Pourquoi la France a besoin de B-com

Retour au blog

Par Vincent Marcatté, président Images et Réseaux

1. B-com est le seul IRT qui développe notre recherche et notre industrie des Télécommunications et de l’Internet du Futur

La France n'a pas les moyens d'abandonner un secteur aussi stratégique que le Numérique à l’Asie pour les technologies et à l’Amérique pour les contenus et les usages : la récente étude de Mac Kinsey montre l’apport considérable du Numérique au PIB français (72 Mds € en 2010, soit 3,7% du PIB et prévision de 129 Mds € en 2015, soit environ 5,5% du PIB).

Nous ne devons pas nous résigner au statut de "pays consommateur" alors que les enjeux industriels sur le Numérique, les Télécommunications et l’Internet du futur sont aussi énormes.

B-com englobe 12 des 17 technologies clés 2015 du Numérique identifiées dans le récent rapport du Ministère de l’Industrie.

B-com est présent sur l’ensemble de la chaîne de la valeur du Numérique et structure la filière depuis les infrastructures (réseaux), jusqu'aux contenus et aux usages, qui sont la clé des succès commerciaux.

B-com est un projet industriel avec des enjeux majeurs pour notre pays.

2. B-com concentre sur son territoire les meilleurs centres de R&D et développe un tissu de PME qui gagnent à l’International

-       Plus de la moitié de la R&D mondiale de France Télécom Orange

-       Le plus grand centre de R&D de Technicolor au monde

-       De très gros centres R&D d’Alcatel-Lucent

-       Les instituts, organismes de recherche, universités et grandes écoles qui comptent sur ces sujets : INRIA, Institut Télécom, Supélec, Université de Rennes 1, CNRS, INSA, ENSTA, UBO, …

-       Des PME technologiques acteurs majeurs de leur domaine sur le marché mondial : Teamcast, Siradel, Astellia, Ekinops, Artefacto, Archividéo, …

Dans le domaine du Numérique, la Bretagne représente plus de 50 000 emplois et est la 2ème région française dépositaire de brevets.

C’est cette concentration d’acteurs qui fait la force de B-com. Certes, il est possible de trouver des compétences au plus haut niveau mondial ailleurs en France mais elles ne bénéficient pas de cet environnement industriel complet, facteur clef de réussite dans l’innovation. Les compétences académiques tireront profit de B-com et travailleront pour B-com, comme l’indiquait Michel Cosnard.

B-com bénéficie du soutien de tous les acteurs industriels ou académiques français comme cela a pu être démontré lors de la conférence de presse du 23 mars avec la présence de Stéphane Richard (Orange), Frédéric Rose (Technicolor), Pascal Homsy (Alcatel-Lucent), Olivier Huart (TDF), Michel Cosnard (INRIA), Jean-Claude Jeanneret (Institut Télécom), Alain Bravo (Supélec) et Guy Cathelineau (Université de Rennes 1).

B-com s’appuie également sur un fort soutien des collectivités territoriales : Jean-Yves Le Drian (Région Bretagne), Daniel Delaveau (Rennes Métropole), Joël Lejeune (Lannion Trégor Agglomération) et Marc Labbey (Brest Métropole Océane) ont montré leur engagement à cette occasion.

3. B-com s’attaque à des challenges de Recherche pour devenir un leader industriel mondial

B-com est résolument positionné sur des sujets ambitieux et vise à redonner à la recherche et à l’industrie française les moyens de développer l’innovation comme cela a été réalisé par le passé avec des technologies comme MPEG, le COFDM, les Turbo-codes, les systèmes de contrôle d’accès ou l’ATM, toutes issues de laboratoires bretons.

Concevoir et développer le futur standard international pour la 5G mobile, créer les réseaux intelligents qui vont offrir 100 fois plus de débit et consommer 10 fois moins d’énergie, développer les technologies holographiques et holophoniques pour de nouvelles expériences de communication et d’accès aux contenus, accéder à un Web audiovisuel sémantique, inventer le cloud computing distribué et respectueux de l’environnement, maitriser la qualité du contenu tout au long de la chaîne quelque soit le terminal, faire communiquer les milliards d’objets des réseaux domestiques et industriels de demain, telles sont quelques unes des ambitions de B-com.

