Labellise, le LabFab poursuit son developpement

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L’appel à projet FabLab a rendu ses conclusions le 13 décembre 2013. Parmi les 14 projets retenus, celui du LabFab de Rennes, porté par l’association Bug. Pour comprendre son fonctionnement et l’impacte de cette « labellisation », entretien avec Richard de Logu, directeur de Bug.

« Des FabLabs partout en France » telle était la promesse de Fleur Pellerin, ministre déléguée à l’économie numérique. Après le lancement d’un appel à projet le 25 juin dernier, 154 dossiers ont été déposés. Une poignée seulement ont été retenus et pourront ainsi bénéficier de « subventions sur les dépenses d’investissement ». Sur ce dossier, Mme Pellerin et son Ministre de tutelle Arnaud Montebourg ont souhaité que « l’accent soit mis sur le développement d’actions à destination des entreprises ». Et le soutien à cette filière ne devrait pas s’arrêter là, avec notamment une éligibilité au programme de soutien à la French Tech.

Le Mag numérique rennais : Comment s’est déroulé l’appel à projet ?

Richard de Logu : La candidature à l’appel à projet a pour origine le souhait de faire évoluer notre organisation victime de son succès. La fréquentation du Lab situé à l’école des beaux arts ne cesse de croître depuis son ouverture et le falblab manager ainsi que les moniteurs ne pouvaient recevoir le public, accueillir les projets d’étudiants, entretenir correctement le parc matériel et faire face aux demandes répétées de visites ou de projets externes.

Par ailleurs, nous souhaitions aussi pouvoir explorer de nouveaux modèles économiques fondés sur la fabrication numérique, le développement d’objets communicants sur un mode agile situé entre l’industrie traditionnelle et les grands groupes d’une part, et le mouvement Maker et des hackers dont nous sommes issus d’autre part.

Ces raisons nous ont amenés à travailler sur cet appel à projet en élargissant le spectre déjà très interdisciplinaire de notre organisation. Nous avons travaillé comme habituellement en écrivant nos parties respectives et Bug a coordonné la réponse et la montage global du projet.

LMNR : Le LabFab n’ayant pas de structure juridique propre, est-il désormais officiellement porté par Bug ?

RDL : Oui et non. La deuxième phase de développement objet de l’appel à projet est conduite par Bug qui en assume également la responsabilité juridique et financière. En revanche, le comité de pilotage reste une instance collective composée des acteurs historiques et des nouveaux entrants dans ce partenariat. La structure juridique du Labfab est effectivement dans cette nouvelle phase de deux ans portée par Bug.

LMNR : Comment se singularise le projet rennais par rapport aux 13 autres ?

RDL : Son partenariat est probablement le plus riche de ceux habituellement rencontrés : la Chambre de commerce y côtoie la petite rennes ou Bug avec l’école Télécom Bretagne et des collectivités territoriales. Beaucoup se revendiquent actuellement de cette méthode d’intégrer sur un territoire l’ensemble des acteurs de l’innovation, dans une approche très ouverte, efficace et pragmatique, peu l’ont mis en œuvre. Nous l’avons fait depuis 2011 spécifiquement sur la fabrication numérique mais c’est le modèle que nous poursuivons depuis la création de l’association. Je pense que c’est là un atout singulier.

LMNR : Le FabShop de Saint-Malo a également eu un projet labellisé, une preuve de la densité du territoire dans ce domaine ?

RDL : Sans aucun doute, d’ailleurs les bruits de couloir nous renvoient très souvent l’image d’un territoire où l’ « empowerement » (le pouvoir d’agir) est beaucoup plus fort qu’ailleurs. Certains acteurs économiques l’ont compris, ils sont de taille modeste mais progressent très rapidement, le Fabshop est parmi eux mais il en existe d’autres. Ils révèlent d’autant plus parfois les carences d’organisations et de concurrents qui ont trop peu évolué.

LMNR : Quelle est la prochaine grande étape pour le projet de FabLab rennais ?

RDL : Sans aucun doute l’ouverture d’un deuxième Lab situé dans le centre-ville, dédié plutôt aux objets communicants et à la formation / pédagogie. Il ouvrira théoriquement à la réouverture de la maison des associations mais nous réfléchissons actuellement à une solution temporaire mais immédiate à proximité de ce lieu.

Plus :
Le site du LabFab à Rennes

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