BBright mise sur la rupture technologique

Retour au blog

Développer en avance de phase et être prêt quand le marché décolle. Telle est la stratégie de la startup rennaise BBright qui fait de l'encodage vidéo au standard HEVC son premier cheval de bataille. Elle cible les industries de la vidéo et du cinéma à l'échelle mondiale et fait partie des 18 pépites sélectionnées pour représenter la French Tech à Las Vegas lors du prochain Consumer Electronics Show.

BBright a choisi de s'installer en Bretagne "parce que c'est là que se trouve l'expertise". Pour Guillaume Arthuis, président de la société, ce choix allait de soi : "Nous visons deux marchés : l'encodage vidéo et la projection vidéo par laser. Et le meilleur endroit pour développer cela, c'est Rennes."

Créée en septembre 2013, la société a d'abord concentré ses efforts sur ce qui sera "le premier étage de la fusée" : l'encodage vidéo pour l'Ultra Haute Définition. Le monde de la vidéo est rythmé par des cycles qui associent qualité d'image, supports et standard de compression. On a ainsi connu la définition standard et le DVD avec MPEG2, puis la haute définition et le Blu-ray avec MPEG4.

Aujourd'hui, un nouveau cycle se dessine, qui permettra de transporter des images 4k ou Ultra HD sur un canal IP, par la TNT ou le satellite grâce à un nouveau standard "beaucoup plus efficace" : le HEVC (High Efficiency Video Coding). Cette norme, finalisée depuis janvier 2013, est pressentie pour être le standard de la prochaine décennie.

Accompagner le déploiement de l'Ultra HD

"L'idée, c'est de se positionner en spécialiste du HEVC avec des produits, matériel et logiciel, à très haute qualité d'innovation". Pour l'instant, le marché est balbutiant "mais il sera mondial". BBright cible les opérateurs, chaînes de télévision et diffuseurs de contenus qui, les premiers, feront le pas vers l'Ultra Haute Définition. "La transition est coûteuse car elle ne se limite pas aux décodeurs ou aux téléviseurs. C'est toute la chaîne de production et de distribution de contenus qu'il faut faire évoluer, ce qui représente des investissements massifs."

Les premiers contacts sont en Asie du Sud-Est, la zone du globe "la plus active sur le sujet". C'est également là que se trouvent les fabricants d'écrans qui "poussent vers l'Ultra HD" dans laquelle ils voient un relais de croissance pour les prochaines années. BBright y a rapidement trouvé un réseau de distribution.

Un laser pour le cinéma

L'autre technologie développée par BBright vise le plus long terme. Elle consiste à "remplacer les ampoules des projecteurs par des lasers". Selon Guillaume Arthuis, l'arrivée du numérique a grandement facilité la projection en salle. Mais il reste un point complexe à solutionner, ces fameuses ampoules qu'il faut changer régulièrement et qui occasionnent des surcoûts de maintenance. Par ailleurs, les projecteurs à LED n'offrent pas la qualité de lumière et la puissance requises par le cinéma en salle ou l'événementiel.

Le projecteur laser serait "la solution que le marché attend". Aux avantages multiples : une durée de vie de plus de 5 ans "magique pour les exploitants", moins de consommation d'énergie, une ventilation réduite, et la possibilité de distribuer la source de lumière par fibre optique dans plusieurs salles… Reste à mettre au point ces sources lasers dont le coût sera "compatible avec le marché". BBright s'y emploie activement.

Las Vegas en janvier

L'actualité de la startup est à la commercialisation de ses premiers produits d'encodage vidéo. "Nous avons constitué une belle équipe, de 11 personnes, avec des collaborateurs vraiment experts de leurs domaines et dès le départ une composante marché. Nous voulions absolument éviter l'erreur classique de la startup qui reste focalisée sur sa R&D. Notre objectif est de commercialiser au plus vite pour atteindre l'équilibre et autofinancer nos futurs développements."

La participation de BBright au CES de janvier 2015, parmi les meilleures startups mondiales de l'Eureka Park, contribuera à renforcer sa notoriété.

L'équipe BBright. Tout à droite, Guillaume Arthuis.

Plus sur www.bbright.com

Retour au blog

Ajouter un commentaire