Le CINQ, un cluster cousin du Quebec

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Venu tout spécialement de Montréal pour les Trophées Loading the Future, Pierre Proulx, a vécu une journée du 25 octobre particulièrement chargée. Membre du jury le matin, il donnait l'après-midi une conférence sur le CINQ, le Consortium en Innovation Numérique du Québec qu'il dirige depuis sa création.
Avant son départ, il a encore trouvé le temps de répondre à quelques questions sur le CINQ, Images & Réseaux et les perspectives de collaboration. Des impressions et réflexions à chaud qui complètent son exposé, par ailleurs disponible en intégralité en podcast sur Neweez.



Le CINQ et Images & Réseaux ont beaucoup de points communs. Après une journée comme celle-ci, sur lesquels insisteriez-vous ?
Pierre Proulx. Les similitudes sont évidentes : ce sont les mêmes acteurs, le même type d'entreprises, la même envie de collaborer. Nos deux structures sont pratiquement identiques.
Surtout, les gens réfléchissent de la même manière. C'est une pensée qui m'est venue en participant au jury. On se pose exactement les mêmes questions : Qu'est-ce qui est innovant ? Qu'est ce que le projet va amener de nouveau pour les gens ? Est-ce qu'il existe quelque chose de comparable ailleurs ? On a les mêmes réflexes. C'est sans doute propre au secteur du contenu interactif.

Et quelles différences mettriez-vous en avant ?
PP. Chez nous le volet Réseaux correspond à un autre consortium de recherche et d'innovation. Le CINQ est vraiment centré sur l'image et les technologies médiatiques : les jeux vidéos, le cinéma et la télévision numérique, les arts de la scène, les plateformes mobiles et les médias interactifs.
Pour le reste, les outils sont légèrement différents. Par exemple, le CINQ gère directement l'argent destiné aux projets collaboratifs alors qu'ici c'est l'État qui le fait.

Quels seraient les ponts possibles entre les deux structures ?
PP.  Les projets collaboratifs ! J'ai vu ce matin plusieurs projets tout à fait comparables aux nôtres. La plupart étaient très innovants, très emballants, avec des partenaires solides. Il y aurait des jumelages possibles chaque fois que l'expertise existe déjà dans l'autre structure.
Administrativement, je pense que c'est faisable. À condition de se partager la facture, chaque structure finançant la partie de R&D qui se passe sur son sol. Pour l'instant, nous n'avons rien entamé, mais ça me paraît possible.

Vu d'ici, le Québec est une porte vers l'Amérique du Nord. C'est aussi votre perception ?
PP. Absolument ! C'est d'ailleurs l'idée que nous cherchons à faire passer : "Installez-vous au Québec, à mi-chemin entre l'Europe et la côte Ouest." Et c'est la réalité, nous sommes habitués à travailler le marché américain. Nous sommes tout petits, à peine huit millions d'habitants. Chez nous, dès qu'on sort un produit, on vise tout de suite l'international. Nos entreprises exportent à 90%. Ubisoft est un bon exemple d'entreprise française installée chez nous. Son plus gros studio de développement est à Montréal.

L'autre possibilité, c'est le partenariat entre sociétés : toi, tu es déjà bien installé sur le marché européen ; moi, je fais la même chose pour l'Amérique du Nord. Chacun peut travailler de son côté sans nécessairement traverser l'Atlantique pour s'installer. La difficulté, c'est de trouver le bon partenaire avec lequel on pourra construire une synergie. Pour les PME, il vaut mieux trouver une société d'une taille comparable avec laquelle elle pourra agir en toute confiance.

Ces liens vous paraissent faciles à créer ?
PP. Je trouve ici une chaleur, une convivialité qui font que les relations sont plus faciles que n'importe où ailleurs. Entre nous, ça fonctionne tout de suite, ce qui est très important. Faire des affaires, c'est d'abord créer des liens avec les gens.

Pour en savoir plus :

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