Fleur Pellerin presente les Quartiers numeriques ou French Tech

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La Ministre déléguée à l’économie numérique a rendu ses conclusions. L’accent sera mis sur l’accélération de startup et le marketing à l’échelle internationale. Le but est clair : redonner une place à la France dans la compétition internationale de l’économie numérique.

Ne dites plus Quartiers numériques mais French Tech. Il s’agit du nouveau nom de ce projet, présenté mercredi 27 novembre par Fleur Pellerin. Un rendez-vous très attendu après presque un an de réflexion et un rapport de la Caisse des dépôts et consignations (CDC), rendu l’été dernier. De ce premier travail, la mouture finale reprend bon nombre de propositions mais en assouplissant certaines contraintes. L’objectif affiché est de « favoriser l’émergence de startup de niveau mondial ». Pour ce faire, la French Tech compte s’appuyer sur une « mobilisation collective des écosystèmes territoriaux les plus dynamiques de France ».

200 millions pour les accélérateurs

Concrètement, la French Tech s’appuiera sur 3 leviers pour porter son action. Tout d’abord, le projet prévoit de labelliser des métropoles « développant un écosystème dynamique d’entreprises numériques ». Il ne s’agit pas de créer quelque chose de nouveau, mais bien de d’acter « un existant, une ambition et des engagements » comme le précise le document de présentation. En attendant un cahier des charges complet à paraître, les écosystèmes sont décris comme « présentant une taille critique » et « un dynamisme ». Ils doivent aussi représenter « un réseau d’acteurs publics et privés », disposant d’un environnement favorable avec « des espaces géographiques identifiés » et « au moins un bâtiment emblématique ». Un volet déjà évoqué dans le rapport de la CDC.

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En revanche, le second levier était moins attendu. Il s’agit d’un soutien aux accélérateurs, ces structures qui aident à la croissance des startup. C’est sur ce volet qu’entend se concentrer la French Tech, avec un soutien de l’État à « des initiatives privées ». Une enveloppe de 200 millions d’euros sera affectée à cette action, sous la forme de co-investissements minoritaires, en fonds propres ou quasi-fonds propres. Contrairement au précédent volet, aucun modèle n’est imposé, qu’il s’agisse de mentorat, formation, aide au recrutement, fablabs ou aide à la commercialisation. Précision cependant : « la R&D et le transfert de la recherche publique ne sont pas dans le périmètre ». Ces accélérateurs devront aussi êtrerattachés à un écosystème labellisé.

Pas d’appel à projet

Le dernier levier concerne « l’attractivité internationale », c’est à dire un « effort marketing » du réseau d’écosystèmes labellisés. Ils disposeront d’une enveloppe de 15M€ pour « soutenir des actions d’attractivité ». Ils pourront également s’appuyer sur deux autres outils : la marque French Tech et la Halle Freyssinet à Paris, décrit comme le « point de ralliement national », ayant des espaces pour les acteurs des différentes régions. Le tout sera piloté par une « Mission French Tech » mise en place au sein du Ministère délégué à l’économie numérique. Il sera dirigé par David Monteau, ancien directeur du transfert et de l’innovation à l’Inria.

Cette mission aura pour but de « co-construire avec les porteurs les projets ». Cela implique donc qu’il n’y aura pas d’appel à projet limité dans le temps, mais un dépôt des candidatures et une validation « au fil de l’eau ». L’appel à labellisation sera lancé en décembre 2013. Les programmes d’accélération bénéficieront eux d’abord d’une consultation nationale sous la forme d’un appel à idées à partir de mars 2014. Les premiers investissements ne devraient pas arriver avant la fin d’année. Il sera alors temps de faire le point sur ce dossier pour voir s’il s’agit d’une structure de plus dans le domaine du numérique ou si la French Tech change véritablement la donne pour les startup françaises.

Plus :
Présentation du projet sur le site du Ministère du redressement productif

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