#AFTER 14 Usine du Futur : Robotisation, realite virtuelle et augmentee co-botique, formation, retour au client, echange bilaterale avec les sous-traitants... autant de questions abordees

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18 septembre, Nantes, plus d’une centaine de personnes s’était donné rendez-vous dans l’amphithéâtre du Technocampus pour participer au 14ème AFTER co-organisé avec le pôle EMC2 sur l’Usine du Futur et les enjeux de la digitalisation de l’industrie. Virginie de Kerautem, journaliste à l’Atelier BNP, partenaire des AFTERs a ainsi questionné Serge Catherineau, Directeur Marketing End User et Système Intégrateurs de Schneider Electric, Patrick Pirrat, expert industriel et chef de projet R&D chez STX France et Guillaume Brincin, directeur de la start-up REALYZ. Robotisation, réalité virtuelle et augmentée co-botique, formation, retour au client, échange bilatérale avec les sous-traitants… autant de questions abordées pendant 45 minutes.

 « Le réel piloté par le virtuel c’est une évolution extraordinaire »

Chez STX France l’innovation numérique passe essentiellement par la conception. La nouveauté est notamment apportée par la maquette numérique que les acteurs français commencent à maîtriser avec notamment des compétences en termes de positionnement dans l’espace et de contrôle. Comme l’explique Patrick Pirrat, « c’est extraordinaire même si on a encore du mal à évaluer l’ensemble du potentiel. Cette synergie réel-virtuel permet d’améliorer la qualité, la réactivité, l’intervention humaine ». Un exemple concret est celui de l’utilisation pour aider les opérateurs à installer des réseaux sur des toles. Chez REALYZ la modélisation et l’agencement en virtuel de modules a permis de réduire le temps de reconstruction de peintures préhistoriques de 1 jours à 10-15 minutes.

« La cobotique, une évolution majeure pour les industriels »

Chez Schneider Electric l’innovation numérique passe par le contrôle commande et la cobotique. Le robot assiste l’homme sur les opérations lourdes. « L’internet des objets envahit aussi l’usine avec l’intelligence des composants qui rende l’accès à l’information plus facile pour l’opérateur » explique Serge Catherineau, Directeur Marketing End User et Système Intégrateurs de Schneider Electric. Et Patrick Pirrat de confirmer « La cobotique est structurante pour les métiers de grand savoir-faire. Il y a une forte interactivité entre l’homme et la machine et le numérique apporte du confort et de l’autonomie à l’opérateur ».

Usine du futur, nouveaux métiers, nouveaux besoins en formation ?

Realyz travaille à capitaliser le savoir et à utiliser le virtuel pour former les gens en capitalisant sur les bases de données. « Mais, explique Guillaume Brincin, le défi aujourd’hui est d’identifier les nouveaux métiers induits par cette révolution numérique ». Prenons par exemple le métier de soudeur, le soudeur va devenir « pilote de machine ». Il devra avoir le savoir-faire du soudeur mais aussi la compréhension de la machine. « Car les techniciens vont gérer le virtuel et l’on est sur la création d’une nouvelle branche », complète Serge Catherineau. Une chose est sûre, le numérique participe à la nouvelle attractivité de l’usine et des territoires.  Et le virtuel doit aussi participer à renouveler les méthodes de formation obsolète. « Il y a des outils de formation qui doivent être imaginés. Et nous devons réfléchir à l’impact du numérique pour former des gens » confie Patrick Pirrat. L’ensemble des intervenants s’accordent à dire que la marge de progression est grande. Certains secteur comme le domaine des ventes ont réussi cette transition dans la mesure où aujourd’hui les commerciaux sont quasiment tous équipés avec des outils cloud et n’ont pas besoin d’une formation spécifique pour y accéder. Ce n’était pas forcément le cas il y a 10 ans.

Quelle place pour les PME ?

« Notre rôle en tant qu’industriel est de donner l’exemple et de pousser nos PME, nos sous-traitants, nos partenaires pour qu’ils adhérents aux transformations, aux nouvelles méthodes» insiste Patrick Pirrat. Et Guillaume Brincin le confirme, il y a un sens bilatéral à avoir, avec une agilité nécessaire pour les grosses entreprises qui doivent faire rentrer leurs partenaires dans les processus pour déléguer un savoir-faire.  Avec l’innovation les relations se trouvent enrichis. Et les clients sont aussi au cœur de cette révolution.

Pour aller plus loin : consulter le rapport Industrie 4.0 Les leviers de la transformation

EMC2 et Images & Réseaux réfléchissent d’ors et déjà à d’autres actions conjointes sur cette thématique. Par ailleurs Images & Réseaux s’associe au congrès Usine + dédié à l’efficience énergétique de usines. Le prochain AFTER sera consacré à la maîtrise de l’énergie et au bâtiment intelligent avec Cofely Axima GDF Suez et Energiency

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