Tourisme mobile - quels usages et quels services ?

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Le dernier Mobile Monday, organisé par la Cantine numérique rennaise et Rennes Atalante, était consacré au tourisme mobile. Après quelques présentations d’exemples, le débat s’est concentré sur l'utilisation et surtout la promotion de ces services sur mobile. « Beaucoup d’argent investi pour peu de retours », c’est le bilan que fait Caroline Pionnier, responsable webmarketing et Tic du Comité départemental du tourisme 35, du développement du m-tourisme. Pourtant, cela n’a pas empêché de nombreux comités régionaux du tourisme (CRT) d’investir dans ce secteur, notamment pour la création de « pages jaunes » locaux regroupant les bonnes adresses. Elle chiffre ainsi à « 10 à 50k€ » le prix des applications achetées par plusieurs CRT, à l’exception du sien. En Ille et Vilaine, le comité s’oriente en effet plutôt vers du géocatching, afin de développer l’aspect ludique. Cette démarche rappelle celle de la société Regards, qui a développé l’application les Mystères de Rennes. Son objectif était de « faire revenir les jeunes dans les musées » d’après son directeur marketing. Si le modèle peut « se décliner dans différentes villes », il a surtout mobilisé avec un jeu concours éphémère. Un aspect intéressant qui montre qu’on « peut dynamiser autour d’un événement », pour faire parler de l’application. C’est d’ailleurs « la communication » qui est pointée par Caroline Pionnier pour expliquer les faibles retours. Bien souvent il n’y a en effet, « pas de budget promo »de prévu pour le développement de ce type d’opération.

Un besoin de stratégie globale

Yannick Le Duc, de la société Mobizel, estime de son côté « qu’on ne sait pas faire de la promo ». Son entreprise a développé l’application « la Loire à vélo » pour le CRT d’Orléans. Un outil qui permet aux cyclistes d’avoir des outils de navigation et de bons plans. Le problème dans ce cas est que la promotion a été confiée à une agence, qui a développé une approche classique pour une appli mobile. La Loire à vélo est ainsi apparue dans le top 10 de l’Apple Store, mais sans retour en terme d’utilisation. Pour le PDG de Mobizel il vaudrait mieux faire de la promo « avec du numérique sur place ». Par exemple, une « sensibilisation des agents du tourisme » qui sont sur le terrain. Ces derniers sont en effet rarement sensibilisés à ces nouvelles fonctionnalités. De son côté, la responsable webmarketing du CDT 35 évoque « des services dé-corrélés » avec « d’un côté la com’ et de l’autre les TIC ». Dans ce contexte, elle pose la question de « l’intérêt à développer des applis pour des hôtels ou restaurants » car d’autres le font. En revanche, elle préfère la démarche de Bookbéo, qui a développé un site mobile « Brest et vous », avec une approche « gadget mais ludique ». La clé serait-elle justement dans la création de sites adaptés aux tablettes et téléphones, plutôt que des applis ? Pour, Yannick Le Duc « les fonctionnalités ne sont pas les mêmes ». Une application n’a par exemple « pas besoin de réseau ». Au final, il conseil donc de « ne rien faire » plutôt que « d’investir à minima ». Notamment pour faire connaître ces nouveaux outils. Crédit photo : © Scanrail - Fotolia.com

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