respiratoires ; la téléassistance médicale qui permet, par exemple, à une infirmière sur place de bénéficier de conseils ; et la télé-expertise médicale qui réunit des experts autour de cas particuliers. Pour le dirigeant du Catel, la télésanté évolue dans un cadre complexe qu'il est important de maîtriser : "C'est le sens de notre travail d'accompagnement des projets. Nous étudions bien sûr les aspects techniques mais aussi toutes les autres contraintes : médicales, déontologiques et juridiques. Sous oublier la faisabilité économique, car la télésanté génère des économies de transport, mais elle réclame aussi des investissements." Reste une autre question, celle de l'acceptation de nouveaux usages. Selon Pierre Traineau, pas de souci côté patients mais il existe des réticences côté professionnels : "Le médecin est prudent, et il a raison. La prudence fait partie de son métier. La télésanté pose notamment des problèmes de coresponsabilité. Il manquait un cadre juridique, c'est chose faite avec la loi. Mais il manque encore un cadre organisationnel. Et il est souvent bien plus facile de s'approprier une nouvelle technique que de changer des habitudes d'organisation." Pierre Traineau regrette d'ailleurs que cette dimension organisationnelle ne soit pas suffisamment prise en compte dans les appels à projets de recherche développement. Il espère compter un jour un projet labellisé Images & Réseaux au nombre des projets collaboratifs auquel participe le Catel. Plus sur les différents sites du Catel :

Retour au blog

Ajouter un commentaire