ZOOM AVANT Ndeg18 - competitivite - attractivite - innovation

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Ce numéro de ZOOM AVANT est publié dans un format inhabituel.

Un gros dossier sur les "pistes" de la compétitivité, de l'attractivité et de l'innovation compile les différents documents sortis sur ce sujet. Ces documents font partie de la bibliothèque mise à notre disposition pour identifier les meilleures pratiques en matière de compétitivité, les classements établis par les institutions indépendantes, les clés de l’innovation, les classements correspondant aux critères de succès pour l’innovation, ainsi que les différentes pistes où aller pour rencontrer les domaines d’innovation de notre champ des technologies numériques de l’information et de la communication.

En lisant ce dossier, on pourra identifier ce que pourraient être les thèmes stratégiques à aborder pour le futur pôle ou le futur IRT. Cette démarche est cependant « top-down », elle ne montre que les thèmes les plus prometteurs, sans se soucier de ce qui est possible ou faisable à partir du pôle ou de l’IRT (démarche bottom-up) compte tenu des compétences qui s’y trouvent.

Chaque document ayant contribué à cette approche est par ailleurs répertorié, afin que le lecteur puisse se faire sa propre idée.

Ce dossier ZOOM AVANT ne comprend pas moins de 20 dossiers (il n’y aura pas d’interrogation écrite).

Innovation, attractivité, compétitivité (Résumé)

* Les géographies de l’innovation, de la valeur ajoutée et de la croissance (1) se confondent.

Une première conclusion sera de mettre en place des écosystèmes couvrant une grande partie de la chaîne de la valeur, de choisir les activités à forte valeur ajoutée (notamment celles qui couvrent l’intégration du composant au système, de la technologie à l’application) et de rechercher des implantations géographiques où se développe une grande capacité d’innovation.

L’innovation étant affaire d’interactions, la diversité n’est pas un obstacle et la fertilisation croisée entre filières (mais à masse critique suffisante) est également un facteur positif.

Une deuxième conclusion sera de prendre part à cette émergence des nouveaux marchés qui viendront irriguer les communications fixes et mobiles, c'est-à-dire nouveaux contenus, nouvelles applications et nouveaux services. L’innovation se sera plus exclusivement technologique et le champ technologique sera ouvert aux technologies de créations de contenus et d’applications, aux technologies de stockage, d’indexation, de recherche, de distribution, … .

* La géographie de l’innovation devient plus « locale » puisque contenus, applications et services seront fortement « locaux ».

Une troisième conclusion sera de s’intéresser en priorité à l’industrialisation de la production de contenus, d’applications et de services, c'est-à-dire à l’ingénierie de l’innovation. « Storytelling », ‘Service Design », « Design Thinking », … déjà largement abordés par les grandes universités américaines (MIT, Berkeley, Stanford, Carnegie Mellon, …) et relativement moins par les grandes universités européennes, devraient venir à l’appui des nouvelles plates-formes de développement que tous les équipementiers de la chaîne de la valeur (TIC – audiovisuel – société numérique) vont devoir mettre en place.

Opposer industrie manufacturière et industrie des services n’est plus d’actualité (notamment dans cette chaîne de la valeur) puisque la preuve est faite que la tendance prédominante est l’intégration entre terminaux et contenus, entre réseaux et services, entre applications et usages.

La (re)montée dans la chaîne de la valeur (ou la montée en valeur ajoutée – modèle de spécialisation « allemand » -) est à ce prix et qu’il n’y aura d’industries manufacturières fortes qu’accompagnées par des industries de services correspondantes (et réciproquement). Cette possibilité de ré-industrialisation est déjà largement abordée.

* La géographie de l’industrie devra venir se superposer à celle de l’innovation.

Sur ce point, il semble que la conclusion soit de s’orienter vers des marchés de niche (toujours à forte valeur ajoutée), puisque l’évolution de l’Internet du Futur, notamment pour les pays développés, ira dans ce sens (des masses de marchés de niche). Les « screenagers », autre terme pour désigner les « digital natives » privilégient les interactions courtes (SMS, IM, Tweet, …), fréquentes, sur des écrans « nomades » - même à domicile – et sur une information partagée fortement multimédia. La télévision traditionnelle, la radio traditionnelle, la musique, les « news » étant en « fond d’écran », prétextes à ces interactions.

* L’innovation sera multimodale, où interactions et contenus se superposeront, se chevaucheront, créant ainsi un « panier » (mash-up) d’applications et d’usages.

Il faut tout d’abord jouer sur les avantages compétitifs de l’Europe puis les « apprivoiser » localement :

o L’Europe c’est d’abord le premier marché mondial pour les pays développés.

o L’Europe c’est aussi la diversité dans un monde diversifié.

o L’Europe c’est le continent de l’individualisme dans un monde où l’individu devient la référence (« nous sommes des milliards à être uniques »).

o L’Europe c’est le continent des marchés de niches dans un monde où le marché de masse n’est plus d’actualité. Les marchés de masse sont « morts » (2) , ils sont remplacés par des masses de marchés de niche (mass customisation).

