Comment j'ai monte ma startup dans les objets connectes ?

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Se lancer dans l’internet des objets est-il plus compliqué que lancer une startup dans un autre secteur ? Peut-on coller au mythe du démarrage dans son garage ? Du prototype à la production et à la recherche de financement, quel est le parcours de ces leaders de l’objet connecté ?Autant de questions et bien d’autres auxquelles Yann Mac Garry (TICATAG), Paul Raguin (EOLANE), et Nicolas Garabedian (Anaro Group)ont tenté de répondre lors de la première soirée co-organisée par Images & Réseaux et Atlantic 2.0 sur les objets connectés (cycle de 3 événements).

Car les objets connectés on en parle véritablement depuis 5-6 ans et tous les jours il y autant d’objets connectés qui naissent que ceux qui meurent faute d’avoir trouvé leur marché. Alors pourquoi aujourd’hui ?

Pour Paul Raguin depuis une 30aine d’année il y a eu plusieurs étapes. Le monde du logiciel s’est déployée, les générations se sont construites autour des usages, et comme le confirme également Nicolas Garabedian, l’informatique et l’embarqué se sont démocratisés. Le public a compris que l’on pouvait faire des choses simplement et la technologie a suivi avec la miniaturisation des puces. « Les objets connectés sont possibles aujourd’hui car les technologies sont là », confie Yann Mac Garry.

Les objets connectés sont-ils tous porteurs de sens ?

Les 3 intervenants s’accordent à dire que dans tous le cas c’est le public qui fait son choix sur ce qui fait sens ou pas. L’objet ne fait que « révéler la potentialité de répondre à un besoin latent » (Paul Raguin). Avec de gros enjeux comme celui de récolter de la donnée. Car une chose est certaine, ce qui fait sens dans l’objet connecté c’est que l’on pourra faire avec les données récoltées.

Mais pour monter sa startup et réussir dans les objets connectés, durer 30 ans comme Eolane, l’idée ne suffit pas. Volodia Lepron qui anime cette table ronde ose la question : comment on avance ?

Une chose est sûre, il faut savoir prendre des risques et surtout bien s’entourer. L’élément clef est le time to market, car cela va vite, il faut être les premiers et pour cela s’appuyer sur des structures comme la futur maison des objets connectés à Angers pour maturer rapidement son idée.

Autre conseil, ne pas dissocier le hardware du soft. « Un projet d’objets connecté a besoin de la double compétence (électronique, ce qu’on embarque) et ensuite l’interaction » (Nicolas Garabedian). Il faut associer un design à un circuit, savoir comment on va le connecter avec des coûts varibales, …

Mais si l’on doit retenir une chose c’est « l’importance de créer un écosystème avec les bons partenaires » (Yann Mac Garry). De la recherche des financements au développement, la capacité à aller chercher des partenaires conseils de qualité qui crédibilisent le projet (pilotage, technique, juridique) est un levier essentiel.

Un avis sur le crowdfunding ?

Ticatag a financé sa première levée de fond avec kisskissbankbank. C’est le cas de beaucoup d’objets connectés. Quand on voit les performances aux Etats-Unis par exemple, on peut se demander quels sont les avantages de cette méthode ? Yann Mac Garry y voit beaucoup d’avantage, même si cela prend beaucoup de temps dans l’animation. On collecte de l’argent, on démontrer aux banquiers et investisseurs qu’il y a un public prêt à acheter, on créé une communauté de early adopters prêt à tester et on travaille en mode agile.

Une étape à ne pas négliger : la commercialisation

L’étape suivant est celle de la commercialisation.  Et là en fonction de son profil ce n’est pas toujours facile. Il s’agit de trouver les bons canaux de distributions, les bons partenaires, en prenant en compte la marge. Trouver le bon prix, la question doit être posé dès le début explique Paul Raguin. Et Nicolas Garabedian le confirme, trop souvent le développement et la technique prennent tout le budget et quand on arrive au moment de la commercialisation il ne reste plus rien. La commercialisation c’est 50% du travail. 

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