Innes accelere grace au collaboratif

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Franck Dupin, président de Innes : "Le collaboratif doit coïncider avec une stratégie de développement."

Innes est une PME spécialiste du Digital signage. En clair, elle fournit des solutions d'affichage numérique dynamique, ces écrans qui fleurissent dans les points de vente, hôpitaux, gares et aéroports pour promouvoir ou informer. La société rennaise est devenue un leader du secteur grâce à des efforts constants de R&D et une participation stratégique à des projets collaboratifs.

Avec son collègue Olivier David, Franck Dupin voulait avant tout créer sa propre activité et capitaliser sur leur savoir-faire commun : développement logiciel et systèmes embarqués. L'idée de l'affichage numérique n'est venue qu'après, au travers d'une étude de marché qui détecte dans le Digital signage "un marché en devenir".

En 2005, ils créent Innes dont Franck Dupin prend la tête. La société grandit doucement, "en voilure légère", tandis que le marché s'étoffe progressivement poussé par la généralisation des écrans plats. Les points d'accueil, d'attente, de passage, de vente, sont les lieux cibles de cet affichage devenu dynamique.

"Aujourd'hui, le métier est une vraie spécialité. On déploie des réseaux de plus en plus importants. Nos concurrents sont de plus en plus sérieux mais de moins en moins nombreux. Nous sommes quasiment les seuls sur le territoire français."

Dans le Digital signage, on retrouve toute la chaîne audiovisuelle : création de contenus, agrégation et publication. Innes y joue le rôle d'équipementier avec des "box" capables de jouer les scénarios sur écran et un "CMS" pour gérer le contenu. Ces deux produits sont distribués à travers un réseau de revendeurs et grossistes à plus de 600 clients.

La carte de la R&D

Pour se développer, Innes joue à fond la carte de la R&D. "Notre savoir-faire et notre force est dans la technologie. Sur 23 personnes que compte la société, 12 sont dans la R&D. Malgré notre petite taille, on intervient dans la normalisation : ITU et W3C."

Et lorsqu'il s'agit de franchir un palier, Innes se tourne volontiers vers les projets collaboratifs. Premier exemple, SIVE, un projet spécial PME mené entre 2009 et 2011 de système d'information personnalisé pour les transports collectifs. "Il nous a permis, avec Kerlink, de déployer une plateforme commune et de gagner ensemble un appel d'offres lancé par une collectivité. C'est clairement ce projet qui nous a lancé sur le marché des transports."

Deuxième exemple, MEDIACTIF, toujours dans les transports mais à grande échelle puisque les aéroports de Paris figurent parmi les partenaires. Il s'agit d'un système de signalétique dynamique capable de réorienter automatiquement les flux d’usagers. "Ces projets ont du sens parce qu'ils nous amènent naturellement vers nos marchés. Le collaboratif doit coïncider avec une stratégie de développement."

Plusieurs challenges en vue

Pour l'avenir, Franck Dupin sent pointer deux tendances. La première, c'est la demande d'interconnexion avec les systèmes d'entreprise existants. Pour les services de communication, le signage est une cible parmi d'autres "au même titre que le Web par exemple". D'ailleurs signage et WebTV ne sont pas très éloignés. D'où la demande pour les gérer de façon unifiée.

L'autre demande grandissante, c'est l'interactivité avec les usagers, en relation avec les smartphones et les systèmes de captation "pour afficher un contenu contextuel, un message ciblé".

Innes a donc du pain sur la planche et une belle marge de progression. La société, qui vient de boucler l'année à près d'1,9 M€ de chiffre d'affaires, se tourne maintenant vers l'international. Elle projette d'ouvrir, en 2014, un premier bureau à l'étranger en commençant par L'Allemagne.

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