Nouvelle France industrielle : sept nouveaux plans valides dont Cloud Computing, Souverainete Telecoms, Cybersecurite et Realite Augmentee

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Le troisième comité de pilotage des 34 plans de la nouvelle France industrielle, qui s'est tenu le 4 juin 2014, a permis de mettre en chantier sept nouvelles feuilles de route parmi les 34 plans de reconquête industrielle. L'ensemble de ces 34 plans sera validé avant le 14 juillet. Au menu du 4 juin : 4 plans "numériques"  : Cloud Computing, Souveraineté Télécoms, Cybersécurité et Réalité Augmentée. Des plans qui devraient avoir un impact sur les acteurs de l'écosystème Images & Réseaux. Aussi nous vous proposerons dans les semaines à venir des focus sur différents plans, nous vous proposons aujourd'hui de découvrir les grands lignes de ces 4 plans. 

Réuni sous l’égide d'Arnaud Montebourg, ce troisième comité de pilotage de la Nouvelle France industrielle a validé sept nouvelles feuilles de route des 34 plans de reconquête industrielle, en présence de Stéphane Le Foll, ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt et d’Axelle Lemaire, secrétaire d’Etat au numérique. Les ministres de l’écologie, du développement durable et de l’énergie ; de l’Education Nationale et de l’enseignement supérieur et de la recherche et de la culture et de la communication étaient également représentés.

Au total, seize feuilles de route sont d’ores et déjà validées, et toutes le seront avant le 14 juillet. Retrouvez l'essentiel des plans sur la page dédiée

Cloud Computing :  Un potentiel de création  et de consolidation de  100 000  emplois en France d’ici 2020

Le plan cloud computing vise en premier lieu à accroître la confiance envers ses solutions, grâce notamment à la création d’un label « Secure cloud » et à la promotion d’une réglementation européenne plus protectrice. Ce plan encourage le développement d’une filière du cloud français et européen pour renforcer notre souveraineté numérique sur les données personnelles, tout en dynamisant la compétitivité de nos entreprises. Les actions du plan représentent un potentiel de création ou de consolidation de plus de 100 000 emplois d’ici 2020. Elles invitent les acteurs de notre pays à s’organiser pour que la puissance publique comme les entreprises et les particuliers puissent pleinement tirer profit du cloud dans un contexte approprié de qualité, de protection des données et de sécurité.

Parmi les actions phares présentées : la mise en place d'expérimentations, le passage au cloud de l’informatique de l’État, des organismes publics et des collectivités locales et la mise en place de procédures dans le cadre des marchés publics, un accompagnement des entreprises et notamment des PME vers le cloud, la simplification des démarches d'installation en France de datacenters ou encore le développement de cursus de formation dédié. 

Souveraineté Télécoms : La 5G, ce sont des capacités 1 000 fois supérieures à celles des réseaux mobiles actuels

Le développement d’un écosystème télécom national  devient crucial face à la globalisation des échanges de données et à la numérisation de nombreux usages  critiques. Il est nécessaire d’assurer la compétitivité de l’industrie française, mais aussi une maîtrise nationale des infrastructures et de leur sécurisation. Les réseaux doivent devenir plus rapides (très haut débit), plus sécurisés, fournissant des services plus intégrés avec notamment le « Cloud » et toujours plus proches des utilisateurs. Pour cela, la France possède un savoir-faire important qui s’appuie sur l’innovation technologique de nos multinationales et de nos PME et start-ups ainsi que sur l’excellence de nos filières académiques. Ce savoir-faire sera mobilisé pour développer des réseaux de communication haut débit et sécurisés, destinés aux opérateurs d’importance vitale (technologie LTe/4G), pour préparer l’ultra-haut débit mobile (5G) et pour apporter des solutions de supervision et de sécurisation de nos infrastructures. Ce plan fait des propositions concrètes de recherche, de développement et d’industrialisation, et des recommandations pour les évolutions réglementaires ou législatives et pour la formation aux nouveaux métiers. Nous préparons ainsi nos industries à l’évolution des besoins et formons un socle pour la conquête de parts de marché à l’international.

