Medusa reconcilie complexite et ergonomie

Retour au blog
Medusa surveillance maritime

Un cas d'usage en forme de défi : une application de coordination tactique pour la surveillance maritime aéroportée

Rendre un système complexe simple d'utilisation. Voilà qui, par essence, n'a rien de facile. C'est pourtant l'idée directrice du projet Medusa. Il cherche à mettre au point une méthode et des outils qui permettent, dans le cadre d'applications professionnelles complexes, de concevoir des interfaces homme-machine intuitives et adaptées au besoin des utilisateurs.

"Notre volonté, c'est d'associer efficacité opérationnelle et confort d'utilisation", expose Olivier Grisvard, de Thales, coordinateur du projet Medusa. "En matière d'IHM, l'innovation va très vite. Et elle a pris un coup d'accélérateur avec l'arrivée sur le marché des interfaces tactiles, des tablettes et autres. Les utilisateurs de nos applications ont grandi avec ces technologies là. Ils ne peuvent pas se satisfaire d'interfaces de générations antérieures pour travailler."

L'originalité de Medusa, c'est d'étendre l'approche par les modèles, qui a fait ses preuves dans la conception de systèmes complexes, à l'élaboration de l'interface utilisateur. "Notre méthode place l'utilisateur au centre du processus de conception. Nous avons besoin de l'observer dans son environnement pour comprendre sa manière de travailler. L'utilisation des modèles sert à formaliser les échanges pour très vite proposer des solutions."

En plus de la méthode, Medusa développe des outils de maquettage et de prototypage rapide de la solution. L'objectif, c'est de valider les choix au plus vite par des allers-retours avec l'utilisateur. "C'est plus ou moins ce que l'on fait déjà, avec des moyens limités. L'idée c'est de formaliser et d'outiller l'ensemble de la démarche de conception."

Pour valider l'ensemble, il fallait un cas concret en environnement difficile. Ce sera la surveillance maritime aéroportée. En France, ce service est assuré par des équipages embarqués sur des avions du type Falcon 50 dotés de radars et caméras. Ils observent les routes empruntées par les navires, détectent les dégazages sauvages, surveillent les trafics de marchandise et d'êtres humains, et coordonnent les secours en cas de naufrage. Au centre des opérations, un coordinateur dispose d'une console informatique qui affiche la "situation tactique" et lui permet de contrôler les instruments.

"La nouvelle application que nous allons développer est un premier cas d'usage," précise Olivier Grisvard. "La méthode et les outils développés dans le cadre de Medusa pourront être utilisés dans bien d'autres domaines. Au-delà du projet, il est prévu qu'ils soient intégrés à une offre produit à assez courte échéance."

Medusa en bref. Durée : 36 mois. Coût : 1,88 M€. Partenaires : il réunit trois universitaires, Enac, Ensta Bretagne et Telecom Bretagne, ainsi que deux sociétés Sodius et Thales.

Retour au blog

Ajouter un commentaire