Toujours plus haut : Digitaleo

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Le jeune dirigeant de Digitaleo, Jocelyn Denis, démarre l'année 2013 en visant les 10 M€. (photo Simon Bourcier)

Digitaleo est une start-up qui ne peut pas laisser indifférente. Par l’histoire de son créateur, Jocelyn Denis, qui a démarré seul dans un grenier. Par l’esprit pionnier qui anime l'entreprise, puisque le marketing mobile n’existait quasiment pas à ses débuts, en 2004. Par l’ampleur de sa réussite actuelle : 5,8 M€ de chiffre d’affaires en 2012, en progression de 80%. Et par l’affichage de ses ambitions : Digitaleo vise la barre des 10 M€ dès 2013, et situe son horizon 2016 aux environs de 50 M€.

Pourtant Jocelyn Denis se dit prudent. « Il m’a fallu deux ans pour décider une première embauche. Et j’ai toujours cherché la croissance saine en développant l’entreprise à 100% sur ses fonds propres. Par contre, je n’ai jamais recherché le résultat à court terme. Depuis le début, Digitaleo réinvestit 20% de son chiffre d’affaires en R&D. »

Le marketing multicanal

Digitaleo s’est construite sur une intuition : le mobile, cet objet qui avait fait sa place dans nos poches, allait devenir un outil clé du marketing. Le jeune entrepreneur – Jocelyn Denis a 28 ans en 2004 - fait appel à une SSII pour développer une solution de relation client par SMS. Il découvre en prospectant dans les environs de Rennes que les concessionnaires automobiles sont intéressés. L’entreprise trouve là son premier marché. Mais le véritable décollage aura lieu en 2009 avec l’arrivée des smartphones. "C’était la voie ouverte au marketing digital et multicanal. Quand j’ai vu cela, j’ai tout de suite compris qu’il fallait y aller."

Aujourd’hui, Digitaleo compte 2500 clients qui utilisent toutes les possibilités du numérique pour entretenir et enrichir leurs relations client. Un exemple : une enseigne de la distribution lance une campagne de promotion par SMS, le message renvoie vers un site mobile, site sur lequel la lecture d’un code barre ouvre droit à une réduction… Pour Jocelyn Denis, l’objectif est clair : "Il s’agit d’amener le client jusqu’au magasin. Avec 10% de retour en moyenne et 36 € de panier moyen, une campagne sur 5000 prospects génère 18 000 € de chiffre d’affaires. Pour l'enseigne, le retour sur investissement est énorme."

Inspiration côte Ouest

Jocelyn Denis confie volontiers son admiration pour la Silicon Valley et les pratiques innovantes qu’il y a observées. Le personnel – 55 personnes aujourd'hui, 15 recrutements en cours – est organisée en villages. "Les gens du marketing, de la R&D et de l'exploitation qui travaillent sur un même projet sont dans la même pièce, autour de la même table. Ils communiquent toute la journée, sans hiérarchie particulière. Chaque village fonctionne en autogestion. De manière générale, c'est important que les gens donnent leur point de vue, et pas seulement sur leur spécialité. Ici, on est amené à participer aux recrutements, ou bien à s'exprimer sur la stratégie. Un projet d'entreprise ne se résume pas à un chiffre d'affaires, c'est une aventure collective."

Dans un an, Digitaleo quittera Bruz pour s'installer dans ses nouveaux locaux de La Courrouze, en périphérie de Rennes. "Le lieu est superbe. C'est un ancien atelier fait de charpente métallique et de verrières. L'idée, c'est de le transformer en un espace ouvert, tourné vers le numérique. Un endroit de rencontre et de créativité autour de Digitaleo. Avec, pourquoi pas, de l'essaimage, du co-working. On peut tout imaginer."

Vers la recherche collaborative ?

Membre d’Images & Réseaux, Digitaleo n’a pas eu encore l’occasion de s’engager dans un projet. "C’est ça la difficulté des PME ; on ne peut pas être sur tous les fronts. Mais la recherche collaborative fait partie des pistes que nous voulons explorer. Je pense notamment à la vidéo interactive. Ça m’intéresserait de travailler là-dessus de façon à l’intégrer dans nos produits et ajouter un élément différenciant."

Plus sur le site de Digitaleo

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