Lu pour vous : Sante, big data et telemedecine

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À l'occasion de la journée spéciale Tic & Santé organisé le 10 Décembre à l'école des mines de Nantes par Images & Réseaux et Atlanpole Biothérapie, nous vous proposons un tour d'horizon des deux thèmes qui seront au centre de cette journée : les Big Data et la Télémédecine (informations et réservations à cette adresse). 

Les big data fon parties des innovations très attendues dans de nombreux domaines, et la santé ne fait pas exception. La libération des données actuellement détenue par l'assurance maladie pourrait permettre d'optimiser le pilotage du système de santé, le gouvernement s'est vu remettre un rapport il y a quelques semaines concernant l'avenir des données de santé. Le volet télémédecine est égallement en plein boom depuis la généralisation des smartphones. Médecine personnelle, quantify-self, e-patient, des pratiques qui entrent dans la vie courante et qui promettent de changer la médecine tel qu'on la connait.

Santé et Big Data

Selon l'institut McKinsey, l'open data pourrait faire économiser 300 milliards de dollars au système de santé américain. La France reste frileuse sur la question, malgré la remise d'un rapport au ministère de la santé il y a quelques semaines avec pour objectif de proposer la mise en place d’un dispositif d’accès et d’utilisation des bases de données médico-Administratives. Cette mission préconise en outre une ouverture maitrisée des données de santé aujourd’hui réservée à l’administration, en ligne de mir se trouvent notamment la surconsommation médicamentuse. Mais le rapport précise que seule des données non sensibles pourraient être mise à disposition des données. Des données qui selon Le Monde, ne présenteraient que peu d’intérêt, le ministère de la santé ne désirant pas laisser à disposition d’acteurs extérieurs à la sphère public de données les données plus sensibles. Une commission constitué d'institutionels et d'industriels a été mise en place à la suite de ce rapport afin d'ouvrir le débat sur l'open data en France, ses résultats sont attenus pour Avril 2014

L’ouverture des données médicales ne devraient donc pas se faire sans restrictions, si certains affirment qu’il s’agit d’éviter les utilisations abusives, d’autres affirment qu’il pourrait s’agir d’une façon de maintenir l’opacité sur des sujets sensible, comme le réel coût du système de santé pour les finance de l’Etat. Pour Eric Verhaege ancien vice-président de l'APEC à lire sur le site Atlantico, le bloquage pourrait égallement venir des médecins de villes et des syndicats peu enclins à ce que leurs prescriptions se retrouvent analysées et comparées à une moyenne nationale, mais cette pratique aurait selon lui pu prévenir le scandale du médiator.


Télémedecine

La télémédecine est également un sujet délicat, bien que le suivi à distance pourrait permettrait un accompagnement plus systèmatique des patients, les barrières ici ne sont pas technologiques mais bien humains, selon plusieurs rapports seul 27% des docteurs proposeraient à leurs patiens des applications de e-santé et inversement, seuls 39% des patients seraient enclins à les utiliser. La crainte est à chercher du côté de la relation patient-médecin. La télémédecine fait apparaître la notion de patient conecté, capable de mieux prendre en charge sa maladie et de mieux intéragir avec son médecin bien que cela soulève des craintes concernant l'automédication et la validation de l'information

La télémédecine a égallement un rôle à jouer dans les pays en développement, il est plus facile de s'installer dans un système peut structuré. Un chercheur du MIT explique comment le téléphone portable peut changer le système de soin en Afrique. Car cela fait bien longtemps que le nombre de ligne mobile surpasse le nombre de ligne fixe, et un africain sur six possède aujourd'hui un téléphone portable formant un gigantesque réseau de capteur bon marché permettant d'avoir une bonne images de l'état des lieux globale de la santé du continent :

La société Qualcomm a dévoilé une box installée à domicile récoltant les données de santé de toute la famille pour ensuite les mettre à disposition de médecins pour l'intermédiaire d'un cloud spécifique. La médecine de demain fera en sorte de vous gardez en bonne santé plutôt que de vous soigner quand vous êtes malade résume John Halamka professeur à la Harvard Medical School. 

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