SVC4QOE, la reception mobile optimisee

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Le projet SVC4QOE s'est terminé avec l'année 2011. 27 mois d'efforts conjugués de 9 partenaires réunis autour d'une même idée : démontrer le potentiel d'une combinaison entre codage vidéo SVC et mesure de qualité d'expérience (QoE) pour la diffusion de contenus audiovisuels dans un contexte de mobilité.

D'un côté, le SVC (Scalable Video Coding) est une norme de compression vidéo qui intègre plusieurs qualités d'images dans un même flux grâce à une structure en couches. "Le SVC est une réponse à l'hétérogénéité des réseaux et des terminaux", explique Alain Untersee, coordinateur du projet pour le compte de TeamCast. "Prenons l'exemple d'une chaîne de télé qui diffuse en SD et en HD. Aujourd'hui, elle est contrainte de diffuser séparément les deux flux. Ce qui n'est pas optimal. Avec le SVC, elle ne diffuserait plus qu'un seul flux, chaque terminal choisissant la qualité qu'il est capable d'afficher."

De l'autre, la QoE (Quality of Experience) est une technique naissante, pleine de promesses. Elle tente de mesurer la qualité de l'image telle qu'elle sera perçue par l'utilisateur. Elle calcule par exemple le degré de gêne qu'engendrent des perturbations de l'image ou du son. "C'est le rêve de tous les opérateurs", observe Alain Untersee, "que de disposer d'outils automatiques capables de donner en temps réel un avis comparable à celui d'un observateur."

L'originalité du projet SVC4QOE tient à l'association étroite de ces deux techniques jusqu'alors étudiées de façon totalement séparées. "On a fait la preuve par une démonstration sur le terrain, dans les environs de Rennes, de l'intérêt de coupler SVC et QOE. On l'a fait sur un réseau de diffusion de télévision numérique de deuxième génération, DVB-T2. Mais c'était tout aussi envisageable de mettre en œuvre cette technique sur un réseau mobile 3G ou 4G."

L'un des cas d'usage étudiés était celui d'un utilisateur mobile qui suit un événement. Avec SVC4QOE, le terminal est capable de privilégier la fluidité de retransmission au gré des déplacements. Il réduit la définition de l'image lorsque les conditions de réception se dégradent, puis la rétablit dès que le signal s'améliore.

Pour Alain Untersee, il reste du chemin à parcourir pour qui voudrait s'y engager : "On a rempli notre objectif en mettant en évidence les bénéfices que l'on peut attendre. La combinaison des deux techniques offre une qualité d'image optimale tout en limitant les coûts d'infrastructures et de fonctionnement. Mais on est encore loin du terminal opérationnel. Pour les besoins du projet, le décodeur SVC et la QoE étaient deux briques séparées qui dialoguaient entre elles. Mais il est clair que, dans l'idéal, il faudrait que ces deux briques soient intimement liées."

SVC4QOE en bref

  • Le projet réunissait 9 partenaires, dont 4 laboratoires - Inria Rennes Bretagne Atlantique, Insa (IETR), Telecom Bretagne, Université de Nantes (IRCCyN) - et 5 industriels : AccepTV, Degetel, TDF, TeamCast et Thomson Video Networks.
  • Durée : 27 mois
  • Appel à projets : FUI 8

Pour en savoir plus : svc4qoe.com
À noter que SVC4QOE sera l'un des projets en compétition des prochains Trophées Loading the Future, le 25 octobre, à Nantes.

L'équipe SVC4QOE s'active autour des tests en laboratoire

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