Quelle strategie pour le lancement de son application mobile ?

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La réussite d'une appli dépend souvent de son lancement. Quelles sont les bonnes pratiques ? Comment faire quand on a pas de budget ? Autant de questions qui ont été abordées lors du dernier Mobile Monday, organisé par la Cantine numérique et Rennes Atalante.

Le podcast de la conférence :

Une grosse promotion, une présence rapide dans les classements des stores, voilà le rêve pour toute personne qui lance une application mobile. Pourtant ces ingrédients ne garantissent pas le succès du produit. Surtout, ils ne sont pas à la portée de tous, compte tenu de leurs coûts potentiels. C’est pourquoi il est important de valider des indicateurs de rentabilité, « des métrics » comme les nomme Jérome Tré-Hardy, consultant en stratégie mobile. Dans un premier temps, il conseille de se lancer sur un marché d'essai, comme le Canada ou la Nouvelle-Zélande, « pour tester la monétisation ». Il propose ensuite, de calculer la "Life Time Value, ce que va générer l’application".

Connaître son chiffre d'affaires potentiel

Globalement, il s’agit de calculer le chiffre d’affaires sur 6 mois à travers ce test. Jérome Tré-Hardy invite aussi à regarder le « daily active user », soit le nombre d’ouverture d’une application sur une journée par un utilisateur. Ces informations, et beaucoup d’autres, peuvent être recueillies par des outils analytics comme Flurry. Ils permettent de voir ce que l’application rapporte, pour voir ainsi ce qu’on va pouvoir dépenser. Car pour générer de l’audience, il est possible de payer pour acquérir des utilisateurs. Mais, le consultant l’avoue « ça devient de plus en plus cher » avec « moins de retours à l’achat". L’autre grand canal pour générer de l’audience c’est le gratuit ! Il se compose du « featuring dans les stores », en somme ce qui fait apparaître l’application en plus ou moins bonne place. Pour ce faire, ce qui intéresse Google et Apple (qui gèrent les 2 principaux stores) d’après Marine Fradet, chef de produit chez AMA, c’est « l’utilisation des ressources de leur machine ». Il s’agira par exemple d’exploiter les capacités techniques offertes par le dernier Iphone 5s. Une manière de travailler le relationnel avec ces acteurs, qui passe aussi par un « investissement à respecter les chartes graphiques ». Mme Fradet précise aussi que « le potentiel de mise en avant sera différent », « en fonction des marchés ».

Les médias sociaux, solution gratuite mais chronophage

Il est aussi important d’après elle de surveiller les commentaires des utilisateurs sur le store et la notation, « tous les jours dans les premiers jours ». En cas de problème, il faut ainsi « le régler tout de suite » pour « avoir un maximum de notes positives ». Mais la majeure partie de sa stratégie pour AMA passe par « des médias internationaux ». Une relation qui « se construit au fur et à mesure » et qui se « filtre en fonction des jeux qu’on lance ». Pour accrocher l’utilisateur, elle conseille également de bien définir les « asset marketing » : le visuel, la définition, le message… Un volet qui se décline sur les stores mais aussi sur les médias sociaux. Chez AMA, ces derniers ont « une part importante dans le lancement », car c’est un point de contact avec votre communauté. Cela se décline par une page Facebook de l’application ou de la marque, par exemple, avec « un call-to-action » pour savoir où les télécharger et une information « sur les promotions ». Le principe pour Marine Fradet est de « dire à l’utilisateur ce que vous faites sur l’application », afin qu’il puisse « voir ce qu’il se passe et que vous êtes toujours actif ». Une sorte de « bouche à oreille », mais qui peut être déterminent dans la réussite d’un produit, notamment pour les structures qui n’ont pas un gros budget de promotion.

Article initialement publié sur le Magazine Numérique Rennais

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