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Décidément c’est le monde à l’envers

Sur les dernières semaines, voici les titres relevés dans trois journaux :

◊    La Tribune :

- Microsoft grimpe dans la vidéo sur Internet.

- Pourquoi Yahoo suscite à nouveau de l’intérêt.

- Microsoft et Facebook accentuent leur coopération.

◊    Le Figaro :

- Le digital sera la colonne vertébrale des médias.

◊    Les Echos :

- En 2014, le modèle économique d’Internet va se briser.

◊     Wired :

Chris Anderson, le « père » fondateur de la « longue traîne », clé de voute de l’Internet,  revient sur le devant de la scène au moment où les interrogations concernant le futur de l’Internet se font pressantes.

- « The Web is dead. Long Live the internet »

A) Dans un entretien des Echos avec Kevin Johnson (CEO de Juniper Networks) plusieurs « signaux faibles » des tendances actuelles et futures sont présents :

  • Juniper travaille sur les interfaces de programmation, les kits pour les développeurs, … pour permettre de suivre la croissance d’Internet avec une approche différente.
  • Sur une population mondiale de 6,7 milliards, les opérateurs ont su financer le déploiement de l’Internet car le nombre de consommateurs a crû sans cesse. Comment financer le passage à 50 milliards d’objets connectés alors que le nombre d’abonnés n’aura pas progressé dans les mêmes proportions et que la consommation de données verra une croissance exponentielle ? 2014 semble être l’année où les investissements nécessaires vont dépasser les capacités de financement des opérateurs.
  • Pour remédier à cette rupture :
- Les services « gourmands » en bande passante (vidéo) doivent être délivrés depuis des serveurs de proximité.
- Convergence fixe-mobile « tout IP ».
- Nouvelles sources de revenus pour des nouveaux services (les mobinautes sont plus disposés à payer que les Internautes) : triple voire quadruple play, services de mobilité sécurisés pour les entreprises, … .
- Mutualisation (cloud computing).
- Profiter de la puissance de traitement et de stockage des terminaux pour limiter les traitements et les stockages sur les serveurs.

B) Google prévoit de faire un chiffre d’affaire d’US$1Bn sur un an avec la publicité sur mobile. C’est l’un des succès de diversification de Google, qui devra cependant affronter Apple (iAd), Microsoft, Yahoo, … . Autre relais de croissance pour Google, la publicité par bannières et vidéo (display) diffusée par DoubleClick et YouTube.Pour Google le potentiel de croissance de la publicité sur mobile est immense, surtout si les plates-formes de paiement et de micro-paiement sont intégrées dans les services mobiles, amplifiant ainsi les volumes des annonceurs du e-Commerce. Il était important pour Google de faire (exceptionnellement) état de cette performance afin d’avoir accès aux grands annonceurs (budget global > 100US$M), même si 1.0Bn annuel est encore modeste par rapport aux US$7.3Bn trimestriels (3,4%).

C) L’évolution des médias à l’horizon 2020 n’écarte plus l’omniprésence des technologies et services essentiellement pour ne pas dire exclusivement numériques. « Le digital sera la colonne vertébrale des médias ». Les tendances lourdes et structurantes y sont analysées comme autant de conséquences de la « digitalisation ». Dès lors l’UDECAM – Union des Entreprises de Conseil et Achat Media – envisage deux scénarios.

Le premier baptisé « les invasions barbares » consacre la prise de pouvoir de la Silicon Valley au détriment d’Hollywood (Web centric ou modèle conversationnel). L’autre appelé « l’empire contre-attaque » (content centric ou modèle du divertissement) suppose une part suffisante de ressources publicitaires pour financer cette mutation, soit par consolidation (dans des paysages parfois trop fragmentés) soit par capitalisation.
Ces deux modèles ne sont pas opposables, ils sont superposables et c’est bien là le problème. Les Google, les Apple vont imposer un modèle Web centric alors que les grands médias vont imposer un modèle « content centric ». Gare à celui qui se trompera de modèle et qui investira à contre-emploi ou à contretemps. Ce qui départagera l’un et l’autre des modèles c’est la capacité à connaitre le consommateur dans son évolution.
D) Lentement mais (peut-être) surement, le moteur de recherche Bing monte en puissance (12% en juillet aux U.S.A.). Windows Mobile 7 est en cours de lancement, les smartphones sont en vue et même peut-être les tablettes. Microsoft revient sur le devant de la scène. L’une des dernières annonces est une coopération renforcée entre Microsoft et Facebook (500 millions d’utilisateurs dans le monde) puisque Bing va intégrer dans ses résultats le contenu et les profils du réseau social. Autre bonne nouvelle pour Microsoft, son succès (relatif) dans la vidéo sur Internet. Maintenant en 4ième position du classement établi par Comscore avec 45,5 millions de visiteurs uniques en septembre – loin derrière Google avec son site Youtube avec 144,2 millions de visiteurs uniques – mais à portée de Yahoo (54,4M) et Facebook (52,2M), surtout si on observe plus particulièrement le nombre de vidéos regardées où Microsoft (avec 282 millions) devance même Facebook (202M). 175 millions d’Internautes ont visionné 5,2 milliards de vidéos en ligne aux U.S.A. en septembre, pour une durée moyenne de 14,4 heures. 45% de la population américaine ont vu une vidéo publicitaire en ligne.
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