* Il est incontestable qu’Internet est l’un des facteurs de la croissance, même si la période récente a considérablement ralenti les effets constatés auparavant. Ce ralentissement est probablement à mettre au compte du défaut d’investissement d’une part, notamment dans les petites structures, conjugué à une moindre mobilisation pour introduire Internet dans les rouages de ces petites structures (plus faible capacité à adopter et à exploiter les technologies numériques).

* La taille n’est totalement déterminante, même « petit » un pays peut postuler aux meilleurs classements.

* Dans la filière de l’Internet l’amont est le résultat de l’aval. Seule une augmentation de l’usage permet une augmentation de l’écosystème de production

* L’Internet du Futur sera mobile, social et local.

* La géographie de l’innovation rejoint la géographie locale, la géolocalisation, l’usage et l’utilité immédiate.

* L’innovation peut également venir de la « localisation » nécessaire des informations, des contenus, des applications, avec ce que cela comporte en matière de sécurité, de fiabilité, … et surtout ce que cela comporte de coopération entre nuages, à l’envers de ce qui se dessine aujourd’hui, où les grands acteurs du nuage sont précisément ceux qui développent des écosystèmes propriétaires. Passer d’un nuage à un autre pour « marier » deux contenus, deux applications afin d’enrichir l’un par l’autre et faire jouer l’interaction des idées, de la connaissance, de l’imagination.

Si l’informatique en nuage est un facteur de développement, elle pourrait être un facteur de développement local, à condition d’engager un processus d’innovation permettant de résoudre les problèmes d’interconnexion entre nuages, d’interopérabilité, de distribution, de sécurité et de confiance numérique, … .

* Par ailleurs le territoire d’Images & Réseaux est l’un des seuls en Europe à offrir un véritable écosystème allant de l’informatique aux télécommunications et à l’audiovisuel, tout au long de la chaîne de la valeur, des outils à l’interaction en passant par la création et la production, la distribution.

L’Europe de la R&D retient dans les 15 premières régions, 2 régions en France, 4 régions en Allemagne, 3 au Royaume Uni. Il est alors incontestable que la France gagnerait à inscrire une 3ième région parmi le top 15 européen.

une structure industrielle qui privilégie les petites structures locales, s’appuyant sur les marchés locaux et n’ayant pour ce faire que peu de nécessité d’aller à l’exportation, de se doter de moyens numériques pour les activités marketing, commerciales, d’approvisionnement , de gestion, de production, … serait probablement l’une des raisons d’une perte de compétitivité et est donc pour cela à proscrire. A cette vocation locale doit s’ajouter impérativement celle de la confrontation internationale et de l’accès au marché mondial.

* La mise en place d’écosystèmes performants, au sein d’une filière, où les grands acteurs coopèrent entre eux et avec les ETI et les PME de la filière, y compris pour les efforts collaboratifs de R&D et d’innovation, est une réponse efficace, qui a besoin des grands groupes ET des PME.

Si l’innovation est un effet de l’interaction des connaissances, des savoirs et des idées, alors la proximité et la densité sont des facteurs favorables (mais aujourd’hui la proximité et la densité sont « distendues »).

(1) La croissance est parfois l’indicateur de rattrapage, sans grand rapport avec l’innovation et la valeur ajoutée.

(2) Titres de bon nombre d’articles parus entre 2004 et maintenant constatant une disparition annoncée du « mass marketing » au profit d’une « mass personalisation »»

Seront référencés ou analysés les documents suivants :

0 – let’s choose growth [UK GOV]

1 – compétitivité [M.Levy pour l'AFEP]

1 – l’approche de la competitivite

2 – EU innovation scoreboard

3 – territoires et innovation [DATAR ANR CDC]

4 – connected kingdom [BCG]

4 – digital economy rankings 2010 [THE ECONOMIST]

4 – impact d’Internet

4 – Internet matters

4 – internet matters full report

4 – Net dividend

5 – economie numerique et croissance [REXECODE]

5 – economie numerique et croissance [REXECODE] resume

6 – investissements directs etrangers et performances des entreprises [CAS]

7 – nouveaux modeles de croissance – resume [CAS]

7 – nouveaux modeles de croissance [CAS]

8 – innovation et competitivite des regions [CAE]

9 – les grandes entreprises francaises et l’Open Innovation [BLUE NOVE]

10 – technology metabolism index [INTEL]

11 – made in the USA [BCG] article

11 – reindustrialisation des Etats Unis

12 – cloud big data and smart assets

12 – cloud en 2015

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