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Mais qu’est-ce qu’ils nous préparent ?

C’est d’abord Apple qui ouvre le bal avec l’iPad, suivi par l’armée des poissons pilotes qui disent tous qu’ils préparent des tablettes.

C’est Google qui continue, plus discrètement il est vrai, avec Android qui fête son « application store », puis c’est de nouveau Apple qui introduit  iAd sa plate-forme publicitaire (qui propose des insertions publicitaires au cœur des  applications – donc des services -, tenant compte que les utilisateurs d’iPod, d’iPhone, d’iPad passent plus de temps dans les applications que dans la navigation sur Internet), véritable invasion déclarée dans le territoire de Google (champion des liens publicitaires) et de Yahoo (champion des publicités dans les sites).

On parle à peine de RIM (que viserait Microsoft) qu’HP rachète Palm.

Mais que nous préparent-ils ?

L’avènement de l’Internet mobile ? Non mieux que cela. Nomade ? Non, encore mieux. Ambiant, c'est-à-dire omniprésent, partout, à chaque instant, pour toutes les activités.

Le téléphone restera le téléphone, il servira à téléphoner (peut-être un jour à visiophoner), c'est-à-dire à prendre contact de vive voix pour se donner des nouvelles très courtes (t’es où ?) ou au contraire pour des nouvelles très longues.

Mais il s’agit de communications personnelles, où les deux interlocuteurs se connaissent et souhaitent converser ensemble.

Puis il y aura l’autre type d’interaction, impersonnelle, où quelqu’un souhaite qu’une information (la même pour tout le monde) lui soit fournie – programme de cinéma, itinéraire, horaire de train, de bus, … - .

Enfin dernier type d’interaction, personnalisée, où l’information échangée est un acte personnel, individuel (éventuellement entre un site et une personne).

Mais il y a une autre façon de voir les interactions : soit le terminal (fixe ou mobile) est le point d’accès pour la navigation sur le Net, soit le terminal est le point d’accès à un service ou à une application.

Dans le premier cas, les fonctions éditoriales sont simples (moteur de recherche, wiki, médias numériques, …).

L’accès est donc primordial. Pouvoir accéder, sans délai à toutes les informations nécessaires, d’un côté et pouvoir donner accès au monde entier à ses propres informations de l’autre côté est ressource essentielle, surtout lorsqu’elle est « relativement » peu couteuse et peu complexe.

Dans le second cas les fonctions éditoriales sont plus complexes puisqu’il peut s’agir de jeux, d’application stores, de kiosque de musique, de kiosque vidéo (iTunes), … . Mais là encore pouvoir donner accès au monde entier à ses services et ses applications ou avoir recours à des milliers de développeurs pour rendre ces services et ces applications utiles et faciles à utiliser (voire à développer) et encore une fois à moindre coût, est une ressource essentielle.

Dans tous les cas la clé est le modèle financier ce qui va impliquer de profonds changements. Soit le service, l’application est payante et il faudra alors disposer d’une logistique de paiement (de micro-paiement) sure et fiable (mais donnant alors la possibilité à tout un chacun de devenir une micro-banque), soit le service, l’application est gratuite et il faudra disposer d’une logistique publicitaire efficace (à la fois régie et mesure de performance).

Or la consommation, l’utilisation de ces applications et de ces services ne tiendra plus compte du lieu de consommation.

Il faut pouvoir disposer des mêmes services et des mêmes applications quel que soit l’endroit où ils sont nécessaires, voire même rendre le même type de services, dérouler la même application en tenant compte du lieu ou ce service est rendu (géo-localisation par exemple).

Comment entrer dans ce marché ?

Aujourd’hui plusieurs solutions ont été mises en œuvre :

  • Fabricants de terminaux : Nokia, leader mondial a « loupé » le virage des smartphones, laissant la place à Apple, RIM, quelques fabricants asiatiques ambitieux (LG, Samsung, … les mêmes que pour la télévision HD, 3D, …), Palm, ..., Archos.
  • Constructeurs informatiques (HP, Dell , Acer, …) :  l’informatique grand public pour l’un (HP ), les services pour bon nombre d’entre eux, les serveurs, … sont des mondes qui ne sont pas voisins et pour aller vite, il est préférable soit de tisser des alliances soit de jouer la croissance externe, d’autant plus que l’époque s’y prête et que l’acquisition d’une base de clientèle, d’une part de marché est un facteur favorable.
  • Grande société d’informatique (Microsoft, Google, Yahoo,  Oracle, …) : là encore le fossé entre le métier historique et les nouveaux métiers est un facteur clé, même si le rattrapage est encore possible, il est pour le moins incertain (Windows Mobile, Bing, Android, Google Phone, … ne sont encore que des preuves avérées d’un début de succès).

Chaque acteur pense pouvoir maitriser seul la totalité de la chaîne de la valeur, alors que celle-ci devient de plus en plus complexe et fait intervenir des métiers de plus en plus étendus (industries créatives, industrie des services, industrie des terminaux, industries des équipements, …). Aucune tentative d’intégration tout au long de la chaîne de valeur n’est aujourd’hui un succès réel.

Pire certaines tentatives se sont soldées par des échecs mettant en péril les entreprises qui s’y sont lancées  (AOL – Time Warner, Vivendi, …).

Les partenariats ne donnent pas encore des résultats appréciables.

Les nouvelles récentes renforcent encore ce sentiment d’incertitude :

< Les Echos du 23 avril 2010> http://www.lesechos.fr/info/comm/020494894024.htm où la télévision mobile personnelle verra le jour au second semestre 2011 pour 50% de la population.

<Le Figaro du 4 mai 2010> témoignant du renforcement de la presse américaine sur le Web.


<Les Echos du 4 mai 2010> relevant que l’Internet mobile fait bouger les lignes.

<Les Echos du 30 avril 2010 > explicitant la stratégie d’HP dans les smartphones.

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