ZOOM Ndeg50 - BIG DATA

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A deux reprises dans la semaine du 9 décembre, Images & Réseaux a proposé des interventions (panorama et prospective) sur le sujet BIG DATA. Une première fois à Nantes dans le cadre d'une journée TIC & Santé, organisée conjointement par Atlanpole Biothérapies et Images & Réseaux (« Big Data et Santé ») et une seconde fois dans le cadre de la TECHNOFERENCE « BIG DATA et Web sémantique ».

Ces deux interventions se sont inscrites dans une vision prospective, puisque pour une fois nous n'étions pas limités dans l'échelle de temps et qu'il fallait décrypter les signaux faibles qui nous permettaient d'aller au-delà des tendances du marché.

Les segments de marché appartiennent à trois catégories possibles : les marchés de talents, les marchés d'écosystèmes, les marchés de filière. Dans les marchés d'écosystèmes, la diversité et le grand nombre des intervenants dans la chaîne de la valeur jusqu'au client final nécessitent la constitution d'un écosystème complet qui trouvera alors les synergies nécessaires à son fonctionnement. Dans les marchés de filières, on trouvera toujours un écosystème constitué autour d'un leader, qui va structurer toute la filière. Dans ces deux cas le volume, la taille sont des facteurs clés de succès. Dans le premier type de marché (les marchés de talents), ceci ne joue plus ou pas encore. Ce qui importe c'est la conjonction de talents qui va créer la synergie entre un talent de l'infrastructure et un talent de la thématique abordée. Par exemple dans le cas de l'épidémiologie, les talents recherchés sont ceux des informations massives (collecte, acheminement, stockage, traitement, ...) d'une part et ceux de la discipline médicale correspondante d'autre part.

Le BIG DATA est aujourd'hui clairement un marché de talents.

Dès lors que ceci s'adressera aux marchés de masse, il faudra alors migrer vers un marché d'écosystèmes ou un marché de filière, mais au tout début seule la pertinence et la complémentarité des talents comptent.

Ce que démontrent de plus les études récentes, c'est que dans un pays, la contribution de l'écosystème productif au PIB et à la croissance du pays est fortement corrélée avec l'existence d'un écosystème d'usage fort. Il y a donc un intérêt particulier à « jumeler » les talents, c'est-à-dire à trouver des secteurs différents où existent des talents reconnus et à les faire se rencontrer pour innover, le résultat étant alors largement supérieur à l'addition des deux contributions.

Si donc il existe des vrais talents dans le domaine médical (ou dans d'autres domaines tels que la culture, le patrimoine, l'industrie, ...) ET de vrais talents dans le domaine de l'information massive, alors la rencontre sera bénéfique bien au-delà de l'addition des forces.

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