Parmi les actions phares présentées : Une mobilisation forte autour du programme européen 5GPPP, un plan de formation pour accélérer la formation aux métiers de déploiement du réseau THD fixe, la mise en place de plateformes de références de virtualisation, et une dynamique d'innovation autour du LTE. 

Cybersécurité : L’industrie de la cybersécurité représente 40 000 emplois en France

Le plan poursuit quatre objectifs :

  • 1. Accroître significativement la demande en solutions de cybersécurité de confiance ;
  • 2. Développer pour les besoins de la France des offres de confiance ;
  • 3. Organiser la conquête des marchés à l’étranger ; 
  • 4. Renforcer les entreprises nationales du domaine cybersécurité.

Si une offre de confiance nationale existe et est disponible, elle est néanmoins souvent méconnue des commanditaires publics et privés nationaux, voire ignorée face aux offres étrangères au marketing bien plus agressif, alors qu’elle couvre un besoin de sécurité qui va croissant. Il en va de même à l’export, où nous ne valorisons pas suffisamment la qualité des offres. Cette offre de confiance mérite d’être enrichie, pour répondre aux ruptures technologiques : un effort de gouvernance et de valorisation de la Recherche et Développement sera fait pour tirer tout le bénéfice d’un tissu industriel national large, mais parfois trop dispersé (plus de 600 acteurs). La consolidation de ce tissu industriel doit d’ailleurs être un objectif de l’État, notamment au regard des risques de concurrence stérile ou de rachats inappropriés portés par l’éparpillement actuel, mais surtout devant les formidables opportunités de parts de marché que les regroupements ou adossements peuvent offrir.

Parmi les actions phares présentées : Des actions de sensibilisation sur les menaces et leurs prises en compte dans la gouvernance des entreprises, la mise en place de plateformes de tests et de démonstrations et de programmes de R&D dédiés, la diffusion du savoir faire français à l'international, la formation. 

Réalité Augmentée : un marché direct estimé à 28Md€

Le plan Réalité augmentée vise à accélérer la diffusion de la technologie « Made in France » dans les usages professionnels et grand public. Conjuguant l’excellence française dans l’aéronautique, l’usine du futur, la culture, la santé et l’urbanisme, à notre savoir-faire sur la réalité augmentée, des projets industriels à forte valeur applicative seront lancés dès 2014 sur ces thématiques, associant grands groupes nationaux et pépites technologiques. Afin d’encourager les partenariats futurs et d’aider à la mutation de l’appareil productif français, notamment dans les secteurs du commerce et du jeu vidéo, un appel à manifestation d’intérêt sera lancé en 2015. Pour répondre aux enjeux de standardisation, faciliter la diffusion de nos technologies et le développement de services s’appuyant sur la réalité augmentée, la mutualisation des moyens et l’interopérabilité seront encouragées. Nous mettrons pour cela en place une plateforme collaborative mettant à disposition de l’écosystème des créateurs d’applications : des bases de données urbaines et iconographiques, des briques technologiques et des infrastructures. Des actions de communication seront déployées pour sensibiliser à l’apport de la réalité augmentée, susciter des partenariats et encourager la diffusion du numérique dans les entreprises. Les leviers réglementaires nécessaires à l’essor du marché de la réalité augmentée seront actionnés.

Parmi les actions présentées : des projets pilotes expérimentaux, un appel à mannifestation d'intérêt général, une plateforme ouverte "Réalité Augmentée Factory", des applications dans l'aéronautique, la mise en place d'un observatoire pour structurer la filière. 

Un focus sur les différents plans vous sera proposé dans les semaines à venir. 

Source : Portail de l'Economie et des finances


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