Zoom : Maudits classements, qui font rien qu'a nous declasser

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Dans ce premier Zoom de la rentrée, Jean-Claude Fraval se penche sur la position de la France dans les classements internationaux.  Que faut-il retenir de ces classements ? Que disent-ils de nos forces, de nos faiblesses et de la situation de notre éconmie ? Dans quels domaines sommes-nous compétitifs ? Tels sont quelques-une des pistes de refléxions de Jean-Claude Fraval dans son Zoom mensuel à découvrir sur les espaces collaboratifs Images & Réseaux.

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"Les classements s’accumulent et toujours pas de raisons de pavoiser. Le monde entier nous en veut pour nous classer, en dépit du bons sens, parmi les mauvais élèves."

Synthèse de l'analyse de Jean Claude Fraval

Les classements étudiés se suivent dans le temps (il n’y a pas de bouleversements dans le temps) et se ressemblent dans la forme et le fond :

  • notre situation ne se dégrade pas en absolu, elle se dégrade en relatif. Bon nombre de pays améliorent leurs positions là où nous stagnons. En conséquence notre classement se dégrade, nous perdons des places dans la compétition mondiale. C’est la mauvaise nouvelle. La bonne nouvelle c’est que certains pays arrivent à améliorer leur position absolue et relative, c’est donc possible.

  • notre position n’est pas à la hauteur des moyens affichés : en 5ième position pour le PIB total dans le monde (mais en 22ième position pour le PIB per capita), notre position dans les classements est plus proche de ce dernier ratio que du premier. Autrement dit une partie de notre richesse ne sert pas à l’avenir, à la compétitivité, à la croissance. Défaut d’investissements, défaut de formation, défaut d’automatisation, non montée en gamme, sans parler d’éléments plus impondérable comme l’esprit d’entreprise.

  • de plus si les moyens sont là, les résultats ne le sont pas. Il s’agit donc d’un défaut d’exécution, de mise en œuvre. La complexité croissante de notre environnement national contribue très probablement à ces défauts d’exécution et de mise en œuvre. Le millefeuille des responsabilités (territoriales ou thématiques) contribue également à cette complexité.

    Ces classements ont plusieurs mérites, d’abord celui d’exister comme points de repère, ensuite celui d’exister dans le temps, enfin celui de faire réfléchir à nos lacunes, nos faiblesses. Encore faut-­‐il en tenir compte et ne pas se réfugier dans le déni sous prétexte qu’ils (les classements) ne nous sont pas favorables.

    Lorsque dans une classe un élève n’est pas bon, est-­‐ce la faute de l’élève, de ses camarades qui sont ou trop bons ou pas assez mauvais, du professeur, des matières enseignées, de la manière de noter, ... ?

    Lire l'intégralité du ZOOM sur les Espaces collaboratifs


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