Quel est l'etat du marche des telecoms ? Chiffres clefs 2013

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Le marché des communications électroniques, fixe et mobile est un marché essentiel pour la filière des TIC. Les chiffres clefs publiés récemment par l'ARCEP révélent une forte croissance des modules et une baisse tendancielle des prix. Il n'en reste pas moins que sur le 1er trimestre 2013, la France comptait 73,670 millions de clients au téléphone mobile, soit 4,2 millions de clients supplémentaires en un an (+ 6,0 %). Le taux de pénétration atteint 112,4 % au 31 mars 2013, contre 106,5 % il y a un an. Quel est l'état du marché des communications électroniques ? Profitons de l'été pour faire le point sur les chiffres de l'ARCEP. 

Synthèse

Le revenu total des opérateurs de communications électroniques sur le marché de détail s’élève au quatrième trimestre 2012 à 10,5 milliards d’euros hors taxes, en baisse de 4,7% sur un an (soit comparé au quatrième trimestre 2011*). Le revenu des seuls services de communications électroniques sur le marché final (déduction faite des revenus annexes des opérateurs) est de 9,6 milliards d’euros, en repli de 5,4% sur un an. Le trafic de téléphonie fixe et mobile (60,5 milliards de minutes) s’accroît de façon soutenue depuis le début de l’année 2012 (+7,9% en un an au quatrième trimestre, soit 4,4 milliards de minutes supplémentaires) grâce à la forte expansion du trafic de téléphonie mobile (+22,0% en un an, le taux le plus élevé constaté en huit ans). Le volume de données échangées sur les réseaux mobiles poursuit sa croissance sur un rythme annuel de +70%, la progression du nombre de SMS atteint +20% en un an (+8,0 milliards de messages par rapport au quatrième trimestre 2011). Le marché de détail se caractérise ainsi par une baisse des revenus en valeur, par une forte croissance des volumes et par une baisse tendancielle des prix**. Tous les résultats détaillés ici.


Le marché des communications électroniques (en millions d’euros HT)
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Source ARCEP

Les services sur réseaux fixes : ce qu'il faut retenir

  • Le nombre d’abonnements à un service téléphonique sur les réseaux fixes (39,3 millions au 31 décembre 2012) se réduit sur un rythme annuel régulier de 1 à 2 % par an depuis le milieu de l’année 2010.
  • Les abonnements téléphoniques sur l’accès haut débit (22,2 millions) représentent la majorité des abonnements fixes (56%, +4 points en un an) mais le rythme annuel d’accroissement de ces souscriptions (+1,4 million au quatrième trimestre 2012) qui s’est affaibli, ne compense pas le reflux du nombre d’abonnements téléphoniques sur des accès bas débit, qui se poursuit sur un rythme supérieur à deux millions par an.
  • A l’inverse, le nombre de lignes fixes avec un unique abonnement en voix sur large bande (VLB) s’accroît et représente à présent plus de la moitié des lignes fixes (52%, +6 points en un an). Le dégroupage total, qui bénéficie de cette expansion continue, atteint le seuil de dix millions de lignes (+1,1 million en un an à fin décembre 2012). 
Le nombre d’accès internet à haut et à très haut débit (ADSL, câble, fibre...) atteint 24,0 millions au 31 décembre 2012.
  • Le revenu des services fixes (téléphonie et internet sur le réseau fixe) est orienté à la baisse depuis la fin de l’année 2010 (-2,2% sur un an au quatrième trimestre 2012, à 3,9 milliards d’euros).
  • L’ensemble du trafic de téléphonie fixe (communications depuis les postes fixes, publiphonie et cartes) s’élève à 27,8 milliards de minutes au quatrième trimestre 2012 (-5,1% sur un an).

Les services sur réseaux mobiles : ce qu'il faut retenir

  • Le nombre de clients des services sur réseaux mobiles (nombre de cartes SIM en service) augmente de 4,6 millions en un an et atteint 73,1 millions à la fin du quatrième trimestre 2012.
  • Le taux de pénétration, calculé comme le ratio du nombre de cartes SIM sur la population française, est de 112,1% à fin décembre 2012. L’arrivée en janvier 2012 d’un quatrième opérateur de réseaux mobiles, positionné uniquement sur le segment des forfaits, a contribué à accélérer la croissance sur ce marché au détriment de celui des cartes prépayées. Il a également participé au développement des offres forfaitaires libres d’engagement (un abonné sur trois en décembre 2012), à la hausse des volumes et à la baisse des tarifs des services mobiles. 

  • La croissance annuelle du nombre d’abonnements « voix » et « voix-data » n’a jamais été aussi élevée qu’en 2012 (+10,5% en un an au quatrième trimestre 2012, soit +4,5 millions de clients supplémentaires).
  • Le revenu des services mobiles (4,2 milliards d’euros HT au quatrième trimestre 2012) baisse depuis le deuxième trimestre 2011. Le recul enregistré sur l’année 2011 s’explique en partie par l’augmentation de la TVA pour les services d’accès audiovisuels que les opérateurs mobiles ont choisi de ne pas répercuter sur la facture TTC de leurs clients, mais aussi par le développement des offres forfaitaires sans engagement à des tarifs inférieurs. 
  • En parallèle, les offres d’abondance connaissent un succès grandissant. La consommation des clients mobiles s’est ainsi fortement accrue quel que soit le service (voix, SMS ou data) tandis que les revenus associés ont évolué à la baisse.
  • La consommation de minutes s’élève à 32,7 milliards de minutes au quatrième trimestre 2012. La tendance positive entamée au troisième trimestre 2010 se confirme : +22,0% en un an au quatrième trimestre 2012 après déjà +15,9% au troisième trimestre, des taux qui n’avaient plus été atteints au cours des cinq dernières années.
  • La croissance annuelle du trafic mobile vers les téléphones fixes s’envole (+24,6% au quatrième trimestre 2012) après plus de cinq années de décroissance, même si sa part dans le volume de minutes total (17%) stagne, et ce depuis trois ans.
  • Les clients montrent un engouement croissant pour les SMS (49,1 milliards de messages au quatrième trimestre 2012, +19,6% en un an) et pour l’accès à l’internet via les réseaux mobiles (un volume en augmentation de 70,4% en un an). Ce sont ainsi près de la moitié des clients actifs qui utilisent les services multimédias (34,5 millions en décembre 2012). 
Les autres composantes du marché 
Le marché des services à valeur ajoutée (voix et données) atteint 500 millions d’euros au quatrième trimestre 2012 (-3,5% sur un an). 

Les documents ARCEP

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