e-Sante : marche mondial, leadership francais ?

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Partout dans le monde l’e-Santé est vécue comme l’un des moyens de répondre aux besoins de santé. Les pays développés, confrontés à un vieillissement de la population se trouvent confrontés à un double problème, celui d’une population demandant plus de soins et celui d’une proportion d’actifs en baisse au sein de la population, demandant donc des efforts importants de productivité. Les pays émergents ont eux aussi des défis à relever, celui d’une part croissante des classes moyennes qui réclament des systèmes de soins, celui des conditions de travail et des conditions environnementales qui se dégradent, génératrices de nouveaux besoins. Enfin certains pays ont eux des problèmes de financement du système de santé où le caractère privé de ce système écarte une part croissante de la population. Augmentation de la demande, raréfaction des moyens, renchérissement des coûts sont les trois défis majeurs auxquels bon nombre de pays dans le monde sont confrontés.

Tous en arrivent à la conclusion qu’il faut trouver de nouveaux modèles, de nouveaux systèmes. L’e-Santé  est alors présenté pour faire face (en partie) à ces défis. Que faut-il pour que l’e-Santé fonctionne ?

D’abord devant la raréfaction des moyens (allant jusqu’à l’expression de « désert médical ») la mutualisation qui va concentrer dans quelques endroits le meilleur de ces moyens qui seront ainsi partagés par toute une population « à distance ». Mutualisation des moyens de diagnostic, mise en réseau (télémédecine), ... nécessite d’abord ... des réseaux et pas n’importe lesquels, puisque la bande passante requise sera élevée pour transmettre des images haute résolution.

Viendront ensuite les moyens de suivi médical (si possible à domicile) qui nécessitera là aussi des équipements « portables » (wearable) – l’Internet des Objets[1] - et encore des réseaux (mais il est vrai moins sollicités puisque l’impact de ce trafic est nettement moindre).

Entre ces deux stades, le traitement lui-même sera aussi amélioré (diminution des risques, diminution des gestes invasifs, perfectionnement des prothèses, ...).

La qualité de la recherche française, la qualité de ses infrastructures de communication, l’excellence des startups dans le domaine des objets connectés, la qualité des procédures d’homologation, la qualité du système de veille épidémiologique, ... confère à notre pays des avantages compétitifs indéniables.

Quand on sait que le seul système de soins américains, en utilisant des moyens envisagés de l’e-Santé, pourra ainsi économiser $400 milliard par an, on imagine aisément que l’enjeu est attractif et que la concurrence sera rude.

Raison de plus pour venir à la Technoférence n°8 qui est consacrée à l’e-Santé. Comprendre, c’est déjà inventer, c’est déjà innover et c’est pour cela que vos concurrents y seront. A vous d’en faire des partenaires dans les projets collaboratifs du pôle Images & Réseaux. Programme et inscription




[1]photo : JXJ Technologies (Chine- Beijing)lance un produit et un service : une montre connectée recueillant des informations et une plateforme réactive en cas d’accident.

 

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