C’est par ailleurs notre capacité collective et les nouvelles générations de chercheurs qui nous permettront d’atteindre cette ambition, même si la Bretagne est déjà riche d’experts académiques ou industriels reconnus comme Claude Berrou, Annie Gravey, Albert Benveniste, Ronan Sauleau, André Seznec, Anne-Marie Kermarrec, Bruno Arnaldi, Fabrice Guillemin, Philippe Bertin, ou Stéphane Gosselin.

B-com bénéficie de fortes synergies avec le Labex Comin Labs qui est un des seuls Labex français sur le Numérique et qui est clairement le seul positionné sur l’Internet du Futur.

B-com est co-localisé avec un des nœuds du KIC ICT Labs au niveau européen.

B-com s’appuie également sur les compétences de ses fondateurs et partenaires où qu’elles se trouvent dans le monde.

4. B-com rayonne et attire

Plusieurs grands joueurs mondiaux de l’industrie du mobile, de la télédiffusion  ou des études de marché  ne s’y sont pas trompés : le potentiel de recherche et l’excellence des acteurs les a convaincus. A la création de B-com, ils sont plusieurs à nous avoir confirmé leur intention d’installer des équipes de R&D à Rennes pour travailler notamment sur la 5G mobile. Des acteurs non présents sur notre territoire ont déjà fait le choix de B-com comme l’École de Design de Nantes ou l’Université de Nantes.

Et ce n’est pas fini !

5. B-com développe une Propriété Intellectuelle qui rapporte

Parce que B-com est focalisé sur des technologies dans des standards internationaux, la propriété intellectuelle issue des travaux de B-com est la plus à même de rapporter. Notre expérience le prouve, des technologies dans des standards comme ISO/MPEG ou 3GPP créent significativement et durablement de la valeur.

Grâce au partage de meilleures pratiques et à la politique attractive mise en place, B-com et ses membres vont déposer 2000 brevets en 10 ans.

Les taux de dépôt de brevets par chercheur et par an sont de 4 pour Canon, 0,8 pour Alcatel-Lucent ou encore 0,3 pour Orange.

Notre ambition raisonnable est d’arriver à un taux de 0,8 brevet par chercheur et par an.

Pour ne citer qu’un exemple, la division Licences de Technicolor a généré en 2010, un chiffre d’affaires de 447 millions d’euros et détient plus de 40 000 brevets et applications dans le monde, dont un grand nombre issu de ses laboratoires rennais.

6. B-com est complémentaire d’un pôle de compétitivité

B-com dispose de plateformes de Recherche et d’expérimentation qui couvrent l’ensemble de la palette des besoins des partenaires, plateformes qui n’existent pas aujourd’hui. Celles-ci vont permettre aux projets décidés et pilotés par B-com de créer de la valeur en développant des technologies de pointe qui vont irriguer plusieurs marchés en aval, marchés adressés ensuite par des partenaires, clients, startups issues de B-com ou via des projets des usines à produits des pôles de compétitivité.

Ces plateformes permettent aux industriels et aux entrepreneurs de prendre des risques, de tester plus vite sans que cela ait un impact majeur sur leur rentabilité et cela leur permet finalement d’avoir le bon produit ou service au bon moment.

7. B-com est prêt à démarrer pour faire naître une nouvelle industrie du Numérique

B-com dispose déjà d’un modèle de gouvernance resserrée, d’un conseil scientifique avec des membres de renommée mondiale, de programmes et de projets définis pour les 3 premières années.

Par cette action pilotée sur base de technologies et de brevets dans les standards internationaux fortement créateurs de savoir-faire et de valeur, B-com va contribuer à la croissance des entreprises et à la naissance de nouvelles, tant pour la filière numérique que pour la filière électronique.

Ne pas créer B-com, ce serait renoncer à être un acteur mondial du Numérique, des Télécommunications et de l’Internet du Futur. La France a tout à gagner avec B-com !

Retour au blog

Ajouter un commentaire