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40 ans de l’ENSSAT : quarante années d’innovation, d’excellence et d’ancrage industriel

Publié le 08/04/2026

Cette année, l’ENSSAT célèbre ses 40 ans. Depuis sa première promotion en 1989, l’école a su évoluer pour rester à la pointe des technologies et répondre aux besoins d’un monde industriel en perpétuelle mutation. Avec près de 400 étudiants aujourd’hui et une forte intégration à des laboratoires de recherche de renom, l’ENSSAT allie formation scientifique de haut niveau, innovation et lien étroit avec les entreprises. Retour sur quatre décennies d’expertise en informatique, photonique et systèmes numériques, et sur les défis qui façonnent son avenir.

L’Enssat fête cette année ses 40 ans : quel bilan tirez-vous de ces quatre décennies ?

L’Enssat est une école publique habilitée par le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche après avis de la Cti. Composante de l’Université de Rennes, l’Enssat est « École affiliée à l’Institut Mines-Télécom », elle est membre de :

  • la Conférence des Grandes Écoles (CGE)
  • la Conférence des Directeurs des Écoles Françaises d’Ingénieurs (CDEFI)
  • la Conférence des Directeurs des Grandes Écoles de Bretagne (CDGEB)
  • le Concours Mines-Télécom

Les 40 ans de l’Enssat (École Nationale Supérieure des Sciences Appliquées et de Technologie) sont marqués par une montée en puissance depuis 2010 environ, avec un nombre d’étudiants de près de 400 aujourd’hui.

Première promotion (1989) : 51

  • 15 en optronique
  • 18 en logiciel et systèmes inrformatique
  • 18 en électronique et informatique indutrielle

Dernière promotion diplômée (2025) : 122

  • 43 en informatique
  • 23 en informatique par apprentissage
  • 17 en photonique
  • 22 en systèmes numériques

Actuellement les laboratoires hébergés dans l’école (au nombre de 3 : Foton, Irisa, IETR, représentant 8 équipes) recense entre 40 et 50 doctorants.

Comment l’école a-t-elle fait évoluer ses formations pour rester en phase avec les besoins de l’industrie ?

Grâce à ses équipes d’enseignement et de recherche en relation constante avec les acteurs des milieux industriels, l’Enssat dote ses élèves-ingénieur·es de compétences et de savoir-faire à la pointe des technologies en informatique, photonique et systèmes numériques. Intégrant les enjeux de développement durable et les compétences en sciences humaines nécessaires à l’ingénieur·e, elle leur assure des opportunités de carrières passionnantes dans de nombreux secteurs d’activités à fort potentiel de croissance.

Outre l’anticipation de l’évolution naturelle des technologies, l’ENSSAT définit ses orientations stratégiques avec l’aide de son Conseil de perfectionnement, composé d’industriels.

Le profil de l’ingénieur ENSSAT a ainsi évolué au fil des années : il peut exercer en tant qu’ingénieur de recherche, ingénieur système ou ingénieur généraliste, dans les deux grands domaines de formation :  en informatique (au sens large, incluant les systèmes embarqués), ou en photonique.

Une réforme de la maquette pédagogique d’une formation d’ingénieur nécessite trois ans, soit la durée de cette formation. Les transformations se font donc sur cette échelle de temps.

Quelles sont aujourd’hui les grandes forces de l’Enssat en matière de formation ?

L’ENSSAT est ancrée dans le tissu économique, tant localement qu’à l’échelle nationale et internationale.

Depuis la rentrée 2024, l’Enssat propose (en partenariat avec  l’IUT Lannion) des parcours post-bac en cycle universitaire préparatoire aux grandes écoles (CUPGE).

En septembre 2025, une grande réforme a été mise en œuvre dans les filières informatique et systèmes numériques. Un système de majeures et de mineures permet aux étudiants de se spécialiser dans les métiers de l’informatique et du numérique, comme la cybersécurité, l’intelligence artificielle ou les systèmes embarqués.

Une formation d’ingénieur sous statut étudiant en photonique est proposée, et l’école propose également des formations en apprentissage ;

  • en informatique, avec deux parcours : cybersécurité et intelligence artificielle (IA), ou multimédia (ouverture prochaine du parcours IA en septembre 2026),
  • en photonique et électronique, dont la première promotion 2025 vient tout juste d’être diplômée.

Comment formation, recherche et innovation se nourrissent-elles mutuellement à l’Enssat ?

Tous nos étudiants bénéficient d’une exposition à la recherche. Ils côtoient au quotidien des enseignants-chercheurs, rejoignent les laboratoires lors de stages et projets.

Côté innovation et entrepreneuriat, nos élèves sont formé.e.s en gestion de projet, et sensibilisés à la propriété intellectuelle, ainsi qu’à la création d’entreprise, par le dispositif Pépite Bretagne.

Par ailleurs, l’ENSSAT entretient des relations étroites avec le monde industriel, tant dans le cadre de la formation que de la recherche.

Les enseignants-chercheurs eux-mêmes participent à des projets de recherche collaboratifs avec des entreprises, au sein de trois laboratoires hébergés sur le campus de l’école : l’IRISA, l’Institut Foton et l’IETR. Ces projets peuvent mener à des dépôts de brevets, création ou développement d’entreprises.

Ces interactions peuvent se développer dans le cadre de programmes de recherche européens, nationaux (ANR, Equipex, PIA, etc.), ou régionaux (laboratoire commun LabOptic avec le LabSticc, l’Institut Foton et Orange, ou encore IDEMO …). Les étudiants bénéficient de cette dynamique.

Notons que certaines entreprises ont des liens puissants et historiques avec l’ENSSAT : leurs fondateurs et/ ou de nombreux cadres sont diplômés de l’ENSSAT : Lumibird, Oxxius, IDIL, Feichter Electronics, etc.

A titre d’exemple :

  • Orange (148 dans la base des anciens)
  • Thales (62 dans la base des anciens)
  • Nokia  (85 dans la base des anciens)

En quoi les liens avec les entreprises sont-ils structurants pour l’école ?

La raison d’être d’une école d’ingénieurs est de former des ingénieurs destinés à l’écosystème industriel, incluant la recherche, l’innovation et le développement.

L’école, garante d’un socle scientifique et technique solide, doit donc être aussi en phase avec les besoins actuels et anticiper les évolutions technologiques et sociétales. Ces évolutions peuvent dessiner en pleine conscience des nécessités des transitions : énergétique, climatique, et de la responsabilité sociétale.

Quels grands défis l’école veut-elle relever dans les années à venir ?

Un défi immédiat est d’incorporer l’usage de l’IA de manière raisonnée dans le métier et le profil de l’ingénieur·e formé·e.

A rebours des prévisions alarmistes, nous pensons que la valeur ajoutée de l’ingénieur·e réside dans sa conscience large des technologies et des enjeux sociétaux, et sa large capacité à travailler dans des modes collaboratifs.

Ces compétences, alliées à une solide formation scientifique de base, est la garantie que nos ingénieur·es formé·es sauront s’adapter dans une société qui ne cessera d’évoluer.

Paradoxalement, le grand défi des écoles d’ingénieurs est d’accroître le nombre d’ingénieurs dans un contexte de démographie défavorable. Cela implique notamment de féminiser la profession.