[Technoference] De l'open courseware aux moocs : enjeux de l'e-education

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25 septembre 2014, plus de 100 personnes sur plusieurs sites en Bretagne et Pays de la Loire étaient réunies autour d'un thème identifié comme prioritaire dans le cadre de la phase 3 d'Images & Réseaux : l'éducation numérique. Enjeux, perspectives, compétences disponibles  et acteurs économiques, l'ensemble de la chaîne de valeur a été passé au peigne fin

Yannig Raffenel, Directeur éditorial et pédagogique d’Open Classrooms introduit la technoférence #EEducation du 25 septembre avec un constat : avec l’invention du timbre postale, les cours ont pu être envoyés à l’autre bout du monde, inventant ainsi l’ « open university ». Des acteurs comme le CNED voient le jour. Puis est arrivé le e-learning, la formation ouverte à distance, l’autoformation, … Les concepts émergents ont fait apparaître la question de l’accompagnement des apprenants qui se forment à leur rythme avec deux problématiques : l’individualisation et la personnalisation. Dans les années 2000 arrive le partage du savoir, le collaboratif avec ce que l’on appelle l’Open courseware. Les contenus sont produits en collaboratif, sous creativecommons avec un partage du savoir communautaire, … Car soyons en sûr, « la dimension sociale est la clé de l’e-éducation. C’est dur d’être seul devant une formation. L’accompagnement est une question centrale ». Dernier phénomène en date, le social Learning. « On se rend compte que apprendre, ce n’est pas que du descendant. Aujourd’hui on a besoin d’avoir des outils pour accélérer la motivation, avec des ressources plus simples, avec des interactions plus poussées pour permettre aux gens d’apprendre en mode communautaire » explique Yannig Raffenel. Les Moocs apparaissent au croisement de l’e-learning et du social Learning. Ils sont ouverts à tous, chacun maîtrise sa vitesse d’apprentissage, avec des systèmes d’évaluation pour avoir des points de repères sur l’apprentissage. « Il faut en moyenne 500 personnes pour que la dimension sociale du MOOC fonctionne. De gros volume, une logique d’industrialisation, et un modèle économique sont indispensables pour que les MOOC s’installent en France. Il faut pouvoir rémunérer les gens qui apportent leur expertise » conclut Yannig Raffenel. 

De son côté, Christophe Lobert de chez GNFA, est revenu sur l’idée que l’e-éducation a changé la donne et implique pour les formateurs de travailler autrement avec une remise en question des pédagogies. « Avec l’e-éducation on fait du collaboratif avec des interfaces différentes. L’intégration notamment des tablettes dans le présentiel permet également de faire d’autres choses. On ne met pas du papier sur une tablette. »  GNFA apporte des services sur l’ensemble de la chaîne de valeur, de la production de contenu, à la diffusion en passant par les services informatiques. Avec une problématique de taille : le rythme des innovations. « Aujourd’hui les innovations vont tellement vite qu’on n’a plus le temps de former les formateurs » expliquer Christophe Lobert. « Si la e-éducation nous permet de diffuser rapidement, encore faut-il pouvoir produire rapidement. Mais cela a un coût ». Emergent alors 3 grandes tendances : le rapid Learning, l’immersion 3D temps réel qui augmente le spectre du savoir-être, savoir-faire, et la classe virtuelle pour être ensemble. 

Ainsi Serge Garlatti propose un panorama des laboratoires de recherche impliqués sur cette thématique sur l’ensemble de la chaine de valeur. De leur côté, les entreprises Regards et Eliga ont fait un focus sur leurs produits dédiés à ce marché et plus spécifiquement à l’apprentissage immersif et à la salle de classe virtuelle.

La technoférence est aussi l’occasion de présenter ou de représenter des projets de R&D collaborative labellisés par le pôle. Script & Go et le projet IntuiScript dont nous vous parlions ici même il y a quelques semaines, ou le projet Virtualiteach qui amène  la réalité virtuelle dans l’enseignement traditionnel grâce à une plateforme logicielle et matérielle.  Le réseau Orphéee est également un des projets collaboratifs structurant pour la filière e-éducation du grand Ouest dans la mesure où l’objectif est de constituer une communauté afin d'accroître les compétences de recherche de la communauté française, de mieux intégrer les laboratoires de recherche et construire l'articulation des résultats de recherche des différents partenaires et donc de capitaliser sur les thématiques fortes de la communauté pour renforcer son leadership international.

La centaine de présents ressort ainsi convaincus des potentiels marchés que représente l’éducation numérique et avec une meilleure visibilité sur l’ensemble de la chaîne de valeur et des acteurs associés. 

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