Impact positif des poles et des projets FUI sur la R&D et l'emploi

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Dans son 4 pages du mois d'avril 2013, la Direction Générale de la Compétitivité, de l'Industrie et des Services (DGCIS) publie les résultats d'une étude menée avec l'INSEE sur l'impact des pôles de compétitivité et des projets financés par le FUI sur les dépenses R&D, l'emploi et l'activité. La politique des pôles et leurs projets FUI "auraient accrû, sans effet d'aubaine, les dépenses totales en R&D des PME et ETI qui y participent." 

Les pôles de compétitivité ayant pleinement joué leur rôle en permettant à leurs membres de mieux bénéficier de l'ensemble des dispositifs de soutien public à l'innovation. Au total 1 186 projets ont été financés par le Fonds Unique Interministériel (FUI) entre 2005 et fin 2012.

L'évaluation menée avec l'INSEE a permis d'apprécier l'effet de la politique des pôles de compétitivité sur les entreprises qui y participent. Effort de R&D, création d'emploi lié à la R&D, chiffres d'affaires, ... les chiffres sont révélateurs d'un impact positif. Ainsi les entreprises impliquées dans des projets FUI réalisent en moyenne 5 fois plus de R&D que celles hors des pôles, avec une dépense supérieure de 100 000 euros par an en moyenne. Par ailleurs les entreprises des pôles auraient en moyenne 0,7 emploi de plus consacré à la R&D. "Au total, un millier de personnes à temps plein consacrés à la R&D auraient été employées en plus, de façon pérenne, du fait de la participation des entreprises du champs étudié aux pôles".

La DGCIS souligne également les effets induits, plus difficilement quantifiables, des pôles et des projets collaboratifs du FUI tels que le développement de synergies sur les projets de recherche, donc de mutualisation et de rationalisation des dépenses; ou encore la création d'un environnement propice à la recherche.Sans compter sur l'augmentation d'environ 50 000 euros par an en moyenne d'investissement privé pour les entreprises des pôles. Les pôles de compétitivité ont donc un effet levier non négligeable et "accélèreraient la croissance des entreprises, voir la création d'emplois non liés à la R&D, bien que ceci ne soit pas mesuré dans l'étude".

Le document soulève néanmoins quelques verrous comme les partenariats privé-privé et privé-public pas assez importants, des croisements de filières et des synergies encore méconnues pour les acteurs économique.

Enfin la DGCIS s'appuie sur ces résultats positifs pour rappeler que la nouvelle pahse de la politique des pôles, dite phase 3, annoncée le 9 janvier 2013, est centrée sur "le renforcement des retombées économiques des politiques" mises en place. Parmi les grands axes : "favoriser l'émergence de produits et de services innovants à l'issue des projets de R&D", "accroître l'impact de la R&D en matière de chiffre d'affaire et d'emploi", avec un suivi attendu des projets "jusqu'à leur industrialisation", et un "renforcement des activité d'accompagnement des PME". Avec un objectif unique : "faire des pôles des "usines à produits d'avenir" à l'effet économique accrû". Des orientations sur lesquelles Images & Réseaux est en train de travailler dans le cadre de sa feuille de route stratégique phase 3.

Pour en savoir plus : le document complet 4p-n23-pole-competitivite-avril2013.pdf

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