ESA : Prix competitivite des Trophees 2013

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Yann Le Saint a reçu le Prix compétitivité des mains d'Alexandra Masson, de Québec International. À droite, Sébastien Defosseux.

Le projet ESA, c'est une bonne idée confortée par deux ans de R&D. C'est aussi, un plan de développement commercial qui impressionne par la solidité de sa construction et les perspectives de marché qu'il laisse entrevoir. En toute logique, le projet piloté par la société nantaise IITER a remporté le Prix de la compétitivité des Trophées Loading the Future 2013.

Quel aplomb ! Lorsque, à l'issue de la présentation du projet lors des Trophées Loading the future, on leur demande quels sont leurs concurrents, ils répondent en toute simplicité : "IBM, Oracle…". Eux, ce sont Sébastien Defosseux et Yann Le Saint, copilotes du projet collaboratif ESA et dirigeants de la toute jeune société nantaise IITER.

Capturer les changements

Petit retour en arrière. Les deux ingénieurs sont "des hommes de terrain" dans le monde des systèmes d'information quand ils rencontrent partout le même manque : les différentes applications d'un même système ont du mal à échanger des données.

Ils leur semblent avoir la solution. Leur idée : une plateforme d'intermédiation chargée de "décloisonner" le système d'information se met à l'écoute des applications. Elle détecte les changements qui interviennent sur les données, changements qu'elle analyse pour générer des points de sortie utilisables par toutes les applications du système.

Convaincus des potentialités de la solution, les deux hommes quittent leurs emplois respectifs avec "juste l'idée dans la poche". Ils créent la société IITER et montent le projet collaboratif ESA pour mener à bien les développements. C'était en 2010.

D'abord terminer la R&D

Aujourd'hui, le projet ESA est terminé même si IITER poursuit toujours la R&D. "Avec ESA, on a développé le moteur de capture des changements dans les bases de données", commentent les deux hommes. "Il nous reste maintenant à étendre notre offre de connecteurs avec les principaux standards : Oracle, SQL server, MySQL, etc. Nous sommes dans une phase transitoire entre R&D et développement commercial. L'idée, c'est d'avoir la couverture la plus large possible du marché."

La suite est déjà programmée. La plateforme baptisée Continuum est en test dans une dizaine d'entreprises, dont la moitié "se projettent dans un achat". Ses avantages : elle est adaptable à tous les systèmes sans modifier les applications, et elle sera vendue à un prix accessible qui permet de cibler les ETI et grosses PME.

Par ailleurs IITER prépare un nouvel outil capable d'extraire les informations utiles parmi les données générées par les progiciels. Ces "boîtes noires" pour lesquelles les deux hommes se félicitent d'avoir fabriqué "l'ouvre boîte". Les intégrateurs et éditeurs de logiciels se montrent très intéressés.

En récompense, un accompagnement presse

2014 sera l'année du lancement, avec un déploiement commercial qui commencera par le Grand Ouest. En parallèle, une levée de fonds devrait se concrétiser avant la fin du 1er semestre. Montant visé : un million d'euros. "Pour assurer le décollage", précise le tandem de jeunes dirigeants.

Le lancement sera appuyé par une campagne de communication avec l'aide d'Images & Réseaux puisque le Prix de la compétitivité remporté le 14 novembre se traduit, très concrètement, par un accompagnement de la jeune entreprise dans ses relations presse.

Le projet ESA en bref

  • Appel à projets Images & Réseaux spécial PME 2009
  • Projet terminé depuis mars 2013, durée : 30 mois
  • Il réunissait trois partenaires : deux PME, IITER et A5sys, ainsi que le laboratoire LINA de l'université de Nantes.
  • Aide au financement : Oséo et région Pays de la Loire.
  • Voir aussi notre gros plan consacré au projet en juillet dernier.
  • Télécharger la fiche média.
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