Le Telegramme surfe sur la vague

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De "Mobimages" en 2005 jusqu’au récent "Il était une fois 5", la liste est longue des projets R&D auxquels participe Le Télégramme. Un appétit pour l’innovation qui semble réussir au quotidien régional. Dans un secteur de la presse écrite globalement déprimé, ses résultats font figure d’exception : la diffusion du journal ne cesse de progresser tandis que le groupe Télégramme s’affirme comme un des acteurs majeurs du web au sein des médias français. Sa mutation multimédia remonte au début des années 90. Alors que certains font le gros dos à l’annonce de la lame de fond Internet, le Télégramme cherche à prendre la vague. Il répond, en 1993, à un appel à projets du Ministère de l’industrie. C’est de ce projet, déjà mené dans un cadre collaboratif, qu’est né le Télégramme sur Internet. Le journal de Morlaix devenait en 1996 le premier quotidien en France à basculer en ligne l’ensemble de son contenu.

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L’autre coup de flair est venu d’un voyage d’étude aux Etats-Unis en 1998.

Jean-Yves Chalm (*) était du voyage. Il se souvient : « Nous avons visité tous les titres de presse de la côte Est. Nos collègues américains ont tout de suite attiré notre attention sur les annonces classées, qui allaient être le premier contenu à partir sur Internet. Au retour, nous avons pris contact avec une petite société d’à peine trois mois d’existence. Elle s’appelait Régions Job ». En quelques années, Régions Job devenait le premier site d’annonces d’emplois en région avec le Télégramme pour actionnaire majoritaire aux côtés du Monde et du Nouvel Obs. Aujourd’hui, l’activité du groupe Télégramme est structurée en trois pôle : le pôle presse-édition avec plusieurs titres dont Le Télégramme, Le Journal des Entreprises, Bretagne Magazine ; le pôle publicité et communication avec aussi l’organisation d’événements comme la Route du Rhum ; et le pôle Internet et audiovisuel avec une vingtaine de sites dont letelegramme.com et regionsjob.com. La chaîne de télévision Tébéo, partenaire d'Une fois 5 est venu compléter le paysage en novembre 2009. L’ensemble emploie près de 1000 personnes pour un chiffre d’affaires supérieur à 130 millions d’euros. « C’est un pari que nous avons engagé depuis plusieurs années, » commente Olivier Clech (**), «de nous transformer d’un groupe éditeur de presse en un véritable groupe multimédia. Nous avons vocation à être présents sur tous les canaux, tous les terminaux, dans tous les domaines de l’information. Par exemple, l’application iPhone du Télégramme est actuellement en cours de validation chez Apple. Elle sera disponible dans quelques jours. Ce bouleversement, qui nous fait investir tous les compartiments de l’information, est un processus constant et loin d’être achevé .» Et Jean-Yves Chalm de conclure : « Pour nous que l’on voyait coincé à l’ouest de la bretagne, l’arrivée de l’Internet a été une ouverture extraordinaire. Au début des années 2000, la presse papier représentait 80% de notre chiffre d’affaires et 20% venait de la diversification. Nous approchons aujourd’hui de l’équilibre, c’est en tout cas l’objectif, avec 50% du chiffre d'affaires pour chacune de ces activités. » En complément, voir le site du Télégramme et celui de Tébéo. Jean-Yves Chalm(*) Jean-Yves Chalm était Directeur délégué du Télégramme jusqu’à son départ en retraite en 2007. Il est aujourd’hui consultant. En particulier, il conseille le groupe Télégramme pour les projets de R&D menés dans le cadre du pôle Images et Réseaux. (**) Olivier Clech a été très impliqué dans la modernisation rédactionnelle du Télégramme et la montée en puissance de sa dimension multimédia. Aujourd’hui, il est rédacteur en chef multimédia du groupe et directeur de Tébéo.

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