Jusqu'au 31/10/2025
L’actualité récente a permis au grand public de prendre connaissance de faits avérés de désinformation à grande échelle opérés par des puissances hostiles à la France. Ceci illustre concrètement les opérations d’influences étrangères malveillantes. Elles sont au cœur de menaces hybrides impactant, entre autres, le processus démocratique et l’économie dans un monde de moins en moins polarisé et de plus en plus en plus fracturé.
C’est pourquoi, L’Agence nationale de la recherche et l’Agence de l’innovation de défense (AID) lancent un appel à projets ASTRID thématique sur le développement de solutions concourantes à la résistance des concitoyens à la désinformation. Par cet appel à projet, les Agences appellent la communauté académique à proposer des projets de recherche d’intérêt civil et défense qui permettront d’une part d’identifier des leviers dans la sphère privée ou publique concourants à l’augmentation de la résistance à la désinformation, d’autre part de définir les outils et méthodes nécessaires à l’activation de ces leviers, et enfin de construire les indicateurs permettant d’en mesurer les effets.
L’appel ASTRID Résistance a pour objectif de financer des projets proposant des solutions, contremesures, méthodes et autres outils destinés à améliorer et à accroître la résistance des citoyens face aux influences étrangères.
Ces projets devront déployer des approches originales, innovantes et pluridisciplinaires, autour de thématiques telles que :
Ainsi en rapport avec ces thèmes, les projets devront :
Type de recherche : le programme ASTRID est spécifiquement dédié aux recherches à caractère civil et militaire. Les travaux peuvent relever d’une « recherche fondamentale » ou d’une « recherche industrielle7 ».
Maturité des travaux : la maturité des travaux en fin de projet doit correspondre à des niveaux de SRL 4 à 5 sur l’échelle SRL (voir Annexe 3 : Echelle des SRL (Societal Readiness Level)).
Durée des projets : la durée des projets est comprise entre 18 et 36 mois.
Moyens demandés : le montant maximal de l’aide allouée aux Bénéficiaires doit être inférieur ou égal à 400 k€ par projet(tous bénéficiaires confondus).
Frais d’environnement : l’AID étant le financeur à 100% de cet appel à projets, les préciputs (frais d’environnement forfaitisés) des bénéficiaires à coût marginal ne seront pas appliqués pour cette édition 2025 (dérogation au Règlement relatif aux modalités d’attribution des aides de l’ANR).
Frais de thèse : les frais de thèse affectés au projet sont éligibles. A noter que le présent appel à projets n’a pas vocation à se substituer aux appels à projets pour des thèses du Ministère des Armées. Un projet ASTRID ne pourra pas consister uniquement en un financement d’une thèse doctorale.
Le consortium doit être constitué d’au moins une entité publique française (y compris les opérateurs sous tutelle du Ministère des Armées et hors structures organiquement dépendantes du Ministères des Armées) dont l’objet est d’exercer des activités de recherche, développement innovation ou formation. Les consortium peuvent par ailleurs inclure parmi les partenaires des Entreprises.
Coordinateur / Coordinatrice scientifique : Un même coordinateur ou une même coordinatrice scientifique ne peut pas assurer la coordination de plusieurs propositions de projet déposées dans le cadre de cet appel à projets. Les propositions déposées dans cet appel à projets par le même coordinateur ou la même coordinatrice seront déclarées inéligibles.
Un coordinateur ou une coordinatrice d’un projet ASTRID (ou ASTRID thématique) sélectionné à l’édition 2024 ou 2025 ne peut soumettre en tant que coordinatrice ou coordinateur un projet de cet appel. Cette personne peut néanmoins être responsable scientifique d’un partenaire ou participer à un projet de cet appel à projets.
Conditions propres aux entreprises : L’aide est attribuée à des Entreprises autonomes et indépendantes, ayant leur siège social réel au sein d’un État de l’Union européenne et un établissement ou une succursale en France. L’ANR pourra, en cours de réalisation du projet, effectuer toutes vérifications nécessaires pour s’assurer du respect des conditions précitées, notamment au vu de son éventuel contrôle (ou changement de contrôle) exercé par une autre entité hors territoire de l’Union européenne.