Entretien avec Fabienne Andro du projet Miriad , laureat des Trophees Loading the future 2012

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Fabienne Andro, chef du projet Miriad, récompensé par une troisième place aux trophées Loading The Future 2012, nous a accordé un entretien. Retour sur la compétition qui a également marqué la fin du projet Miriad entamé deux ans auparavant.

  • Quelles étaient vos motivations à participer aux trophées ? 

La possibilité de communiquer sur l’ensemble des résultats du projet car il venait de se terminer, nous avions fait l’assemblée générale de clôture deux jours avant les trophées. C’était une opportunité de pouvoir finir en beauté, de montrer tout ce qui a été fait, valoriser l’ensemble du consortium et des partenaires interne comme externe. 

  • Combien de partenaires participaient au projet ?

11 partenaires au niveau du consortium, mais l’originalité du projet Miriad était de pouvoir associer d’autres secteurs d’activités économiques régionale en faisant appel à des sociétés de Produit en Bretagne qui ont servi de marchés test et d’expérimentations, on a d’ailleurs fait appel à la plateforme ImaginLab du pôle Images & Réseaux.

  • Comment avez-vous vécu la compétition ?

Bien, c’était une compétition très amicale, ça nous met dans un contexte plus global et nous permet d’échanger avec d’autres membres du pôle, d’autres projets. Cela permet d’avoir des idées sur la façon de faire, de présenter, il y avait des choses très intéressantes au niveau des projets et de la compétition. On est souvent le nez dans le guidons alors cela apporte une vraie bouffée d’oxygène.

  • Des points à améliorer ?

Le « timer » pendant les interventions, entendre « il vous reste 3 minutes » pendant l’intervention était assez stressant :-)

  • Avez-vous constaté des retombées suite aux trophées ?

Oui, dans la presse régionale et nationale. 

  • Etait-ce votre premier projet collaboratif ?

Le premier en tant que chef de projet, mais le troisième en tant que contributeur. J’avais déjà participé au projet Mobimages en 2005-2006 puis le projet Pubimages terminé en 2010 qui a servi de source d’inspiration pour Miriad

  • Quel est le bilan du projet ?

C’est toujours fructueux de travailler en environnement ouvert. On a d’habitude tendance à travailler en vase clos donc ça permet des échanges assez riches, de développer l’économie régionale. On a eu des expérimentations qui vont donner lieu à des suites, un master Digital marketing s’est ouvert à l’ESC Rennes grâce aux travaux entrepris dans le cadre des projets Miriad et Pubimages. Travailler en continuité sur deux projets à la thématique assez proche consolide pas mal de choses et permet aux partenaires de gagner en expertise. Les projets du pôle nous servent à poursuivre un projet à long terme, alors que dans nos sociétés que ce soit les grands groupes ou les PME on est soumis à des contraintes de temps très courtes de 6 mois à 1 an. Les projets du pôle offrent l’opportunité pour creuser et explorer. 

  • L’expérimentation avec Armor Lux a eu un certain succès sur le stand...

Oui, la cabine d’essayage virtuelle a bien marché, c’est le côté fun du projet, cela montre que l’on peut apporter de la technologie à des industries qui y ont assez peu accès. On a fait des expérimentations dans le domaine de l’agroalimentaire, de l’équipement de la personne, du tourisme également même si eux y sont plus sensibilisés. Les secteurs d’activités n’ont pas forcément toutes les clés, il y a une appétence pour les nouvelles technologies y compris dans des secteurs d’activités où elles sont absentes en apparence. En revanche elles sont de plus en plus présentes chez leurs clients finaux, ils se doivent donc d’investir ces domaines. L’autre gros résultat pour Miriad est le quotient de mémorisation, c’est un résultat unique dans le monde de la publicité aujourd’hui, une référence pour toute la chaine de valeurs que ce soit les agences, les annonceurs, les régies … On va pouvoir comparer la publicité sur les différents médias avec celle sur le mobile.

  • Et maintenant ?

Le projet est terminé et c’est plutôt agréable de finir comme ça. On réfléchit à une suite. Maintenant débute la phase de valorisation pour les expérimentations. Un projet collaboratif est long mais c’est dans la durée que l’on construit, et qu’on arrive à avoir des choses assez proches du terrain et sur lesquelles les entreprises, les académiques et les grands groupes peuvent capitaliser.

Pour en savoir plus, vous pouvez visiter le site du projet Miriad, et revoir sa présentation lors des trophées :

 
 

 

 

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